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Martin Lewden, In Bad Faith à l’Axolotl. Martin Lewden, In Bad Faith à l’Axolotl.
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Martin Lewden, In Bad Faith à l’Axolotl. Martin Lewden, In Bad Faith à l’Axolotl.

Martin Lewden, In Bad Faith à l’Axolotl.

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Du 22 juin au 8 septembre à L’Axolotl - Toulon

 

Du haut de sa trentaine cet artiste plasticien, ancien diplômé des Beaux-Arts de Toulon, a déjà exposé dans des lieux aussi prestigieux que la Villa Arson ou le Parcours de l’Art d’Avignon. Il sera à partir du 22 juin à l’Axolotl, la galerie toulonnaise

 

 

Quelles œuvres présenteras-tu à la galerie l’Axolotl ?

 

L’exposition s’appellera « In bad faith », c’est un jeu de mots, une traduction littérale en anglais de : De mauvaise foi. C’est également le titre d’une de mes pièces qui représente sept totems, dont deux des grands formats furent exposés à la Villa Arson, ainsi que des versions plus petites en céramique qui seront a découvrir. L’exposition tourne autour de l’idée du sacré, des mythes et légendes, traitées sur le ton d’un humour un peu grinçant. Je joue avec l’idée de désobéissance et d’autorité. Je présente des œuvres déjà réalisées et certaines créées pour l’occasion. il s’agira de mettre en avant mon univers, au travers de sculptures et d’installations, avec plutôt des petits formats, alors que je fais souvent des grands formats, voire du monumental. On retrouvera dans l’exposition un exemplaire de No Utopia (Cf Cité des Arts n°1), l’installation The trial qui était exposée à Avignon pour le Parcours de l’Art en 2016, également de nouvelles oeuvres et un espace consacré à des maquettes et des projets de recherche présentés dans l’esprit d’un Cabinet de curiosité. Je me pose la question de la re-création du sacré aujourd’hui, avec des inspirations diverses : des têtes géantes des temples d’Angkor aux masques africains. Je suis les codes du sacré mais me les réapproprie. J’ai créé pour l’occasion, une édition d’art avec l’atelier de microédition Le fond du Cabinet. Ce sont de petites sculptures, inspirées des têtes réduites des Indiens Jivaros, faites de graines d’oiseaux, qui peuvent donc être mangées et disparaitre. C’est une vanité, un moyen de nous rappeler notre caractère éphémère.

 


Peut-on avoir une plongée dans la création d’une œuvre ? Qu’est-ce qui t’inspire ? Comment passes-tu de l’idée à la réalisation finale ?

 

Cela dépend des pièces. Certaines sont inspirées de lectures, d’autres de formes ou d’objets… Je commence souvent par le dessin que j’inscris sur des carnets. Toutefois en sculpture, entre l’idée que l’on se fait d’une pièce et sa réalisation en volume, il y a un écart important. Mon travail de recherche s’étend aussi au choix des matériaux et à la faisabilité technique. Je suis attaché aux matériaux pauvres, même si je ne travaille pas que cela : bois de palettes, briques, objets de récupération. Je travaille aussi les techniques de moulage. L’idée étant d’assembler des formes pour créer du sens. Prenons No Utopia. C’est un projet inspiré des avatars que l’on peut trouver sur les réseaux sociaux et certains forums. Conçus sur un modèle de communauté, je les dessine sur tablette, avec un protocole de formes précis pour qu’ils soient tous différents mais semblent appartenir à une seule et même famille. L’idée est de parler de communautés, de sociétés et de la complexité des choses et des codes qui nous rassemblent. Ce projet presque déclinable à l’infini, peut prendre plusieurs formes : être affiché, comme pour l’inauguration de la Rue des Arts, ou réalisé en volumes. Les avatars peuvent aussi être séparés, ou assemblés... J’aime l’idée que cette communauté de fiction puisse faire échos à nos communautés humaines. Je peux être inspiré par la vie de tous les jours autant que par des écrivains, tels Jules Verne ou les philosophes de l’absurde, ou par les mythes et légendes..

 


Tu présenteras prochainement une œuvre monumentale sur la Place d’Armes, peux-tu nous en parler ?


J’ai proposé au Port des Créateurs le projet d’une œuvre monumentale éphémère disposée sur une place publique de Toulon, et la mairie nous a accordé la Place d’Armes. L’œuvre est en cours de réalisation. C’est un projet inspiré de No Utopia qui s’appelle « A bad once and for all » (littéralement une mauvaise fois pour toutes). Une sorte d’aboutissement, pour en finir avec ce travail sur les avatars.

 

 

Site web de Martin Lewden


Discipline: Articles, Arts graphiques,



Catégories : Articles, Arts graphiques,

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Du 22 juin au 8 septembre à L’Axolotl - Toulon

 

Du haut de sa trentaine cet artiste plasticien, ancien diplômé des Beaux-Arts de Toulon, a déjà exposé dans des lieux aussi prestigieux que la Villa Arson ou le Parcours de l’Art d’Avignon. Il sera à partir du 22 juin à l’Axolotl, la galerie toulonnaise

 

 

Quelles œuvres présenteras-tu à la galerie l’Axolotl ?

 

L’exposition s’appellera « In bad faith », c’est un jeu de mots, une traduction littérale en anglais de : De mauvaise foi. C’est également le titre d’une de mes pièces qui représente sept totems, dont deux des grands formats furent exposés à la Villa Arson, ainsi que des versions plus petites en céramique qui seront a découvrir. L’exposition tourne autour de l’idée du sacré, des mythes et légendes, traitées sur le ton d’un humour un peu grinçant. Je joue avec l’idée de désobéissance et d’autorité. Je présente des œuvres déjà réalisées et certaines créées pour l’occasion. il s’agira de mettre en avant mon univers, au travers de sculptures et d’installations, avec plutôt des petits formats, alors que je fais souvent des grands formats, voire du monumental. On retrouvera dans l’exposition un exemplaire de No Utopia (Cf Cité des Arts n°1), l’installation The trial qui était exposée à Avignon pour le Parcours de l’Art en 2016, également de nouvelles oeuvres et un espace consacré à des maquettes et des projets de recherche présentés dans l’esprit d’un Cabinet de curiosité. Je me pose la question de la re-création du sacré aujourd’hui, avec des inspirations diverses : des têtes géantes des temples d’Angkor aux masques africains. Je suis les codes du sacré mais me les réapproprie. J’ai créé pour l’occasion, une édition d’art avec l’atelier de microédition Le fond du Cabinet. Ce sont de petites sculptures, inspirées des têtes réduites des Indiens Jivaros, faites de graines d’oiseaux, qui peuvent donc être mangées et disparaitre. C’est une vanité, un moyen de nous rappeler notre caractère éphémère.

 


Peut-on avoir une plongée dans la création d’une œuvre ? Qu’est-ce qui t’inspire ? Comment passes-tu de l’idée à la réalisation finale ?

 

Cela dépend des pièces. Certaines sont inspirées de lectures, d’autres de formes ou d’objets… Je commence souvent par le dessin que j’inscris sur des carnets. Toutefois en sculpture, entre l’idée que l’on se fait d’une pièce et sa réalisation en volume, il y a un écart important. Mon travail de recherche s’étend aussi au choix des matériaux et à la faisabilité technique. Je suis attaché aux matériaux pauvres, même si je ne travaille pas que cela : bois de palettes, briques, objets de récupération. Je travaille aussi les techniques de moulage. L’idée étant d’assembler des formes pour créer du sens. Prenons No Utopia. C’est un projet inspiré des avatars que l’on peut trouver sur les réseaux sociaux et certains forums. Conçus sur un modèle de communauté, je les dessine sur tablette, avec un protocole de formes précis pour qu’ils soient tous différents mais semblent appartenir à une seule et même famille. L’idée est de parler de communautés, de sociétés et de la complexité des choses et des codes qui nous rassemblent. Ce projet presque déclinable à l’infini, peut prendre plusieurs formes : être affiché, comme pour l’inauguration de la Rue des Arts, ou réalisé en volumes. Les avatars peuvent aussi être séparés, ou assemblés... J’aime l’idée que cette communauté de fiction puisse faire échos à nos communautés humaines. Je peux être inspiré par la vie de tous les jours autant que par des écrivains, tels Jules Verne ou les philosophes de l’absurde, ou par les mythes et légendes..

 


Tu présenteras prochainement une œuvre monumentale sur la Place d’Armes, peux-tu nous en parler ?


J’ai proposé au Port des Créateurs le projet d’une œuvre monumentale éphémère disposée sur une place publique de Toulon, et la mairie nous a accordé la Place d’Armes. L’œuvre est en cours de réalisation. C’est un projet inspiré de No Utopia qui s’appelle « A bad once and for all » (littéralement une mauvaise fois pour toutes). Une sorte d’aboutissement, pour en finir avec ce travail sur les avatars.

 

 

Site web de Martin Lewden