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MONSIEUR MOUCHE - Un clown si différent.

MONSIEUR MOUCHE - Un clown si différent.

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SOLO CLOWNESQUE MUSICAL |
Compagnie Gorgomar
Vendredi 24 septembre - Le Beausset

Pour Thomas Garcia, prendre le rôle de Monsieur Mouche est plus qu’un travail, il cherche avant tout à animer et à faire s'exprimer la joie du public. Un clown très différent de ce à quoi on s'attend.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du spectacle et particulièrement du clown ?
J’ai toujours aimé faire rire. Dès mon enfance, mon père me poussait à monter sur la table pour faire marrer les autres. Après, quand j’étais à l’école, j’aimais faire rire mes camarades, donc pour moi c’est quelque chose qui remonte à l’enfance. Cependant, le clown a été un univers découvert de façon tardive. J’étais avant tout musicien, et c'est à travers la musique que j’ai connu le monde du théâtre et du clown. Je l’ai découvert dans les ateliers auxquels je me présentais. Je ne connaissais pas de personnages clownesques en dehors du cirque, et ce fut une révélation. En découvrant cet univers, je me suis dit que ça faisait déjà partie de moi sans même m’en rendre compte.

Comment est né Monsieur Mouche et quel est son univers ?
Monsieur Mouche vient du désir de créer un solo. Au départ, je faisais partie d'un groupe, ce n'était pas clownesque, simplement du théâtre musical humoristique. J'ai alors commencé à travailler dans des hôpitaux avec des enfants atteints de cancer. Ça m'a permis de tester le personnage et ses différentes facettes. Monsieur Mouche est un clin d'oeil au monde du spectacle, car le personnage est ce qu'on appelle un "factotum" : c'est lui qui sort la poubelle, qui change les ampoules. Il travaille dans un théâtre, mais il n'a aucune conscience de ce qui s'y passe réellement. C’est un homme de l'ombre, qui soudain se trouve au milieu d'une scène avec plein de monde. C'est à ce moment-là qu'il commence à faire du théâtre, à improviser des choses.

Comment allie-t-on l’humour burlesque et le sérieux des messages que vous souhaitez faire passer ?
Pour moi, à travers le rire, on peut faire passer différentes émotions en faisant en sorte qu'elles perdurent chez les gens. Monsieur Mouche cherche avant tout à faire passer un bon moment au public, même si ce n'est pas du tout son métier. C’est quelqu'un d’assez touchant, il est maladroit et un peu naïf. Le spectacle aborde la maladresse avec un humour physique. Il y a aussi de la musique. Parfois, il chante des morceaux qu’il compose, parfois du Elvis Presley… dont il est très fan ! Parmi ses chansons, il y a celle qui est dédiée à sa voisine dont il est amoureux et qu’il n’a jamais rencontrée, mais qu'il entend à travers le plafond. C'est comme ça qu'on touche le public de façon très émotionnelle, et sans laisser le rire de côté.

Quelles similitudes peut-on trouver entre votre personnage, Monsieur Mouche, et vous Monsieur Garcia ?
Le clown vient de soi, de ses problématiques personnelles, de ses failles, de ses difficultés à affronter le monde. Moi, je suis de nature très maladroite dans la vie, donc ce côté_là, je ne l'interprète pas. Quand on crée un personnage, on cherche des choses qui nous appartiennent, que ce soit dans la force, dans le rire ou dans l'émotion. On va toujours mettre du vrai, quelque chose qui vient de soi avec une certaine sincérité. Pour être clown, on doit être prêt à mettre en avant ses faiblesses.

Septembre 2021


Discipline: Articles, Sur les planches



Catégories : Articles, Sur les planches

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SOLO CLOWNESQUE MUSICAL |
Compagnie Gorgomar
Vendredi 24 septembre - Le Beausset

Pour Thomas Garcia, prendre le rôle de Monsieur Mouche est plus qu’un travail, il cherche avant tout à animer et à faire s'exprimer la joie du public. Un clown très différent de ce à quoi on s'attend.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du spectacle et particulièrement du clown ?
J’ai toujours aimé faire rire. Dès mon enfance, mon père me poussait à monter sur la table pour faire marrer les autres. Après, quand j’étais à l’école, j’aimais faire rire mes camarades, donc pour moi c’est quelque chose qui remonte à l’enfance. Cependant, le clown a été un univers découvert de façon tardive. J’étais avant tout musicien, et c'est à travers la musique que j’ai connu le monde du théâtre et du clown. Je l’ai découvert dans les ateliers auxquels je me présentais. Je ne connaissais pas de personnages clownesques en dehors du cirque, et ce fut une révélation. En découvrant cet univers, je me suis dit que ça faisait déjà partie de moi sans même m’en rendre compte.

Comment est né Monsieur Mouche et quel est son univers ?
Monsieur Mouche vient du désir de créer un solo. Au départ, je faisais partie d'un groupe, ce n'était pas clownesque, simplement du théâtre musical humoristique. J'ai alors commencé à travailler dans des hôpitaux avec des enfants atteints de cancer. Ça m'a permis de tester le personnage et ses différentes facettes. Monsieur Mouche est un clin d'oeil au monde du spectacle, car le personnage est ce qu'on appelle un "factotum" : c'est lui qui sort la poubelle, qui change les ampoules. Il travaille dans un théâtre, mais il n'a aucune conscience de ce qui s'y passe réellement. C’est un homme de l'ombre, qui soudain se trouve au milieu d'une scène avec plein de monde. C'est à ce moment-là qu'il commence à faire du théâtre, à improviser des choses.

Comment allie-t-on l’humour burlesque et le sérieux des messages que vous souhaitez faire passer ?
Pour moi, à travers le rire, on peut faire passer différentes émotions en faisant en sorte qu'elles perdurent chez les gens. Monsieur Mouche cherche avant tout à faire passer un bon moment au public, même si ce n'est pas du tout son métier. C’est quelqu'un d’assez touchant, il est maladroit et un peu naïf. Le spectacle aborde la maladresse avec un humour physique. Il y a aussi de la musique. Parfois, il chante des morceaux qu’il compose, parfois du Elvis Presley… dont il est très fan ! Parmi ses chansons, il y a celle qui est dédiée à sa voisine dont il est amoureux et qu’il n’a jamais rencontrée, mais qu'il entend à travers le plafond. C'est comme ça qu'on touche le public de façon très émotionnelle, et sans laisser le rire de côté.

Quelles similitudes peut-on trouver entre votre personnage, Monsieur Mouche, et vous Monsieur Garcia ?
Le clown vient de soi, de ses problématiques personnelles, de ses failles, de ses difficultés à affronter le monde. Moi, je suis de nature très maladroite dans la vie, donc ce côté_là, je ne l'interprète pas. Quand on crée un personnage, on cherche des choses qui nous appartiennent, que ce soit dans la force, dans le rire ou dans l'émotion. On va toujours mettre du vrai, quelque chose qui vient de soi avec une certaine sincérité. Pour être clown, on doit être prêt à mettre en avant ses faiblesses.

Septembre 2021