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Naâman - De retour parmi nous !

Naâman - De retour parmi nous !

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Avec son flow groovy et mélodieux porté par un timbre unique, c’est entre Reggae, Raggamuffin, Hip Hop et Soul que l’artiste fait skanker les mots depuis plus de dix ans. Après avoir sillonné les plus belles scènes du monde entier, et la sortie d’un album live, l’année 2020 marque son grand retour en France.

Durant l’année 2018, tu étais sur la tournée de « Beyond ». Début 2019, tu tournais à l’étranger : Australie, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande et j’en passe… Tu devrais sortir un nouvel album cette année, qui marquera ton retour en France. Tu ne t’arrêtes jamais ?

J’ai fait cette fin de tournée dans le Pacifique en un mois et demi. Comparé au rythme d’un album tous les deux ans, avec les tournées entre les deux, j’ai vécu cette année comme une petite pause. Aujourd’hui on vit dans une époque où la musique se consomme très vite, on doit donc en recréer souvent. On est également influencé par énormément de styles musicaux et d’artistes différents. D’où l’envie de créer régulièrement. Une explication à ce rythme est donnée par l’évolution de la musique : à l’époque où les albums se vendaient beaucoup, les artistes gagnaient plus d’argent. Aujourd’hui, il faut tourner. Et pour tourner, il est nécessaire d’avoir de nouveaux projets et albums, pour pouvoir proposer quelque chose de frais au public, mais aussi pour soi-même : après avoir tourné un an et demi sur un même album, on a besoin de nouveauté.

Dans ton dernier album studio « Beyond », tu as exploré de nouvelles sonorités : latines, caribéennes... Pourquoi cette évolution ?

C’est un album mûrement réfléchi. Ce mélange de styles est signé Fatbabs, mon beatmaker. Les projets sont toujours des aventures collectives, des collaborations, pendant lesquelles un des participants fera plus de propositions et prendra le dessus. Sur cet album, c’est lui qui a en grande partie eu la main sur la production et la direction artistique, même s’il a toujours été présent sur mes projets, et sur scène, avec moi. C’est également un des associés de mon label Big Scoop Records. Je reprendrai la main sur la direction artistique pour le prochain album.

Peux-tu nous parler de celui-ci ?

Il est en cours de composition. On a bien sûr dû annuler tous les sessions d’enregistrements prévues, étant données les circonstances. Ça va donc prendre plus de temps que l’on pensait. Musicalement, j’aimerais me rapprocher de ce qui me ressemble le plus : des titres moins travaillés, plus crus. Je pense à « My days » que j’ai enregistré avec Soom T. C’est une simple boucle, que j’ai faite dans ma chambre. Je veux des sons qui vont à l’essentiel, plus organiques, ça, c’est ma came. Ça permet aussi de garder des choses que l’on enlève d’habitude. Depuis tes débuts, tu as fait le choix de chanter en anglais.

Quelles différences ressens-tu au niveau du public quand tu joues en France et à l’étranger ?

Pour moi, le choix de l’Anglais a toujours été naturel. J’adore cette langue. C’est celle comprise par le plus grand nombre, et elle se prête parfaitement à ce langage universel qu’est la musique. Je l’ai appris en Jamaïque. La langue jamaïcaine, pour moi, est encore plus propice à la musique. En France, l’Anglais peut être une barrière, mais mon public fidèle connaît, apprend, voire traduit mes paroles. Ça n’a jamais été un frein. À l’étranger, l’Anglais se justifie facilement, le public est d’autant plus touché par ces images que je peins avec mes mots.

 


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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Avec son flow groovy et mélodieux porté par un timbre unique, c’est entre Reggae, Raggamuffin, Hip Hop et Soul que l’artiste fait skanker les mots depuis plus de dix ans. Après avoir sillonné les plus belles scènes du monde entier, et la sortie d’un album live, l’année 2020 marque son grand retour en France.

Durant l’année 2018, tu étais sur la tournée de « Beyond ». Début 2019, tu tournais à l’étranger : Australie, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande et j’en passe… Tu devrais sortir un nouvel album cette année, qui marquera ton retour en France. Tu ne t’arrêtes jamais ?

J’ai fait cette fin de tournée dans le Pacifique en un mois et demi. Comparé au rythme d’un album tous les deux ans, avec les tournées entre les deux, j’ai vécu cette année comme une petite pause. Aujourd’hui on vit dans une époque où la musique se consomme très vite, on doit donc en recréer souvent. On est également influencé par énormément de styles musicaux et d’artistes différents. D’où l’envie de créer régulièrement. Une explication à ce rythme est donnée par l’évolution de la musique : à l’époque où les albums se vendaient beaucoup, les artistes gagnaient plus d’argent. Aujourd’hui, il faut tourner. Et pour tourner, il est nécessaire d’avoir de nouveaux projets et albums, pour pouvoir proposer quelque chose de frais au public, mais aussi pour soi-même : après avoir tourné un an et demi sur un même album, on a besoin de nouveauté.

Dans ton dernier album studio « Beyond », tu as exploré de nouvelles sonorités : latines, caribéennes... Pourquoi cette évolution ?

C’est un album mûrement réfléchi. Ce mélange de styles est signé Fatbabs, mon beatmaker. Les projets sont toujours des aventures collectives, des collaborations, pendant lesquelles un des participants fera plus de propositions et prendra le dessus. Sur cet album, c’est lui qui a en grande partie eu la main sur la production et la direction artistique, même s’il a toujours été présent sur mes projets, et sur scène, avec moi. C’est également un des associés de mon label Big Scoop Records. Je reprendrai la main sur la direction artistique pour le prochain album.

Peux-tu nous parler de celui-ci ?

Il est en cours de composition. On a bien sûr dû annuler tous les sessions d’enregistrements prévues, étant données les circonstances. Ça va donc prendre plus de temps que l’on pensait. Musicalement, j’aimerais me rapprocher de ce qui me ressemble le plus : des titres moins travaillés, plus crus. Je pense à « My days » que j’ai enregistré avec Soom T. C’est une simple boucle, que j’ai faite dans ma chambre. Je veux des sons qui vont à l’essentiel, plus organiques, ça, c’est ma came. Ça permet aussi de garder des choses que l’on enlève d’habitude. Depuis tes débuts, tu as fait le choix de chanter en anglais.

Quelles différences ressens-tu au niveau du public quand tu joues en France et à l’étranger ?

Pour moi, le choix de l’Anglais a toujours été naturel. J’adore cette langue. C’est celle comprise par le plus grand nombre, et elle se prête parfaitement à ce langage universel qu’est la musique. Je l’ai appris en Jamaïque. La langue jamaïcaine, pour moi, est encore plus propice à la musique. En France, l’Anglais peut être une barrière, mais mon public fidèle connaît, apprend, voire traduit mes paroles. Ça n’a jamais été un frein. À l’étranger, l’Anglais se justifie facilement, le public est d’autant plus touché par ces images que je peins avec mes mots.