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Marc Levy, je mets en lumière les gens invisibles. Marc Levy, je mets en lumière les gens invisibles.
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Marc Levy, je mets en lumière les gens invisibles. Marc Levy, je mets en lumière les gens invisibles.

Marc Levy, je mets en lumière les gens invisibles.

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Rencontres et dédicaces - 14 juin à la Salle Gérard Philipe - La Garde

 

Depuis «Et si c’était vrai» publié en 2000, les romans de Marc Levy ont été traduits en une cinquantaine de langues et vendus à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, ce qui fait de lui l’auteur français le plus lu dans le monde. Ce véritable phénomène de l’édition viendra rencontrer ses lecteurs jeudi 14 juin à la salle Gérard Philipe de La Garde, et présenter son dernier roman «Une fille comme elle». Un événement organisé en partenariat avec l’association «Parlez-moi d’un livre».

 

Comment pouvez-vous résumer l’histoire de «Une fille comme elle» ?

 

Disons que c’est une comédie urbaine, l’histoire de destins croisés, de mondes qui cohabitent sans jamais vraiment se côtoyer... Elle a pour cadre un quartier de New York, autour de Washington Square Park, et l’immeuble au numéro 12 de la 5e Avenue où officie encore l’un des derniers liftiers. L’ascenseur ne peut monter que s’il actionne la manivelle. Deepak, c’est son nom, fait partie du décor. Tout le monde le voit sans le voir, sans lui parler, or il a tellement de choses à raconter.

 


C’est aussi une histoire d’amour ?


Bien sûr, une histoire d’amour qui transcende les différences. Il y a la jeune Chloé, qui vit dans un fauteuil roulant. Et Sanji, un jeune entrepreneur indien à succès qui va, par un incroyable concours de circonstances, se retrouver à faire le liftier pour aider son oncle Deepak.

 

Avec toujours la ville de New York en véritable personnage central ?


Oui, cela fait maintenant onze ans que j’y vis. Si j’habitais à Berlin, j’aurais peut-être écrit sur Berlin, mais New York est une telle ville de diversité. Ici, personne ne se soucie de votre apparence. Ailleurs, l’intégration passe en général par une assimilation. On est le bienvenu... mais il faut se fondre dans le paysage. Alors qu’à New York, on vous interdirait presque de gommer votre différence. Vous êtes Français, Allemand, Espagnol ou Brésilien, restez ce que vous êtes, mais ensemble, on va construire. Et c’est aussi ce que j’essaie de montrer dans ce nouveau roman, le regard que l’on peut avoir sur les différences, comment on regarde celles des autres et comment on peut apprendre à accepter les siennes. Mais sans leçon de morale, juste parfois quelques petits clins d’oeil bien placés.

 

Ce roman est également une peinture de l’Amérique ?

C’est une peinture de l’Amérique, mais aussi de l’Inde moderne, à travers le personnage de Sanji, qui est finalement bien plus moderne que beaucoup des protagonistes du roman. On le regarde avec condescendance parce qu’il a un habit de liftier, alors que c’est le plus riche de tous et qu’il pourrait racheter l’ascenseur, l’immeuble tout entier, et même le bout de trottoir qui est devant ! L’Amérique au quotidien, elle vit dans les personnages principaux mais il y a également tous les personnages secondaires. Je pense à la veuve Collins qui habite dans l’immeuble, qu’on appelle ainsi parce qu’elle est veuve depuis longtemps. Sauf qu’on s’apercevra qu’elle est bien plus qu’une veuve solitaire... mais je ne peux pas vous en dire plus ! Ou encore Morrison, l’alcoolique du troisième étage, qui partage sa vie entre ses deux passions, le whisky et la musique classique.

 

Des anonymes, des sans-grade, mais qui ont parfois des richesses insoupçonnées...

 

C’est vraiment avec cette envie que j’ai écrit «Une fille comme elle» : l’envie de mettre en lumière des gens invisibles, qu’on ne remarque pas, alors qu’ils ont tant à faire partager.

 

Vous serez le 14 juin à La Garde à la rencontre de vos lecteurs. C’est un exercice que vous appréciez ?

 

Ce sont toujours des moments forts, même si je n’entretiens pas de longues correspondances comme peuvent le faire d’autres auteurs. Et ce que j’apprécie, c’est que mes lecteurs viennent pour me parler de mes romans, me dire ce qu’ils ont pensé de tel ou tel personnage. Jamais pour me parler de ma vie privée qui n’intéresse personne, ou de ce qu’on peut dire sur mon travail.

 

Justement, vous n’êtes pas fatigué de cette étiquette d’écrivain grand public que l’on vous colle souvent ?

 

Mais c’est le rêve de tous les écrivains ! Soyons sincères, personne ne va être mécontent d’avoir du succès. Personne n’écrit pour ne pas être lu, et personne ne chante pour ne pas être écouté. Alors oui, c’est vrai que certaines critiques à mes débuts ont été franchement virulentes. Mais aujourd’hui, je ne vais pas me plaindre d’avoir été écorché. Car je suis lu et apprécié, j’ai toujours autant de plaisir à rencontrer mes lecteurs, et ce lien vaut bien plus qu’une mauvaise critique dans un magazine ou une émission ! Ce qui compte, c’est faire son métier parce qu’on l’aime. Et dans mon cas, je vis un rêve éveillé depuis bientôt vingt ans.

 

Propos recueillis par Olivier STEPHAN

 

 

Twitter de Marc Levy

 

 

 


Discipline: Articles, Littérature



Catégories : Articles, Littérature

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Rencontres et dédicaces - 14 juin à la Salle Gérard Philipe - La Garde

 

Depuis «Et si c’était vrai» publié en 2000, les romans de Marc Levy ont été traduits en une cinquantaine de langues et vendus à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, ce qui fait de lui l’auteur français le plus lu dans le monde. Ce véritable phénomène de l’édition viendra rencontrer ses lecteurs jeudi 14 juin à la salle Gérard Philipe de La Garde, et présenter son dernier roman «Une fille comme elle». Un événement organisé en partenariat avec l’association «Parlez-moi d’un livre».

 

Comment pouvez-vous résumer l’histoire de «Une fille comme elle» ?

 

Disons que c’est une comédie urbaine, l’histoire de destins croisés, de mondes qui cohabitent sans jamais vraiment se côtoyer... Elle a pour cadre un quartier de New York, autour de Washington Square Park, et l’immeuble au numéro 12 de la 5e Avenue où officie encore l’un des derniers liftiers. L’ascenseur ne peut monter que s’il actionne la manivelle. Deepak, c’est son nom, fait partie du décor. Tout le monde le voit sans le voir, sans lui parler, or il a tellement de choses à raconter.

 


C’est aussi une histoire d’amour ?


Bien sûr, une histoire d’amour qui transcende les différences. Il y a la jeune Chloé, qui vit dans un fauteuil roulant. Et Sanji, un jeune entrepreneur indien à succès qui va, par un incroyable concours de circonstances, se retrouver à faire le liftier pour aider son oncle Deepak.

 

Avec toujours la ville de New York en véritable personnage central ?


Oui, cela fait maintenant onze ans que j’y vis. Si j’habitais à Berlin, j’aurais peut-être écrit sur Berlin, mais New York est une telle ville de diversité. Ici, personne ne se soucie de votre apparence. Ailleurs, l’intégration passe en général par une assimilation. On est le bienvenu... mais il faut se fondre dans le paysage. Alors qu’à New York, on vous interdirait presque de gommer votre différence. Vous êtes Français, Allemand, Espagnol ou Brésilien, restez ce que vous êtes, mais ensemble, on va construire. Et c’est aussi ce que j’essaie de montrer dans ce nouveau roman, le regard que l’on peut avoir sur les différences, comment on regarde celles des autres et comment on peut apprendre à accepter les siennes. Mais sans leçon de morale, juste parfois quelques petits clins d’oeil bien placés.

 

Ce roman est également une peinture de l’Amérique ?

C’est une peinture de l’Amérique, mais aussi de l’Inde moderne, à travers le personnage de Sanji, qui est finalement bien plus moderne que beaucoup des protagonistes du roman. On le regarde avec condescendance parce qu’il a un habit de liftier, alors que c’est le plus riche de tous et qu’il pourrait racheter l’ascenseur, l’immeuble tout entier, et même le bout de trottoir qui est devant ! L’Amérique au quotidien, elle vit dans les personnages principaux mais il y a également tous les personnages secondaires. Je pense à la veuve Collins qui habite dans l’immeuble, qu’on appelle ainsi parce qu’elle est veuve depuis longtemps. Sauf qu’on s’apercevra qu’elle est bien plus qu’une veuve solitaire... mais je ne peux pas vous en dire plus ! Ou encore Morrison, l’alcoolique du troisième étage, qui partage sa vie entre ses deux passions, le whisky et la musique classique.

 

Des anonymes, des sans-grade, mais qui ont parfois des richesses insoupçonnées...

 

C’est vraiment avec cette envie que j’ai écrit «Une fille comme elle» : l’envie de mettre en lumière des gens invisibles, qu’on ne remarque pas, alors qu’ils ont tant à faire partager.

 

Vous serez le 14 juin à La Garde à la rencontre de vos lecteurs. C’est un exercice que vous appréciez ?

 

Ce sont toujours des moments forts, même si je n’entretiens pas de longues correspondances comme peuvent le faire d’autres auteurs. Et ce que j’apprécie, c’est que mes lecteurs viennent pour me parler de mes romans, me dire ce qu’ils ont pensé de tel ou tel personnage. Jamais pour me parler de ma vie privée qui n’intéresse personne, ou de ce qu’on peut dire sur mon travail.

 

Justement, vous n’êtes pas fatigué de cette étiquette d’écrivain grand public que l’on vous colle souvent ?

 

Mais c’est le rêve de tous les écrivains ! Soyons sincères, personne ne va être mécontent d’avoir du succès. Personne n’écrit pour ne pas être lu, et personne ne chante pour ne pas être écouté. Alors oui, c’est vrai que certaines critiques à mes débuts ont été franchement virulentes. Mais aujourd’hui, je ne vais pas me plaindre d’avoir été écorché. Car je suis lu et apprécié, j’ai toujours autant de plaisir à rencontrer mes lecteurs, et ce lien vaut bien plus qu’une mauvaise critique dans un magazine ou une émission ! Ce qui compte, c’est faire son métier parce qu’on l’aime. Et dans mon cas, je vis un rêve éveillé depuis bientôt vingt ans.

 

Propos recueillis par Olivier STEPHAN

 

 

Twitter de Marc Levy