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Macka B. - Un esprit sain dans un corps sain.

Macka B. - Un esprit sain dans un corps sain.

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Un esprit sain dans un corps sain, proverbe bien connu et pourtant si peu appliqué. Macka B nous encourage à prendre soin de nous et de notre entourage, en chansons. Avec son phrasé dansant et aiguisé par quarante années de toasting, le britannique nous présentera son vingt et unième album : « Health is Wealth » pour ambiancer la foule du Festival de Néoules.

Vous posez votre voix aussi bien sur des samples de titres de l’âge d’or du Reggae ou de nouveaux sons Dub digital, que sur des compositions originales. Quelle est votre préférence ?

Je me sens à l’aise dans tous les types de formation. J’ai commencé la musique très jeune, en prenant le micro dans des soirées sound system. Dans le même temps je jouais dans des groupes. Depuis, j’ai gardé cette polyvalence. Mon choix va souvent dépendre du message que j’ai envie de faire passer. Mais pour moi le plus important reste les performances en live avec mon groupe. Nous avons besoin de musiciens, même lorsque l’on crée des riddims digitaux... Ils nous montrent comment se construit la musique, nous font vivre une expérience complète. Grâce à eux, on sent la vibe, on se laisse emporter par la magie de l’instant, en communion avec le public et on crée des choses jamais faites auparavant.

Votre dernier album se traduirait par « La richesse c’est la santé ». Depuis quand accordez-vous une telle importance à cette hygiène de vie ?

Je suis devenu Rasta à l’âge de seize ans. Le mouvement Rastafari enseigne le mode de vie « Ital », qui veut dire naturel, basé sur les plantes et les végétaux : les aliments qui ont de l’énergie vivante en eux. Durant des années, partout où j’allais, les promoteurs étaient perdus quand je refusais de manger la viande, le poisson et le fromage qu’ils me proposaient. J’en ai fait une chanson : « Wah me Eat ». Elle est devenu virale et je suis ainsi devenu un ambassadeur de la communauté vegan au Royaume-Uni. Devenant de plus en plus populaire, mes enfants m’ont conseillé de me mettre aux réseaux sociaux. C’est comme cela que j’ai commencé à faire les vidéos « Medical Monday » et « Wah Me Eat Wednesday » dans lesquels je chante les bienfaits des fruits, légumes et autres plantes. Certaines, comme « Cucumber » (concombre) ont été partagées par des personnalités, telle que Naomi Campbell, et ont atteint des centaines de millions de vues !

Quelles sont les autres thématiques que vous abordez dans l’album ?

Dans « Natural Herb », je parle de la ganja et de ses bienfaits. Nous souhaitons que l’herbe soit naturelle et non pas chimique. Pendant longtemps, on disait que nous, rastas, fumions l’herbe comme une drogue, et que nous la défendions sans savoir de quoi on parlait. Aujourd’hui, le monde se réveille et se rend compte de ses vertus médicinales. Dans « Legendary Reggae Icon » je rends hommage à tous les grands chanteurs de Reggae qui font vibrer le monde depuis cinquante, voire soixante ans ! Dans « Gangster », je m’adresse aux jeunes générations. De nos jours, la violence et des valeurs morales erronées sont encensées par la musique et la télévision. Je leur rappelle qu’ils ne sont pas obligés de suivre ces exemples qu’ils voient dans les médias. Le Reggae est une musique rebelle. Le système n’aime pas les messages positifs. Il pousse à la violence, à l’égoïsme… Aujourd’hui, dans ces temps sombres, il est important de trouver des solutions à nos problèmes. Le Reggae est une musique faite pour le peuple. Nous devons être sa voix, être l’étincelle qui permette aux gens d’allumer leur propre feu. Le Reggae a encore un bel avenir devant lui et un grand rôle à jouer dans le monde.

 


Discipline: Articles, Musique,



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Un esprit sain dans un corps sain, proverbe bien connu et pourtant si peu appliqué. Macka B nous encourage à prendre soin de nous et de notre entourage, en chansons. Avec son phrasé dansant et aiguisé par quarante années de toasting, le britannique nous présentera son vingt et unième album : « Health is Wealth » pour ambiancer la foule du Festival de Néoules.

Vous posez votre voix aussi bien sur des samples de titres de l’âge d’or du Reggae ou de nouveaux sons Dub digital, que sur des compositions originales. Quelle est votre préférence ?

Je me sens à l’aise dans tous les types de formation. J’ai commencé la musique très jeune, en prenant le micro dans des soirées sound system. Dans le même temps je jouais dans des groupes. Depuis, j’ai gardé cette polyvalence. Mon choix va souvent dépendre du message que j’ai envie de faire passer. Mais pour moi le plus important reste les performances en live avec mon groupe. Nous avons besoin de musiciens, même lorsque l’on crée des riddims digitaux... Ils nous montrent comment se construit la musique, nous font vivre une expérience complète. Grâce à eux, on sent la vibe, on se laisse emporter par la magie de l’instant, en communion avec le public et on crée des choses jamais faites auparavant.

Votre dernier album se traduirait par « La richesse c’est la santé ». Depuis quand accordez-vous une telle importance à cette hygiène de vie ?

Je suis devenu Rasta à l’âge de seize ans. Le mouvement Rastafari enseigne le mode de vie « Ital », qui veut dire naturel, basé sur les plantes et les végétaux : les aliments qui ont de l’énergie vivante en eux. Durant des années, partout où j’allais, les promoteurs étaient perdus quand je refusais de manger la viande, le poisson et le fromage qu’ils me proposaient. J’en ai fait une chanson : « Wah me Eat ». Elle est devenu virale et je suis ainsi devenu un ambassadeur de la communauté vegan au Royaume-Uni. Devenant de plus en plus populaire, mes enfants m’ont conseillé de me mettre aux réseaux sociaux. C’est comme cela que j’ai commencé à faire les vidéos « Medical Monday » et « Wah Me Eat Wednesday » dans lesquels je chante les bienfaits des fruits, légumes et autres plantes. Certaines, comme « Cucumber » (concombre) ont été partagées par des personnalités, telle que Naomi Campbell, et ont atteint des centaines de millions de vues !

Quelles sont les autres thématiques que vous abordez dans l’album ?

Dans « Natural Herb », je parle de la ganja et de ses bienfaits. Nous souhaitons que l’herbe soit naturelle et non pas chimique. Pendant longtemps, on disait que nous, rastas, fumions l’herbe comme une drogue, et que nous la défendions sans savoir de quoi on parlait. Aujourd’hui, le monde se réveille et se rend compte de ses vertus médicinales. Dans « Legendary Reggae Icon » je rends hommage à tous les grands chanteurs de Reggae qui font vibrer le monde depuis cinquante, voire soixante ans ! Dans « Gangster », je m’adresse aux jeunes générations. De nos jours, la violence et des valeurs morales erronées sont encensées par la musique et la télévision. Je leur rappelle qu’ils ne sont pas obligés de suivre ces exemples qu’ils voient dans les médias. Le Reggae est une musique rebelle. Le système n’aime pas les messages positifs. Il pousse à la violence, à l’égoïsme… Aujourd’hui, dans ces temps sombres, il est important de trouver des solutions à nos problèmes. Le Reggae est une musique faite pour le peuple. Nous devons être sa voix, être l’étincelle qui permette aux gens d’allumer leur propre feu. Le Reggae a encore un bel avenir devant lui et un grand rôle à jouer dans le monde.