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Lune Apache, Onironautes Lune Apache, Onironautes
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Lune Apache, Onironautes

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Nous l’avions interrogé il y a quelques temps pour la sortie de son premier EP remarqué avec sa formation Lune Apache  : « Nébuleuse ». Cette fois-ci Anthony Herbin, le revestois de nationalité (!), nous revient avec l’album complet : « Onironautes ». Nous lui avons demandé de nous livrer ses impressions sur chaque morceau.

 

1. Intro : A l’heure où la musique s’écoute en playlist, sautant d’un artiste à l’autre, s’offrir une intro dans un album c’est prendre le temps de se mettre en condition pour s’ouvrir à l’expérience. Celles et ceux qui souhaiteront embrasser l’album dans son intégralité, comme une œuvre artistique à part entière, sauront apprécier ces préliminaires.
2. Onironautes : « Les voyageurs du rêve » : Si le rêve est un processus naturel faisant revivre parfois de manière fantasque les événements diurnes vécus afin de les filtrer pour ne garder en mémoire que ce qui sera intéressant pour nous, c’est aussi un état de conscience modifié pendant lequel nous pouvons aller à l’encontre de nous-mêmes, affronter nos pires démons, sublimer notre réalité et à chaque fois en ressortir grandi. Ces expériences sont similaires à celles faites sous méditation ou bien sous psychotropes. Ce morceau fait aussi référence à l’usage de l’acide dans les sixties.
3. Bardo : Si les bouddhistes ne connaissent peut-être pas Brigitte ils connaissent en revanche bien le Bardo, état transitoire entre la mort et la réincarnation.
4. Nébuleuses : Un homme est sur son lit de mort, il sait qu’il va faire le grand saut, celui de quitter la matière pour aller vers l’inconnu et il fait le bilan de sa vie : le chemin qu’il a emprunté, les erreurs qu’il a pu faire, les souffrances qu’il a pu endurer, tout ceci il en est fier. Il réalise qu’il ne changerait rien à son passé car tout n’était là que pour mieux le préparer à sa propre mort et à la possibilité de partir en paix. Nous sommes toujours au bon endroit au bon moment, les expériences difficiles à traverser sont aussi là pour dénouer un futur plus heureux.
5. L’apesanteur : Une chanson sur le désir, celui qui brûle, le désir fou au point de vouloir se dé-personnifier pour entrer en symbiose avec l’autre.
6. Légendes païennes : Chanson faisant référence à la magie, au mystique, au chamanisme ou à l’hindouisme. L’indigo étant la couleur du sixième chakra représentant la perception, l’intuition, la pleine conscience, la chanson se fait elle-même mantra destiné à le stimuler et raconte l’unité de l’individu et de son âme.
7. Eko : Ode à ma guitare folk 12 cordes de marque Eko qui date de 1967, selon moi la plus belle année que le monde moderne ait connu, enregistré un soir d’insomnie de l’été 2018.
8. Les persiennes : Déguisé en histoire de d’amour, ce texte parle de notre façon de regarder parfois la vie danser devant nous au travers de persiennes, une vision limitée sous un angle limité, l’observation du monde depuis une position craintive et en retrait.
9. Funambules : Une histoire d’amour regardée à travers un kaléidoscope.
10. Le monologue de Jane : Jane est la fille du bassiste du groupe, Sébastien. Du haut de ses huit ans, elle récite une histoire complètement psychédélique sur les lettres de l’alphabet personnifiées.

Album de Lune Apache


Discipline: Articles, Musique,



Catégories : Articles, Musique,

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Nous l’avions interrogé il y a quelques temps pour la sortie de son premier EP remarqué avec sa formation Lune Apache  : « Nébuleuse ». Cette fois-ci Anthony Herbin, le revestois de nationalité (!), nous revient avec l’album complet : « Onironautes ». Nous lui avons demandé de nous livrer ses impressions sur chaque morceau.

 

1. Intro : A l’heure où la musique s’écoute en playlist, sautant d’un artiste à l’autre, s’offrir une intro dans un album c’est prendre le temps de se mettre en condition pour s’ouvrir à l’expérience. Celles et ceux qui souhaiteront embrasser l’album dans son intégralité, comme une œuvre artistique à part entière, sauront apprécier ces préliminaires.
2. Onironautes : « Les voyageurs du rêve » : Si le rêve est un processus naturel faisant revivre parfois de manière fantasque les événements diurnes vécus afin de les filtrer pour ne garder en mémoire que ce qui sera intéressant pour nous, c’est aussi un état de conscience modifié pendant lequel nous pouvons aller à l’encontre de nous-mêmes, affronter nos pires démons, sublimer notre réalité et à chaque fois en ressortir grandi. Ces expériences sont similaires à celles faites sous méditation ou bien sous psychotropes. Ce morceau fait aussi référence à l’usage de l’acide dans les sixties.
3. Bardo : Si les bouddhistes ne connaissent peut-être pas Brigitte ils connaissent en revanche bien le Bardo, état transitoire entre la mort et la réincarnation.
4. Nébuleuses : Un homme est sur son lit de mort, il sait qu’il va faire le grand saut, celui de quitter la matière pour aller vers l’inconnu et il fait le bilan de sa vie : le chemin qu’il a emprunté, les erreurs qu’il a pu faire, les souffrances qu’il a pu endurer, tout ceci il en est fier. Il réalise qu’il ne changerait rien à son passé car tout n’était là que pour mieux le préparer à sa propre mort et à la possibilité de partir en paix. Nous sommes toujours au bon endroit au bon moment, les expériences difficiles à traverser sont aussi là pour dénouer un futur plus heureux.
5. L’apesanteur : Une chanson sur le désir, celui qui brûle, le désir fou au point de vouloir se dé-personnifier pour entrer en symbiose avec l’autre.
6. Légendes païennes : Chanson faisant référence à la magie, au mystique, au chamanisme ou à l’hindouisme. L’indigo étant la couleur du sixième chakra représentant la perception, l’intuition, la pleine conscience, la chanson se fait elle-même mantra destiné à le stimuler et raconte l’unité de l’individu et de son âme.
7. Eko : Ode à ma guitare folk 12 cordes de marque Eko qui date de 1967, selon moi la plus belle année que le monde moderne ait connu, enregistré un soir d’insomnie de l’été 2018.
8. Les persiennes : Déguisé en histoire de d’amour, ce texte parle de notre façon de regarder parfois la vie danser devant nous au travers de persiennes, une vision limitée sous un angle limité, l’observation du monde depuis une position craintive et en retrait.
9. Funambules : Une histoire d’amour regardée à travers un kaléidoscope.
10. Le monologue de Jane : Jane est la fille du bassiste du groupe, Sébastien. Du haut de ses huit ans, elle récite une histoire complètement psychédélique sur les lettres de l’alphabet personnifiées.

Album de Lune Apache