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Nazaré Peireira - Un carnaval au rythme de l’Amazonie.

Nazaré Peireira - Un carnaval au rythme de l’Amazonie.

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Nazaré Pereira chante les musiques du nord et du nord-est du Brésil. On se souvient de sa fleur dans les cheveux et de son tube “La Marelle”. Après de de nombreux voyages et tournées internationales, la fille de la forêt amazonienne revient aux sources pour son vingtième album « Meus Caminhos, Meu Destino ». Au rythme du Carimbo, du Xote et du Axé, la brésilienne retrace son long parcours. Elle fera chanter et danser tout le festival Sarava.

Vous sortez un nouvel album en 2019 Meus Caminhos, Meu Destino. Que signifie-t-il pour vous ?

Mon nouvel album se traduit par “Mes chemins, mon destin”. En effet, j’ai eu un long parcours dans lequel j’ai emprunté de nombreux chemins. Je suis né à Belem en Amazonie. Je suis sortie de la forêt amazonienne pour arriver dans les grandes villes du Brésil. Avant, j’étais professeur des écoles. C’est là que j’ai rencontré mon premier public, qui est aussi le meilleur : les enfants ! Puis j’ai fait des études d’actrices, puis de metteuse en scène. C’est dans le cadre de ces cours que j’ai découvert la France dont je suis tombée amoureuse. La France est la porte du monde, à partir d’elle j’ai vu beaucoup de pays, surtout francophones.

Et la musique dans tout ça ?

Je me suis mis au chant assez tard et de manière inattendue. On faisait une fête, pendant le festival de Théâtre de Quito en Equateur, et j’ai chanté, pour mes amis. Le lendemain j’étais sur les chaînes locales ! On m’a alors poussée et encouragée dans cette voie. De retour en France, j’ai chanté partout, dans le métro, dans les bars… J’ai alors commencé ma carrière dans la chanson et ai enregistré mon premier CD en 1978. J’ai enchainé les sortie d’albums et les tournées, j’ai joué à l’Olympia, au Montreux Jazz Festival… A la fin des années 80, la lambada est arrivée et les musiques brésiliennes ont connu une chute, le public recherchait autre chose. Mais moi je ne suis pas encore has been ! (rires). Ce disque amène de nouvelles couleurs à mon répertoire, c’est une nouvelle proposition.

Vous avez beaucoup joué pour le jeune public, mais cet album sonne différemment : musicalement une page a été tournée ?

J’ai sorti une quinzaine de disques destinés aux enfants. Mais pour ce vingtième album, j’ai remonté un nouveau groupe et c’est une toute autre proposition que je fais, à la fois traditionnelle et contemporaine. Il a été enregistré au Brésil et on y entend les sonorités de la région du Nord du Brésil.

Vous avez un rapport particulier à la France ?

J’habite en France. Le public français m’a accueillie avec beaucoup d’amour et de tendresse. C’est en France que j’ai fait ma carrière musicale, pas au Brésil. Je suis souvent passée à la télé, surtout dans des émissions sur la Côte d’Azur. Je suis heureuse d’y retourner pour ce spectacle que je promets grand, dansant et carnavalesque ! J’ai hâte de me sentir connectée au public, de le faire chanter et danser !

 


Discipline: Articles, Musique,



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Nazaré Pereira chante les musiques du nord et du nord-est du Brésil. On se souvient de sa fleur dans les cheveux et de son tube “La Marelle”. Après de de nombreux voyages et tournées internationales, la fille de la forêt amazonienne revient aux sources pour son vingtième album « Meus Caminhos, Meu Destino ». Au rythme du Carimbo, du Xote et du Axé, la brésilienne retrace son long parcours. Elle fera chanter et danser tout le festival Sarava.

Vous sortez un nouvel album en 2019 Meus Caminhos, Meu Destino. Que signifie-t-il pour vous ?

Mon nouvel album se traduit par “Mes chemins, mon destin”. En effet, j’ai eu un long parcours dans lequel j’ai emprunté de nombreux chemins. Je suis né à Belem en Amazonie. Je suis sortie de la forêt amazonienne pour arriver dans les grandes villes du Brésil. Avant, j’étais professeur des écoles. C’est là que j’ai rencontré mon premier public, qui est aussi le meilleur : les enfants ! Puis j’ai fait des études d’actrices, puis de metteuse en scène. C’est dans le cadre de ces cours que j’ai découvert la France dont je suis tombée amoureuse. La France est la porte du monde, à partir d’elle j’ai vu beaucoup de pays, surtout francophones.

Et la musique dans tout ça ?

Je me suis mis au chant assez tard et de manière inattendue. On faisait une fête, pendant le festival de Théâtre de Quito en Equateur, et j’ai chanté, pour mes amis. Le lendemain j’étais sur les chaînes locales ! On m’a alors poussée et encouragée dans cette voie. De retour en France, j’ai chanté partout, dans le métro, dans les bars… J’ai alors commencé ma carrière dans la chanson et ai enregistré mon premier CD en 1978. J’ai enchainé les sortie d’albums et les tournées, j’ai joué à l’Olympia, au Montreux Jazz Festival… A la fin des années 80, la lambada est arrivée et les musiques brésiliennes ont connu une chute, le public recherchait autre chose. Mais moi je ne suis pas encore has been ! (rires). Ce disque amène de nouvelles couleurs à mon répertoire, c’est une nouvelle proposition.

Vous avez beaucoup joué pour le jeune public, mais cet album sonne différemment : musicalement une page a été tournée ?

J’ai sorti une quinzaine de disques destinés aux enfants. Mais pour ce vingtième album, j’ai remonté un nouveau groupe et c’est une toute autre proposition que je fais, à la fois traditionnelle et contemporaine. Il a été enregistré au Brésil et on y entend les sonorités de la région du Nord du Brésil.

Vous avez un rapport particulier à la France ?

J’habite en France. Le public français m’a accueillie avec beaucoup d’amour et de tendresse. C’est en France que j’ai fait ma carrière musicale, pas au Brésil. Je suis souvent passée à la télé, surtout dans des émissions sur la Côte d’Azur. Je suis heureuse d’y retourner pour ce spectacle que je promets grand, dansant et carnavalesque ! J’ai hâte de me sentir connectée au public, de le faire chanter et danser !