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Meryem Benm’Barek - Coup de cœur cinéma

Meryem Benm’Barek - Coup de cœur cinéma

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Meyrem Benm' Barek - Sofia

 

Pour un premier film, Sofia est un coup de maître. Moins spectaculaire que d’autres films présentés à Cannes cette année il se dégage pourtant une intensité et une véritable intelligence dans le regard porté sur la société marocaine. Le film démarre par une réalité sociale, particulièrement douloureuse pour le personnage de Sofia qui, au delà du déni de grossesse, doit faire face à l’interdiction au Maroc d’accoucher hors mariage. Avec l’aide de sa cousine Lena, elles ont 24h pour retrouver le père du bébé, qui n’est au courant de rien, et fournir ses papiers aux autorités. Ce qui pourrait s’apparenter à un drame social, sur la condition de la femme, s’avère être en fait une étude de la place de la femme au Maroc et plus particulièrement à Casablanca. De la femme victime du système, la réalisatrice n’en oublie pas qu’elle peut en être une complice implicite. Complété par un portrait subtil des différences entre classes sociales, Meryem Benm’Barek livre de très beaux portraits de femmes qui sont autant de points de vue différents sur ce qui est vécu par Sofia. Grâce à une mise en scène sobre, digne d’un Asghar Farhadi ou d’un Cristian Mungiu, la réalisatrice sublime ses personnages en évitant pour cela tout sentimentalisme. Coup de coeur cinéma par Les Petits écrans: http://lespetitsecrans.fr/


Discipline: Articles, Cinéma,



Catégories : Articles, Cinéma,

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Meyrem Benm' Barek - Sofia

 

Pour un premier film, Sofia est un coup de maître. Moins spectaculaire que d’autres films présentés à Cannes cette année il se dégage pourtant une intensité et une véritable intelligence dans le regard porté sur la société marocaine. Le film démarre par une réalité sociale, particulièrement douloureuse pour le personnage de Sofia qui, au delà du déni de grossesse, doit faire face à l’interdiction au Maroc d’accoucher hors mariage. Avec l’aide de sa cousine Lena, elles ont 24h pour retrouver le père du bébé, qui n’est au courant de rien, et fournir ses papiers aux autorités. Ce qui pourrait s’apparenter à un drame social, sur la condition de la femme, s’avère être en fait une étude de la place de la femme au Maroc et plus particulièrement à Casablanca. De la femme victime du système, la réalisatrice n’en oublie pas qu’elle peut en être une complice implicite. Complété par un portrait subtil des différences entre classes sociales, Meryem Benm’Barek livre de très beaux portraits de femmes qui sont autant de points de vue différents sur ce qui est vécu par Sofia. Grâce à une mise en scène sobre, digne d’un Asghar Farhadi ou d’un Cristian Mungiu, la réalisatrice sublime ses personnages en évitant pour cela tout sentimentalisme. Coup de coeur cinéma par Les Petits écrans: http://lespetitsecrans.fr/