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Marine Colard Frank Micheletti, Trôna ou les turbulences de l’adolescence. Marine Colard Frank Micheletti, Trôna ou les turbulences de l’adolescence.
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Marine Colard Frank Micheletti, Trôna ou les turbulences de l’adolescence. Marine Colard Frank Micheletti, Trôna ou les turbulences de l’adolescence.

Marine Colard Frank Micheletti, Trôna ou les turbulences de l’adolescence.

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Du 23.01 au 25.01
Le Liberté Scène Nationale de Toulon

 

La Compagnie Kubilai Khan est de retour au Liberté Scène Nationale. Cette fois-ci il s’agit d’un solo à trois, coproduit par le Liberté qui offre à la troupe ses moyens de créations. Sara Tan incarne par sa danse, à travers Trôna, l’adolescence qui déploie sa rage au son des rythmes imaginés par Marine et Frank.

 

Pour écrire la musique vous inspirez-vous de la danse de Sara, ou partez-vous du thème de la pièce, l’adolescence ?
Marine : C’est une frontière assez fine. C’est autant une impulsion que nous suivons de la part de la danseuse, que Sara qui répond à ce qu’elle entend. Il s’agit d’être dans une même atmosphère tous ensemble, créée à trois. C’est une communication générale. La musique inspire beaucoup Sara et sa danse nous inspire. Nous créons cela en workshop collectif, mais Frank ou moi pouvons arriver avec des propositions de son. Nous utiliserons des Fields recordings, quelques textes aussi. On pense s’inspirer d’une poétesse américaine : Emily Dickinson. Ses textes sont sur un fil assez fin, entre réalité et rêve, avec une figure entre le réel et le fantôme. On peut aussi utiliser la voix de Sara. Moi je chante aussi, je joue beaucoup avec ma voix, que je modifie avec des logiciels.

Comment partagez-vous l’espace musical ?
Marine : Moi je fais un peu plus le rythme, Frank plus l’habillage. On se partage cela en fonction de nos machines, nous sommes assez complémentaires. J’utilise ma voix, Frank pas encore. Nous partageons surtout une même sensibilité, une même idée, après ça se fait assez naturellement. Ca se crée vraiment à quatre mains.

Comment Sara traduit-elle ce propos de turbulences adolescentes à travers sa danse ?
Frank : Sara a une grande habileté, capacité et plasticité pour emmener des états dans de fortes intensités et s’éloigner provisoirement de certaines assignations, contredire certaines apparences. Elle se charge et modélise sur sa personne des énergies insoupçonnées, elle court de métamorphose en métamorphose, se tord, gronde et maquille ses états pour troubler le jeu des apparences, nous invite à imaginer des corps pluriels qui se déploient depuis sa danse. Sara Tan a grandi à Singapour, elle a commencé à danser très jeune. Elle prête ici ses traits à Trôna qui expose une colère qui cherche sa puissance. Qui s’y frotte, s’y pique; cela ressemble à s’approcher de trop près d’une plante urticante. Trôna est le prénom d’une jeunesse mondialisée biberonnée aux mille références gobées sur internet, complice numérique qui distille toutes sortes de turbulences. Ce prénom se colle et décolle comme un papier peint mais vrombit comme celles qui grandissent trop vite. Présence ciselée aux humeurs changeantes, la danseuse recrache une encre multi-colorée et découpe un ruban de rituels adolescents où s’enflamment de nouvelles matières langagières. Prise dans un mouvement cyclonique, en transformation incessante comme l’eau sur le feu, elle contredit plus qu’elle ne suit l’évolution des rapports de désir et de cruauté où nous mènent les sociétés consuméristes dans lesquelles nous vivons.

Vous finirez votre série de représentations par une nuit Liberté…
Frank : J’endosserai le costume de DJ Yaguara à la fin des représentations le 25 janvier à partir de 22h. Je vais faire bouger le public au son de la scène hip hop queer avec son Flow enfumé et ultra-rapide, ses déhanchés sulfureux et sons sens aigu du style. Cette musique est en vogue et ouvre de nouvelles formes pour la Dance Music.


Cité des Arts, partenaire média de l’événement.

 

Site Web du Liberté, Scène Nationale

Site Web de La Compagnie Kubilai-Khan


Discipline: Articles, Sur les planches,



Catégories : Articles, Sur les planches,

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Du 23.01 au 25.01
Le Liberté Scène Nationale de Toulon

 

La Compagnie Kubilai Khan est de retour au Liberté Scène Nationale. Cette fois-ci il s’agit d’un solo à trois, coproduit par le Liberté qui offre à la troupe ses moyens de créations. Sara Tan incarne par sa danse, à travers Trôna, l’adolescence qui déploie sa rage au son des rythmes imaginés par Marine et Frank.

 

Pour écrire la musique vous inspirez-vous de la danse de Sara, ou partez-vous du thème de la pièce, l’adolescence ?
Marine : C’est une frontière assez fine. C’est autant une impulsion que nous suivons de la part de la danseuse, que Sara qui répond à ce qu’elle entend. Il s’agit d’être dans une même atmosphère tous ensemble, créée à trois. C’est une communication générale. La musique inspire beaucoup Sara et sa danse nous inspire. Nous créons cela en workshop collectif, mais Frank ou moi pouvons arriver avec des propositions de son. Nous utiliserons des Fields recordings, quelques textes aussi. On pense s’inspirer d’une poétesse américaine : Emily Dickinson. Ses textes sont sur un fil assez fin, entre réalité et rêve, avec une figure entre le réel et le fantôme. On peut aussi utiliser la voix de Sara. Moi je chante aussi, je joue beaucoup avec ma voix, que je modifie avec des logiciels.

Comment partagez-vous l’espace musical ?
Marine : Moi je fais un peu plus le rythme, Frank plus l’habillage. On se partage cela en fonction de nos machines, nous sommes assez complémentaires. J’utilise ma voix, Frank pas encore. Nous partageons surtout une même sensibilité, une même idée, après ça se fait assez naturellement. Ca se crée vraiment à quatre mains.

Comment Sara traduit-elle ce propos de turbulences adolescentes à travers sa danse ?
Frank : Sara a une grande habileté, capacité et plasticité pour emmener des états dans de fortes intensités et s’éloigner provisoirement de certaines assignations, contredire certaines apparences. Elle se charge et modélise sur sa personne des énergies insoupçonnées, elle court de métamorphose en métamorphose, se tord, gronde et maquille ses états pour troubler le jeu des apparences, nous invite à imaginer des corps pluriels qui se déploient depuis sa danse. Sara Tan a grandi à Singapour, elle a commencé à danser très jeune. Elle prête ici ses traits à Trôna qui expose une colère qui cherche sa puissance. Qui s’y frotte, s’y pique; cela ressemble à s’approcher de trop près d’une plante urticante. Trôna est le prénom d’une jeunesse mondialisée biberonnée aux mille références gobées sur internet, complice numérique qui distille toutes sortes de turbulences. Ce prénom se colle et décolle comme un papier peint mais vrombit comme celles qui grandissent trop vite. Présence ciselée aux humeurs changeantes, la danseuse recrache une encre multi-colorée et découpe un ruban de rituels adolescents où s’enflamment de nouvelles matières langagières. Prise dans un mouvement cyclonique, en transformation incessante comme l’eau sur le feu, elle contredit plus qu’elle ne suit l’évolution des rapports de désir et de cruauté où nous mènent les sociétés consuméristes dans lesquelles nous vivons.

Vous finirez votre série de représentations par une nuit Liberté…
Frank : J’endosserai le costume de DJ Yaguara à la fin des représentations le 25 janvier à partir de 22h. Je vais faire bouger le public au son de la scène hip hop queer avec son Flow enfumé et ultra-rapide, ses déhanchés sulfureux et sons sens aigu du style. Cette musique est en vogue et ouvre de nouvelles formes pour la Dance Music.


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