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Majid Cheikh, un musée à ciel ouvert. Majid Cheikh, un musée à ciel ouvert.
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Majid Cheikh, un musée à ciel ouvert.

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Arts plastiques
Minifest
La Seyne sur Mer
Du 2 au 10 juillet

Majid, seynois d’origine, a découvert le graff dès son enfance. Dirigeant du café-concert L’Impasse pendant de nombreuses années, nous devons à son collectif Graphikart ces superbes décorations urbaines qui ornent les murs du quartier du Parc de la Navale. Aujourd’hui, il a décidé de transformer L’Impasse en galerie dédiée à l’art urbain, et nous propose un festival dans toute la ville début juillet.

Comment as-tu découvert le graff ?

J’ai commencé par l’Urbex dans des usines abandonnées. A la Seyne, on en a plusieurs. Gamins, on s’amusait dans ces friches industrielles, et on y a vu fleurir les premiers graffs. Alors on s’est dit : « Pourquoi pas nous ? » et on a pris notre carte de membres ! (rires). Il y a différents outils dans le graff, moi je suis plus dans le géométrique. 

Qu’est-ce que Graphikart ?

C’est un collectif de graffeurs, basé à la Seyne, dont je suis président. Mais c’est une grande famille dans toute la France. On s’accueille dans nos différentes villes et on crée des événements pour pouvoir se retrouver, échanger sur nos expériences, nos techniques. Certains des artistes du collectif sont devenus des têtes d’affiche, comme Alexandre Hopare, qui a fait le graff devant l’Impasse, et expose aujourd’hui ses sculptures au Louvre ! Le principe même du graff, c’est de faire passer un message, d’exprimer nos idées, à travers le dessin.

Début juillet, vous organisez le Minifest, un festival dans toute la Seyne...

Il va se dérouler sur huit jours, des Sablettes à La Seyne centre. C’est un parcours artistique, sur les murs de la ville. Nous mettrons des vélos à disposition pour pouvoir le visiter en entier. Un plan avec toutes les œuvres répertoriées sera disponible au point info, les artistes y seront identifiés. Nous avons des graffeurs d’envergure nationale et internationale qui viennent embellir la ville de leur dessins, réalisés spécialement pour l’événement. Mais ces oeuvres seront permanentes, ainsi les locaux et les touristes pourront en profiter n’importe quand. Nous aurons tout au long du festival des live paintings, des ateliers participatifs, des stands de créateurs, un mur participatif...

 

Et tu vas bientôt ouvrir une galerie dédiée à l’art urbain...

Nous allons ouvrir dans les locaux de l’Impasse, le café-concert que j’ai dirigé pendant de nombreuses années. Cette galerie est dans la lignée du festival. Nous accueillerons les artistes qui viendront faire des murs et leur offrirons une résidence et un espace d’exposition. Le lieu sera à leur disposition. Nous sommes en train de réaliser d’importants travaux, et nous ouvrirons en septembre. La Seyne me fait penser à Brooklyn. Au départ, personne ne souhaitait y aller, aujourd’hui c’est un quartier très côté. La Seyne est une ville très aérée, elle est en train de se transformer. C’est la seule ville de la région qui peut avoir une vraie dimension Street Art. Notre salle a une histoire, c’était un hangar pour les chantiers de la Seyne. J’ai grandi ici, on jouait dans la friche, on nous appelait les enfants de Bogota (rires). C’étaient les anciens Ateliers Gaspard, qui avaient abandonné plein de costumes... Il y avait aussi un yacht abandonné... Aujourd’hui, on se sert du Street Art comme attrait touristique. Nous avons déjà de nombreux atouts ici, mais ce sera un argument de plus pour notre ville.

Juin2021


Discipline: Articles, Arts graphiques



Catégories : Articles, Arts graphiques

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La Seyne sur Mer
Du 2 au 10 juillet

Majid, seynois d’origine, a découvert le graff dès son enfance. Dirigeant du café-concert L’Impasse pendant de nombreuses années, nous devons à son collectif Graphikart ces superbes décorations urbaines qui ornent les murs du quartier du Parc de la Navale. Aujourd’hui, il a décidé de transformer L’Impasse en galerie dédiée à l’art urbain, et nous propose un festival dans toute la ville début juillet.

Comment as-tu découvert le graff ?

J’ai commencé par l’Urbex dans des usines abandonnées. A la Seyne, on en a plusieurs. Gamins, on s’amusait dans ces friches industrielles, et on y a vu fleurir les premiers graffs. Alors on s’est dit : « Pourquoi pas nous ? » et on a pris notre carte de membres ! (rires). Il y a différents outils dans le graff, moi je suis plus dans le géométrique. 

Qu’est-ce que Graphikart ?

C’est un collectif de graffeurs, basé à la Seyne, dont je suis président. Mais c’est une grande famille dans toute la France. On s’accueille dans nos différentes villes et on crée des événements pour pouvoir se retrouver, échanger sur nos expériences, nos techniques. Certains des artistes du collectif sont devenus des têtes d’affiche, comme Alexandre Hopare, qui a fait le graff devant l’Impasse, et expose aujourd’hui ses sculptures au Louvre ! Le principe même du graff, c’est de faire passer un message, d’exprimer nos idées, à travers le dessin.

Début juillet, vous organisez le Minifest, un festival dans toute la Seyne...

Il va se dérouler sur huit jours, des Sablettes à La Seyne centre. C’est un parcours artistique, sur les murs de la ville. Nous mettrons des vélos à disposition pour pouvoir le visiter en entier. Un plan avec toutes les œuvres répertoriées sera disponible au point info, les artistes y seront identifiés. Nous avons des graffeurs d’envergure nationale et internationale qui viennent embellir la ville de leur dessins, réalisés spécialement pour l’événement. Mais ces oeuvres seront permanentes, ainsi les locaux et les touristes pourront en profiter n’importe quand. Nous aurons tout au long du festival des live paintings, des ateliers participatifs, des stands de créateurs, un mur participatif...

 

Et tu vas bientôt ouvrir une galerie dédiée à l’art urbain...

Nous allons ouvrir dans les locaux de l’Impasse, le café-concert que j’ai dirigé pendant de nombreuses années. Cette galerie est dans la lignée du festival. Nous accueillerons les artistes qui viendront faire des murs et leur offrirons une résidence et un espace d’exposition. Le lieu sera à leur disposition. Nous sommes en train de réaliser d’importants travaux, et nous ouvrirons en septembre. La Seyne me fait penser à Brooklyn. Au départ, personne ne souhaitait y aller, aujourd’hui c’est un quartier très côté. La Seyne est une ville très aérée, elle est en train de se transformer. C’est la seule ville de la région qui peut avoir une vraie dimension Street Art. Notre salle a une histoire, c’était un hangar pour les chantiers de la Seyne. J’ai grandi ici, on jouait dans la friche, on nous appelait les enfants de Bogota (rires). C’étaient les anciens Ateliers Gaspard, qui avaient abandonné plein de costumes... Il y avait aussi un yacht abandonné... Aujourd’hui, on se sert du Street Art comme attrait touristique. Nous avons déjà de nombreux atouts ici, mais ce sera un argument de plus pour notre ville.

Juin2021