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Miossec, La musique de façon artisanale. Miossec, La musique de façon artisanale.
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Miossec, La musique de façon artisanale. Miossec, La musique de façon artisanale.

Miossec, La musique de façon artisanale.

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04.04 - Espace Malraux - Six-Fours-Les-Plages

 

« Non, non, non, non... je ne suis plus saoûl, un peu à bout c’est rien ! » Ces mots résonnent encore dans la tête de générations de musiciens qui se demandaient à cette époque s’il était vraiment possible de faire du Rock en France. Vingt-trois ans après, Miossec sort son onzième album, déjà, et en souhaitant revenir à une musique plus organique, crée un album proche des résonances de ses débuts. A vivre sur scène à Six-Fours !

 

Brest, 1964. Christophe naît, d’un père plongeur-pompier, et d’une mère employée à la Marine Nationale. La mer, déjà. 1995, « Boire ». Miossec naît. Cet album marque un tournant dans la chanson française, à peu près en même temps que les premiers albums de Dominique A. Il est donc possible de faire du rock, intimiste, à la française. Son succès et son statut de pilier de la scène française n’ont fait que se confirmer depuis, au fil des albums, que l‘on préfère celui-ci ou celui-là. Citons en vrac : « Baiser », « Brûle », « 1964 », « A prendre », jusqu’à « Mammifères », auréolé de succès avec le single « Après le bonheur ». Aujourd’hui Miossec nous revient avec « Les Rescapés ». Brouillant les pistes comme à son habitude, il est plus brut, plus rauque, plus organique. L’artiste, une nouvelle fois se met en danger, s’étonne lui-même, et veut de la musique jouée, tonnerre de Brest !

Les rescapés c’est vous, c’est nous ?
C’est étonnant, il y a des mots qui évoquent tout de suite quelque chose. Au départ, ça englobait tout le monde. C’est le fait d’être là au moment où l’on parle : cela veut déjà dire que l’on a échappé à beaucoup de choses. Moi, je ne pensais pas continuer à faire de la musique à cet âge-là. J’ai connu beaucoup de gens qui ont arrêté, par la force des choses : on se fait licencier à la demande générale.
Vous vous êtes fait porte-parole des revendications climatiques ?
Ici, j’ai sympathisé avec des gens du coin qui travaillent à IFREMER, et qui ont beaucoup de graphiques qui montrent les problèmes réels de notre planète. Du coup, je me sens un peu employé pour faire passer leur message (rires). C’est un réel problème l’état de notre planète.

La mer est encore très présente sur cet album…
L’élément liquide a toujours été là. Toute sa vie, on parle de l’endroit d’où l’on vient. J’ai beau déménagé, je parle de Brest. Depuis « Ici-bas, ici même » tout se fait ici. Aujourd’hui, j’exprime plus ce que je suis, écrire est plus facile ici. Quand on est ailleurs on s’interroge toujours, ici j’ai l’impression de pouvoir parler au nom de tout le monde.

« Je suis devenu » sonne comme un bilan, c’est ce que vous avez fait sur cet album, d’où ce côté intimiste ?
Pas vraiment. Je souhaite pouvoir continuer à faire ce métier-là, avec des règles du jeu qui restent excitantes : faire de la musique, de façon artisanale, pas de la musique informatique, même si j’aime ça. J’ai souhaité tout jouer, que les concerts soient donnés par des personnes, avec un côté musicien, cela donne une fragilité. Aujourd’hui, j’ai l’impression de mieux maitriser le jeu, d’avoir plus d’assurance, de pouvoir aborder plus de sujet. Se mettre ailleurs, c’est se mettre en déséquilibre : j’ai toujours aimé ça.

C’est vous qui avez fait toutes les guitares sur cet album, pourquoi ?
Parce qu’il était temps. C’est drôle de devenir plus musicien, d’endosser les responsabilités. Les guitares sont organiques, mais avec des sons tripatouillés d’aujourd’hui. C’est un disque conçu pour partir en tournée, facilement reproductible en concert.

Comment va se passer le concert de Six-Fours ?
Je souhaite que pendant les concerts, un souffle soit passé. C’est agréable de savoir que l’on peut être utile. Il n’y a pas un concert qui ressemble à un autre, on laisse beaucoup de place au moment du soir. Lors des improvisations, nous jouons avec le public.

Vous êtes poète avant tout ?
Je ne fais pas de poésie, la poésie, ça se lit. Moi, je fais des mots qui s’écoutent, je suis auteur de chansons, et ça me convient parfaitement. La chanson, ça parait tellement simple que tout le monde pense pouvoir en écrire. Et ce n’est pas parce qu’on fait de la bonne poésie, que l’on fait de bons textes de chansons. Pour les autres, le public, ce sont les mots qui comptent, sans mes paroles, je n’aurai pas de raison d’être dans le monde musical. Mais pour moi, c’est tout bêtement le plaisir de créer quelque chose qui n’existait pas cinq minutes avant.

Comment composez-vous ?
Il n’y a pas de manuel. Je ne sais pas combien j’ai pu écrire de chansons. Je prends des notes de temps en temps, c’est plus des fulgurances. Ce n’est pas de la discipline, un travail de 8h à midi. Concernant le texte et la musique, c’est la poule et l’œuf ! Tout cela vient de moments, de l’envie.

Votre morceau préféré ?
J’ai toujours l’impression que ça va être le prochain, je continue à le croire sincèrement. Je crois que l’on peut toujours s’améliorer. Mais peut être que pour les autres non. C’est dur de se situer. On a l’impression de s’améliorer mais peut être que l’on perd des défauts qui étaient vraiment bien !

 

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Brest, 1964. Christophe naît, d’un père plongeur-pompier, et d’une mère employée à la Marine Nationale. La mer, déjà. 1995, « Boire ». Miossec naît. Cet album marque un tournant dans la chanson française, à peu près en même temps que les premiers albums de Dominique A. Il est donc possible de faire du rock, intimiste, à la française. Son succès et son statut de pilier de la scène française n’ont fait que se confirmer depuis, au fil des albums, que l‘on préfère celui-ci ou celui-là. Citons en vrac : « Baiser », « Brûle », « 1964 », « A prendre », jusqu’à « Mammifères », auréolé de succès avec le single « Après le bonheur ». Aujourd’hui Miossec nous revient avec « Les Rescapés ». Brouillant les pistes comme à son habitude, il est plus brut, plus rauque, plus organique. L’artiste, une nouvelle fois se met en danger, s’étonne lui-même, et veut de la musique jouée, tonnerre de Brest !

Les rescapés c’est vous, c’est nous ?
C’est étonnant, il y a des mots qui évoquent tout de suite quelque chose. Au départ, ça englobait tout le monde. C’est le fait d’être là au moment où l’on parle : cela veut déjà dire que l’on a échappé à beaucoup de choses. Moi, je ne pensais pas continuer à faire de la musique à cet âge-là. J’ai connu beaucoup de gens qui ont arrêté, par la force des choses : on se fait licencier à la demande générale.
Vous vous êtes fait porte-parole des revendications climatiques ?
Ici, j’ai sympathisé avec des gens du coin qui travaillent à IFREMER, et qui ont beaucoup de graphiques qui montrent les problèmes réels de notre planète. Du coup, je me sens un peu employé pour faire passer leur message (rires). C’est un réel problème l’état de notre planète.

La mer est encore très présente sur cet album…
L’élément liquide a toujours été là. Toute sa vie, on parle de l’endroit d’où l’on vient. J’ai beau déménagé, je parle de Brest. Depuis « Ici-bas, ici même » tout se fait ici. Aujourd’hui, j’exprime plus ce que je suis, écrire est plus facile ici. Quand on est ailleurs on s’interroge toujours, ici j’ai l’impression de pouvoir parler au nom de tout le monde.

« Je suis devenu » sonne comme un bilan, c’est ce que vous avez fait sur cet album, d’où ce côté intimiste ?
Pas vraiment. Je souhaite pouvoir continuer à faire ce métier-là, avec des règles du jeu qui restent excitantes : faire de la musique, de façon artisanale, pas de la musique informatique, même si j’aime ça. J’ai souhaité tout jouer, que les concerts soient donnés par des personnes, avec un côté musicien, cela donne une fragilité. Aujourd’hui, j’ai l’impression de mieux maitriser le jeu, d’avoir plus d’assurance, de pouvoir aborder plus de sujet. Se mettre ailleurs, c’est se mettre en déséquilibre : j’ai toujours aimé ça.

C’est vous qui avez fait toutes les guitares sur cet album, pourquoi ?
Parce qu’il était temps. C’est drôle de devenir plus musicien, d’endosser les responsabilités. Les guitares sont organiques, mais avec des sons tripatouillés d’aujourd’hui. C’est un disque conçu pour partir en tournée, facilement reproductible en concert.

Comment va se passer le concert de Six-Fours ?
Je souhaite que pendant les concerts, un souffle soit passé. C’est agréable de savoir que l’on peut être utile. Il n’y a pas un concert qui ressemble à un autre, on laisse beaucoup de place au moment du soir. Lors des improvisations, nous jouons avec le public.

Vous êtes poète avant tout ?
Je ne fais pas de poésie, la poésie, ça se lit. Moi, je fais des mots qui s’écoutent, je suis auteur de chansons, et ça me convient parfaitement. La chanson, ça parait tellement simple que tout le monde pense pouvoir en écrire. Et ce n’est pas parce qu’on fait de la bonne poésie, que l’on fait de bons textes de chansons. Pour les autres, le public, ce sont les mots qui comptent, sans mes paroles, je n’aurai pas de raison d’être dans le monde musical. Mais pour moi, c’est tout bêtement le plaisir de créer quelque chose qui n’existait pas cinq minutes avant.

Comment composez-vous ?
Il n’y a pas de manuel. Je ne sais pas combien j’ai pu écrire de chansons. Je prends des notes de temps en temps, c’est plus des fulgurances. Ce n’est pas de la discipline, un travail de 8h à midi. Concernant le texte et la musique, c’est la poule et l’œuf ! Tout cela vient de moments, de l’envie.

Votre morceau préféré ?
J’ai toujours l’impression que ça va être le prochain, je continue à le croire sincèrement. Je crois que l’on peut toujours s’améliorer. Mais peut être que pour les autres non. C’est dur de se situer. On a l’impression de s’améliorer mais peut être que l’on perd des défauts qui étaient vraiment bien !

 

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