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Luc Benito, directeur et Laurence Recchia, coordinatrice générale Luc Benito, directeur et Laurence Recchia, coordinatrice générale
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Luc Benito et Laurence Recchia, le FiMé part en voyage... Luc Benito et Laurence Recchia, le FiMé part en voyage...
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Luc Benito et Laurence Recchia, le FiMé part en voyage...

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Du 09.11 au 18.11 - 14e Edition du FiMé - Lieux divers

 

En un peu moins de quinze ans, le FiMé s’est imposé comme un festival référence de l’aire toulonnaise. Son projet osé est de promouvoir les ciné-concerts : un groupe qui joue en direct de la musique pour accompagner un film de cinéma muet, plus ou moins connu. Luc, amoureux du cinéma, dirigeant par ailleurs l’association Les Petits Ecrans, nous détaille sa programmation.

 

Comment est né le FiMé ?
Le Festival International des Musiques d’Écran a été créé en 2005 avec Laurence Recchia. Nous étions tous deux musiciens et cinéphiles, et souhaitions monter des spectacles autour de musiques de films. Nous avons pensé à un festival de ciné-concert, c’était plus intéressant que de simples musiques de films. Nous souhaitions faire redécouvrir des films que peu connaissaient, et revaloriser un domaine parfois déconsidéré. C’était la première version du cinéma, où il ne manquait rien, et non une version réduite du cinéma parlant. Des musiciens jouaient pendant le film. D’un point de vue musical, nous voulions créer une musique pour l’occasion. Tout festival qui se crée a un intérêt, il montre quelque chose qu’on ne montre pas ailleurs. La collectivité a été sensible à ce pari, qui paraissait très audacieux, c’était également un pari fait par les élus. Dès la deuxième édition, nous avons créé le concept de films d’hier sur des musiques d’aujourd’hui : du jazz, du rock, des musiques du monde, de la musique électronique. On dit que les musiciens accompagnent le film, mais pour moi les musiciens accompagnent plutôt le public vers le film, les orientent.

C’est un pari également cette diversité de lieux...
Nous sommes partis du principe que c’était une forme de spectacle difficile à défendre. En restant cinq ou six jours dans une même ville, nous n’étions pas sûrs d’attirer du monde tous les jours. Cela permettait aussi d’aller à la rencontre de différents publics. Notre chance a été que l’agglomération était en train de se structurer et nous étions un des premiers projets sur ses villes. Les lieux étaient très variés. De même nous ne nous sommes pas cantonnés à un seul style musical. On avait la chance d’avoir des lieux polyvalents. C’est contraignant de changer de lieux tous les jours, mais c’est un gage d’ouverture au public. Cela permet de mieux promouvoir le ciné-concert.

Comment trouves-tu ta programmation cette année ?
Chaque année je prends une thématique, qui me permet de choisir des films : cette année c’est le voyage, donc il y a beaucoup de documentaires, qui nous renvoient aussi à l’origine du cinéma, qui a commencé avec les frères Lumière sous forme d’images du monde. Nous avons de sublimes documentaires : “Chang”, que nous proposons au Liberté, par les réalisateurs de “King Kong”; “Grass” à la Villa Noailles; un film de Murnau, “Tabou”, au Royal, son dernier film, filmé en Polynésie française et co-réalisé par Robert Flaherty (“Nanouk l’esquimau”); “L’homme d’Aran”, un autre Flaherty, fait l’ouverture, accompagné par Hifiklub. Nous voyageons en Irlande, en Thaïlande, en Perse, avec les “Marins de France” dans le cadre de la commémoration de l’armistice de 14-18, qui sera accompagné par l’orchestre La Musique des Equipages de la Flotte, basé à Toulon, avec un récitant Charles Berling. Le choix des musiciens s’est imposé de lui-même, avec des explorateurs de la musique, Hifiklub avec Mike Cooper, une légende des musiques improvisées mais aussi ethniques; Christine Ott qui accompagne “Tabou” au piano et aux ondes Martenot, elle est assez renommée et a notamment accompagné Radiohead ou Yann Tiersen; le collectif Arfi (association à la recherche d’un folklore imaginaire), expert du ciné-concert et musiques du monde; Isabelle Courroy en Musiques du monde, et bien sûr les ciné-concerts à l’Opéra qui sont incontournables, avec l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon.

 

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Du 09.11 au 18.11 - 14e Edition du FiMé - Lieux divers

 

En un peu moins de quinze ans, le FiMé s’est imposé comme un festival référence de l’aire toulonnaise. Son projet osé est de promouvoir les ciné-concerts : un groupe qui joue en direct de la musique pour accompagner un film de cinéma muet, plus ou moins connu. Luc, amoureux du cinéma, dirigeant par ailleurs l’association Les Petits Ecrans, nous détaille sa programmation.

 

Comment est né le FiMé ?
Le Festival International des Musiques d’Écran a été créé en 2005 avec Laurence Recchia. Nous étions tous deux musiciens et cinéphiles, et souhaitions monter des spectacles autour de musiques de films. Nous avons pensé à un festival de ciné-concert, c’était plus intéressant que de simples musiques de films. Nous souhaitions faire redécouvrir des films que peu connaissaient, et revaloriser un domaine parfois déconsidéré. C’était la première version du cinéma, où il ne manquait rien, et non une version réduite du cinéma parlant. Des musiciens jouaient pendant le film. D’un point de vue musical, nous voulions créer une musique pour l’occasion. Tout festival qui se crée a un intérêt, il montre quelque chose qu’on ne montre pas ailleurs. La collectivité a été sensible à ce pari, qui paraissait très audacieux, c’était également un pari fait par les élus. Dès la deuxième édition, nous avons créé le concept de films d’hier sur des musiques d’aujourd’hui : du jazz, du rock, des musiques du monde, de la musique électronique. On dit que les musiciens accompagnent le film, mais pour moi les musiciens accompagnent plutôt le public vers le film, les orientent.

C’est un pari également cette diversité de lieux...
Nous sommes partis du principe que c’était une forme de spectacle difficile à défendre. En restant cinq ou six jours dans une même ville, nous n’étions pas sûrs d’attirer du monde tous les jours. Cela permettait aussi d’aller à la rencontre de différents publics. Notre chance a été que l’agglomération était en train de se structurer et nous étions un des premiers projets sur ses villes. Les lieux étaient très variés. De même nous ne nous sommes pas cantonnés à un seul style musical. On avait la chance d’avoir des lieux polyvalents. C’est contraignant de changer de lieux tous les jours, mais c’est un gage d’ouverture au public. Cela permet de mieux promouvoir le ciné-concert.

Comment trouves-tu ta programmation cette année ?
Chaque année je prends une thématique, qui me permet de choisir des films : cette année c’est le voyage, donc il y a beaucoup de documentaires, qui nous renvoient aussi à l’origine du cinéma, qui a commencé avec les frères Lumière sous forme d’images du monde. Nous avons de sublimes documentaires : “Chang”, que nous proposons au Liberté, par les réalisateurs de “King Kong”; “Grass” à la Villa Noailles; un film de Murnau, “Tabou”, au Royal, son dernier film, filmé en Polynésie française et co-réalisé par Robert Flaherty (“Nanouk l’esquimau”); “L’homme d’Aran”, un autre Flaherty, fait l’ouverture, accompagné par Hifiklub. Nous voyageons en Irlande, en Thaïlande, en Perse, avec les “Marins de France” dans le cadre de la commémoration de l’armistice de 14-18, qui sera accompagné par l’orchestre La Musique des Equipages de la Flotte, basé à Toulon, avec un récitant Charles Berling. Le choix des musiciens s’est imposé de lui-même, avec des explorateurs de la musique, Hifiklub avec Mike Cooper, une légende des musiques improvisées mais aussi ethniques; Christine Ott qui accompagne “Tabou” au piano et aux ondes Martenot, elle est assez renommée et a notamment accompagné Radiohead ou Yann Tiersen; le collectif Arfi (association à la recherche d’un folklore imaginaire), expert du ciné-concert et musiques du monde; Isabelle Courroy en Musiques du monde, et bien sûr les ciné-concerts à l’Opéra qui sont incontournables, avec l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon.

 

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