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Mathieu Becquerelle & Olivier Desbordes - Rendre hommage à Félix Mayol. Mathieu Becquerelle & Olivier Desbordes - Rendre hommage à Félix Mayol.
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Mathieu Becquerelle & Olivier Desbordes - Rendre hommage à Félix Mayol.

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Spectacle musical

« Mayol, le Prince
de la Chanson »
Création
Samedi 6 novembre à 20h
Opéra de Toulon

Il semblait naturel de retracer la vie de Félix Mayol à travers un spectacle musical. Et quel meilleur endroit pour le faire que l’Opéra de Toulon, très cher au cœur du chanteur toulonnais. En accord avec l’Opéra de Toulon, Luc Benito a donc décidé d’écrire un spectacle de Music-Hall, où les chanteurs et chanteuses seront soutenus par l’orchestre symphonique de l’opéra. Nous avons rencontré Mathieu Becquerelle, interprète principal et directeur musical, et Olivier Desbordes, metteur en scène.

Que pensez-vous de Félix Mayol en tant que chanteur ?
MB : Étant Marseillais, j’avais déjà entendu parler de Félix Mayol, mais c’est un personnage tombé dans l’oubli. Lorsque Luc Benito et Laurence Recchia m’ont appelé pour jouer ce rôle, j’ai lu ses mémoires. J’ai été surpris par son parcours. C’était la plus grande vedette française de son époque et il était très généreux. Il a aidé de nombreux artistes à Paris pour se faire connaître. Mayol, c’est la générosité, l’humanité, mais aussi les blessures, notamment le rejet de sa famille à cause de son homosexualité. Il avait un style bien à lui, notamment au niveau de la gestuelle : il travaillait beaucoup avec les mains, modifiait sa voix, prenait des accents, des voix plus aigües ou plus graves. Il était très reconnaissable, bien au- delà de son célèbre toupet. Ce que je trouve intéressant, c’est de pouvoir faire renaître cette époque.

Comment se réapproprie-t-on ce type de personnage ?
MB : C’est le travail que nous allons effectuer avec Olivier. Pour l’instant, nous avons fait une première lecture, les répétitions en tant que telles commenceront en juillet. Nous n’allons pas chercher à imiter Mayol : je ne suis pas Mayol, et nous n’avons que peu de documents de l’époque sur lesquels nous appuyer. Nous souhaitons plutôt lui rendre hommage. Je trouve intéressant son rapport avec le public, qui le galvanisait. Ça, j’aimerais l’avoir de la même façon. Bien sûr, je vais me mettre dans la peau du chanteur, notamment en adoptant sa gestuelle. Il faut retrouver cette générosité, cette bonne humeur, cette envie de raconter des histoires, souvent tirées du quotidien, en essayant d’être le plus crédible possible.

Mathieu, en quoi consiste votre tâche de directeur musical ?
MB : J’étais en train d’y travailler au moment où vous m’avez appelé. Je dois faire travailler les chanteurs et créer les arrangements vocaux... Certaines chansons seront chantées à cinq voix. C’est Franck Pantin, professeur de piano au Conservatoire TPM et pianiste à l’Opéra de Toulon qui écrira tous les arrangements pour l’Orchestre Symphonique. Nous avons l’habitude de travailler ensemble. Je lui envoie les arrangements vocaux quand ils sont prêts, pour qu’il puisse s’en servir. Nous avons souhaité travailler avec des chanteurs de larégion, c’était important qu’ils aient cette méridionalité dans leurs gènes. Plusieurs chanteurs sont issus de la compagnie marseillaise Dans la Cour des Grands, qui organise notamment des randonnées théâtrales autour de textes de Marcel Pagnol. Ma sœur, Cécile Becquerelle, en fait partie. Elle interprètera plusieurs rôles : Alice Guy, une maraîchère du marché de Toulon, la mère de Mayol et Mistinguett. Olivier Cesaro joue également le rôle de Mayol, mais plus âgé. Il convoque ses souvenirs, en les racontant à un personnage dont le rôle n’a pas encore été attribué, et Julien Asselin interprète tous les rôles plus âgés, un directeur de cabaret, Pickman un magicien qui a joué à Toulon, Maurice Chevalier ou Charles Trenet. Je suis le seul exilé, vivant à Paris, mais je vais souvent à Toulon pour chanter avec « Les Voix Animées ».

Olivier, comment voyez-vous la mise en scène ?
OD : J’adore le personnage de Félix Mayol, depuis longtemps. Il est très intéressant : sa vie parisienne, ce qu’il a fait pour Toulon et le fait d’avoir réussi à se faire aimer de tous, surtout à cette époque-là. C’est sa générosité qui le caractérise. C’est une pièce de théâtre sur la vie de Mayol, que l’on raconte au fur et à mesure des scènes. Ses chansons sont dans le répertoire du Music-Hall, donc c’est dans cette direction que je vais m’orienter. J’ai beaucoup travaillé ce type de répertoire. J’aime beaucoup le côté burlesque de ce genre-là. Nous réaliserons une mise en scène farfelue, très rapide, comme une BD ou un film muet, avec un jeu expressionniste et des projections d’image. Cela correspond à l’époque. Nous avons de très bons chanteurs et comédiens, et la pièce est bien écrite : on passe d’un personnage à l’autre, c’est très malin, on peut vraiment faire du théâtre. Mayol est extravagant, extraverti, loufoque, il fait le spectacle.

Juillet 2021


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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Spectacle musical

« Mayol, le Prince
de la Chanson »
Création
Samedi 6 novembre à 20h
Opéra de Toulon

Il semblait naturel de retracer la vie de Félix Mayol à travers un spectacle musical. Et quel meilleur endroit pour le faire que l’Opéra de Toulon, très cher au cœur du chanteur toulonnais. En accord avec l’Opéra de Toulon, Luc Benito a donc décidé d’écrire un spectacle de Music-Hall, où les chanteurs et chanteuses seront soutenus par l’orchestre symphonique de l’opéra. Nous avons rencontré Mathieu Becquerelle, interprète principal et directeur musical, et Olivier Desbordes, metteur en scène.

Que pensez-vous de Félix Mayol en tant que chanteur ?
MB : Étant Marseillais, j’avais déjà entendu parler de Félix Mayol, mais c’est un personnage tombé dans l’oubli. Lorsque Luc Benito et Laurence Recchia m’ont appelé pour jouer ce rôle, j’ai lu ses mémoires. J’ai été surpris par son parcours. C’était la plus grande vedette française de son époque et il était très généreux. Il a aidé de nombreux artistes à Paris pour se faire connaître. Mayol, c’est la générosité, l’humanité, mais aussi les blessures, notamment le rejet de sa famille à cause de son homosexualité. Il avait un style bien à lui, notamment au niveau de la gestuelle : il travaillait beaucoup avec les mains, modifiait sa voix, prenait des accents, des voix plus aigües ou plus graves. Il était très reconnaissable, bien au- delà de son célèbre toupet. Ce que je trouve intéressant, c’est de pouvoir faire renaître cette époque.

Comment se réapproprie-t-on ce type de personnage ?
MB : C’est le travail que nous allons effectuer avec Olivier. Pour l’instant, nous avons fait une première lecture, les répétitions en tant que telles commenceront en juillet. Nous n’allons pas chercher à imiter Mayol : je ne suis pas Mayol, et nous n’avons que peu de documents de l’époque sur lesquels nous appuyer. Nous souhaitons plutôt lui rendre hommage. Je trouve intéressant son rapport avec le public, qui le galvanisait. Ça, j’aimerais l’avoir de la même façon. Bien sûr, je vais me mettre dans la peau du chanteur, notamment en adoptant sa gestuelle. Il faut retrouver cette générosité, cette bonne humeur, cette envie de raconter des histoires, souvent tirées du quotidien, en essayant d’être le plus crédible possible.

Mathieu, en quoi consiste votre tâche de directeur musical ?
MB : J’étais en train d’y travailler au moment où vous m’avez appelé. Je dois faire travailler les chanteurs et créer les arrangements vocaux... Certaines chansons seront chantées à cinq voix. C’est Franck Pantin, professeur de piano au Conservatoire TPM et pianiste à l’Opéra de Toulon qui écrira tous les arrangements pour l’Orchestre Symphonique. Nous avons l’habitude de travailler ensemble. Je lui envoie les arrangements vocaux quand ils sont prêts, pour qu’il puisse s’en servir. Nous avons souhaité travailler avec des chanteurs de larégion, c’était important qu’ils aient cette méridionalité dans leurs gènes. Plusieurs chanteurs sont issus de la compagnie marseillaise Dans la Cour des Grands, qui organise notamment des randonnées théâtrales autour de textes de Marcel Pagnol. Ma sœur, Cécile Becquerelle, en fait partie. Elle interprètera plusieurs rôles : Alice Guy, une maraîchère du marché de Toulon, la mère de Mayol et Mistinguett. Olivier Cesaro joue également le rôle de Mayol, mais plus âgé. Il convoque ses souvenirs, en les racontant à un personnage dont le rôle n’a pas encore été attribué, et Julien Asselin interprète tous les rôles plus âgés, un directeur de cabaret, Pickman un magicien qui a joué à Toulon, Maurice Chevalier ou Charles Trenet. Je suis le seul exilé, vivant à Paris, mais je vais souvent à Toulon pour chanter avec « Les Voix Animées ».

Olivier, comment voyez-vous la mise en scène ?
OD : J’adore le personnage de Félix Mayol, depuis longtemps. Il est très intéressant : sa vie parisienne, ce qu’il a fait pour Toulon et le fait d’avoir réussi à se faire aimer de tous, surtout à cette époque-là. C’est sa générosité qui le caractérise. C’est une pièce de théâtre sur la vie de Mayol, que l’on raconte au fur et à mesure des scènes. Ses chansons sont dans le répertoire du Music-Hall, donc c’est dans cette direction que je vais m’orienter. J’ai beaucoup travaillé ce type de répertoire. J’aime beaucoup le côté burlesque de ce genre-là. Nous réaliserons une mise en scène farfelue, très rapide, comme une BD ou un film muet, avec un jeu expressionniste et des projections d’image. Cela correspond à l’époque. Nous avons de très bons chanteurs et comédiens, et la pièce est bien écrite : on passe d’un personnage à l’autre, c’est très malin, on peut vraiment faire du théâtre. Mayol est extravagant, extraverti, loufoque, il fait le spectacle.

Juillet 2021