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MB14 - L'illusion auditive

MB14 - L'illusion auditive

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MB14 chante, rappe et est capable d’imiter toutes sortes d’instruments de musique et de sonorités, un talent qui l’amènera au rang de finaliste de la saison 5 de « The Voice », et lui permettra d’obtenir, avec son groupe « Berywam » le titre de champion du monde de Beatbox par équipes en 2018. Dans son premier album solo « Ambitus », tout est fait avec la voix. Découvrez son univers, éclectique et spirituel...

Comment le Beatbox est-il arrivé dans ta vie ?

J’ai toujours baigné dans le Hip Hop, comme toute la jeunesse des années 90. A treize ans, j’ai commencé à écrire mes premiers textes de Rap. Depuis tout petit, j’aime imiter des bruits, ça fait partie de ma personnalité. Gamin, c’était des bruits de guerre, ou de dessins animés ; adolescent, des jeux vidéos, mes profs... Le Beatbox est donc une suite logique pour moi. J’ai beaucoup regardé d’autres beatboxers. Ma première rencontre avec ce genre a eu lieu en 2007, avec la découverte du groupe pionnier « Naturally 7 », qui est toujours une de mes sources d’inspiration. Quand Michael Jackson est mort, en 2009, je me suis replongé dans l’album « Thriller », essayant de refaire ses rythmiques si marquantes. A ce moment, en cherchant “Beatbox” sur youtube, j’ai découvert Joseph Poolpo, qui a fait « Nouvelle Star », et influencé des milliers de beatboxers. Je pense aussi à « Pentatonix », groupe a capella de renommée internationale. Tous les jours, je visionnais des vidéos, j’emmagasinais de l’inspiration, tel une éponge. J’imitais ce que je trouvais, puis recherchais mon propre style. Avec internet, on n’a plus d’excuse pour ne pas apprendre.

Tu as une approche du Beatbox très musicale...

Mon interprétation du mot Beatbox va au-delà de son sens premier. C’est ce qui m’a permis de me démarquer. C’est aussi pourquoi j’aime autant « Naturally 7 ». Pour trouver sa place dans la culture mainstream, notre technique doit être intégrée à des créations musicales. Le jour où rappeurs et beatboxers s’allieront réellement, le Beatbox prendra toute sa dimension.

De nombreuses influences se côtoient dans tes morceaux, c’est un choix ?

La musique est un voyage, une illusion auditive qui évoque des images et nous transportent. Ça n’aurait pas de sens pour moi de me cantonner à un seul style. Je suis en train de travailler sur mon album, à sortir l’an prochain. Le Boom Bap y côtoie des choeurs lyriques d’inspiration médiévale, et des sonorités arabes. D’autres morceaux mêlent Pop, Rap, Folk, Deep House...

Tes textes laissent transparaître une recherche de spiritualité…

J’ai toujours été très curieux. J’adore l’archéologie, l’antiquité... Je suis d’origines algérienne et portugaise. Enfant, mon père m’a appris à parler arabe, ainsi qu’une ou deux sourates du Coran. J’étais donc réceptif au sacré, à la spiritualité... En grandissant, ces centres d’intérêt se sont retrouvés dans ma musique. Tom Thum, mon beatboxer préféré, imite des sonorités de sitar. J’ai refait ce son également pour me rapprocher des musiques arabes ou indiennes, qui me touchent beaucoup. Spiritualité et philosophie m’ont toujours intéressé. On y cherche le sens de la vie, on y explore nos relations aux êtres et à nous-mêmes. « Pyramides », le morceau qui me représente le plus, est un rap qui aborde ces thèmes, sur fond de chants sacrés aux sonorités arabes, mêlés à un beat Hip Hop très moderne.

 


Discipline: Articles, Musique



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MB14 chante, rappe et est capable d’imiter toutes sortes d’instruments de musique et de sonorités, un talent qui l’amènera au rang de finaliste de la saison 5 de « The Voice », et lui permettra d’obtenir, avec son groupe « Berywam » le titre de champion du monde de Beatbox par équipes en 2018. Dans son premier album solo « Ambitus », tout est fait avec la voix. Découvrez son univers, éclectique et spirituel...

Comment le Beatbox est-il arrivé dans ta vie ?

J’ai toujours baigné dans le Hip Hop, comme toute la jeunesse des années 90. A treize ans, j’ai commencé à écrire mes premiers textes de Rap. Depuis tout petit, j’aime imiter des bruits, ça fait partie de ma personnalité. Gamin, c’était des bruits de guerre, ou de dessins animés ; adolescent, des jeux vidéos, mes profs... Le Beatbox est donc une suite logique pour moi. J’ai beaucoup regardé d’autres beatboxers. Ma première rencontre avec ce genre a eu lieu en 2007, avec la découverte du groupe pionnier « Naturally 7 », qui est toujours une de mes sources d’inspiration. Quand Michael Jackson est mort, en 2009, je me suis replongé dans l’album « Thriller », essayant de refaire ses rythmiques si marquantes. A ce moment, en cherchant “Beatbox” sur youtube, j’ai découvert Joseph Poolpo, qui a fait « Nouvelle Star », et influencé des milliers de beatboxers. Je pense aussi à « Pentatonix », groupe a capella de renommée internationale. Tous les jours, je visionnais des vidéos, j’emmagasinais de l’inspiration, tel une éponge. J’imitais ce que je trouvais, puis recherchais mon propre style. Avec internet, on n’a plus d’excuse pour ne pas apprendre.

Tu as une approche du Beatbox très musicale...

Mon interprétation du mot Beatbox va au-delà de son sens premier. C’est ce qui m’a permis de me démarquer. C’est aussi pourquoi j’aime autant « Naturally 7 ». Pour trouver sa place dans la culture mainstream, notre technique doit être intégrée à des créations musicales. Le jour où rappeurs et beatboxers s’allieront réellement, le Beatbox prendra toute sa dimension.

De nombreuses influences se côtoient dans tes morceaux, c’est un choix ?

La musique est un voyage, une illusion auditive qui évoque des images et nous transportent. Ça n’aurait pas de sens pour moi de me cantonner à un seul style. Je suis en train de travailler sur mon album, à sortir l’an prochain. Le Boom Bap y côtoie des choeurs lyriques d’inspiration médiévale, et des sonorités arabes. D’autres morceaux mêlent Pop, Rap, Folk, Deep House...

Tes textes laissent transparaître une recherche de spiritualité…

J’ai toujours été très curieux. J’adore l’archéologie, l’antiquité... Je suis d’origines algérienne et portugaise. Enfant, mon père m’a appris à parler arabe, ainsi qu’une ou deux sourates du Coran. J’étais donc réceptif au sacré, à la spiritualité... En grandissant, ces centres d’intérêt se sont retrouvés dans ma musique. Tom Thum, mon beatboxer préféré, imite des sonorités de sitar. J’ai refait ce son également pour me rapprocher des musiques arabes ou indiennes, qui me touchent beaucoup. Spiritualité et philosophie m’ont toujours intéressé. On y cherche le sens de la vie, on y explore nos relations aux êtres et à nous-mêmes. « Pyramides », le morceau qui me représente le plus, est un rap qui aborde ces thèmes, sur fond de chants sacrés aux sonorités arabes, mêlés à un beat Hip Hop très moderne.