zoom
Nicolas Paban - Partager ses rêves.

Nicolas Paban - Partager ses rêves.

    Partager sur :

CINÉMA
Court-métrage Princesse de Jérusalem

 

J'ai rencontré ce réalisateur varois en assistant au tournage du prochain court-métrage de Merci, Stan. Il nous présente son dernier court-métrage, "Princesse de Jérusalem", véritable bijou, qui a remporté de nombreux prix dans les festivals spécialisés.

 

Alors quelle est la morale de cette histoire, se méfier d’Internet ou croire en ses rêves ?
Le film traite de notre regard sur les autres, du jugement que l’on porte sur les gens sans apprendre à les connaître. Nous avons écrit le scénario à deux avec Guillaume Levil. Les idées tombent un peu du ciel. Elles peuvent partir d’une ambiance, d’une envie de mettre en image une action, d’un décor. J’essaie de construire une histoire autour. Là, c'est une expérience particulière, car nous l’avons co-écrit. Nous sommes partis d’une idée, puis avons fait des allers-retours par mail… pendant quatre ans !


Est-ce que tu t’attendais au succès de ce court-métrage ?
Les courts-métrages vivent par les festivals. Certains grands festivals sont qualificatifs pour les Awards européens et reconnus par le CNC, ce qui permet de faire valoir des subventions. Nous avons eu cinq sélections pour ces festivals dont trois internationaux. A Naples, nous avons eu le prix du meilleur film étranger. Je me souviens quand on a terminé le tournage, Guillaume m’a dit : "Je crois qu’on a fait un bon film". Tant qu’un film n’est pas terminé, on ne peut pas savoir s’il fonctionne. La magie opère, ou pas. Là, nous avons de très bons ingrédients, bon scénario, bons acteurs, bonne équipe. Mais l’accueil ne dépend pas de nous.


Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire du cinéma ?
J’en ai toujours eu envie. Mon père avait une caméra Super 8. J’étais fasciné. Mais le passage à l’acte est très difficile. J’ai eu des caméras toute ma vie, ça me rassurait de savoir que j’avais la possibilité de faire un film. Jusqu’à ce que j'en fasse un...


Qu’est-ce que tu affectionnes particulièrement dans le court-métrage ?
C’est du cinéma. C’est seulement une question de durée. Aller au cinéma me faisait rêver. Pouvoir créer un univers. Et c’est un travail collectif. On crée une histoire et on la partage avec un public. On lui fait ressentir des sensations, une part de rêve. C’est comme un pouvoir magique.


Tu as un acteur fétiche, Thomas Garbo, qu’est-ce qui te plait chez cet acteur ?
J’en ai plusieurs. J’aime leur sincérité, leur générosité, ils savent être justes et donner d’eux-mêmes. C'est le cas de Monique Deshors également qui a joué dans "Un moment de faiblesse", film tourné à Toulon, qui a eu beaucoup de succès aussi.


C’est facile de réaliser un court-métrage dans la région ?
Il y a une multitude de décors. La région me plait, j’aime le centre-ville de Toulon, j’aime la lumière, les collines, la région m’inspire...


Tu réalises le nouveau court-métrage du groupe Merci, Stan. "gamin."…
Nous sommes au montage. C’est un travail d’équipe, sur une demande de Franck Cascales, que je connaissais peu. J’aimais leur musique que j’écoutais sur Radio Active et j’ai aimé leur univers. Mais il faut que je puisse m’approprier un scénario alors j’ai demandé à ce qu’on le retouche. C’est un film abstrait. À ce stade, je ne connais pas encore le résultat final, mais j’ai pris beaucoup de plaisir, et ça m’a beaucoup appris de travailler avec eux. C’est un film d’univers, avec un scénario hétéré, où la magie a beaucoup d’importance.

Janvier 2022

 


Discipline: Articles, Cinéma



Catégories : Articles, Cinéma

Retour

CINÉMA
Court-métrage Princesse de Jérusalem

 

J'ai rencontré ce réalisateur varois en assistant au tournage du prochain court-métrage de Merci, Stan. Il nous présente son dernier court-métrage, "Princesse de Jérusalem", véritable bijou, qui a remporté de nombreux prix dans les festivals spécialisés.

 

Alors quelle est la morale de cette histoire, se méfier d’Internet ou croire en ses rêves ?
Le film traite de notre regard sur les autres, du jugement que l’on porte sur les gens sans apprendre à les connaître. Nous avons écrit le scénario à deux avec Guillaume Levil. Les idées tombent un peu du ciel. Elles peuvent partir d’une ambiance, d’une envie de mettre en image une action, d’un décor. J’essaie de construire une histoire autour. Là, c'est une expérience particulière, car nous l’avons co-écrit. Nous sommes partis d’une idée, puis avons fait des allers-retours par mail… pendant quatre ans !


Est-ce que tu t’attendais au succès de ce court-métrage ?
Les courts-métrages vivent par les festivals. Certains grands festivals sont qualificatifs pour les Awards européens et reconnus par le CNC, ce qui permet de faire valoir des subventions. Nous avons eu cinq sélections pour ces festivals dont trois internationaux. A Naples, nous avons eu le prix du meilleur film étranger. Je me souviens quand on a terminé le tournage, Guillaume m’a dit : "Je crois qu’on a fait un bon film". Tant qu’un film n’est pas terminé, on ne peut pas savoir s’il fonctionne. La magie opère, ou pas. Là, nous avons de très bons ingrédients, bon scénario, bons acteurs, bonne équipe. Mais l’accueil ne dépend pas de nous.


Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire du cinéma ?
J’en ai toujours eu envie. Mon père avait une caméra Super 8. J’étais fasciné. Mais le passage à l’acte est très difficile. J’ai eu des caméras toute ma vie, ça me rassurait de savoir que j’avais la possibilité de faire un film. Jusqu’à ce que j'en fasse un...


Qu’est-ce que tu affectionnes particulièrement dans le court-métrage ?
C’est du cinéma. C’est seulement une question de durée. Aller au cinéma me faisait rêver. Pouvoir créer un univers. Et c’est un travail collectif. On crée une histoire et on la partage avec un public. On lui fait ressentir des sensations, une part de rêve. C’est comme un pouvoir magique.


Tu as un acteur fétiche, Thomas Garbo, qu’est-ce qui te plait chez cet acteur ?
J’en ai plusieurs. J’aime leur sincérité, leur générosité, ils savent être justes et donner d’eux-mêmes. C'est le cas de Monique Deshors également qui a joué dans "Un moment de faiblesse", film tourné à Toulon, qui a eu beaucoup de succès aussi.


C’est facile de réaliser un court-métrage dans la région ?
Il y a une multitude de décors. La région me plait, j’aime le centre-ville de Toulon, j’aime la lumière, les collines, la région m’inspire...


Tu réalises le nouveau court-métrage du groupe Merci, Stan. "gamin."…
Nous sommes au montage. C’est un travail d’équipe, sur une demande de Franck Cascales, que je connaissais peu. J’aimais leur musique que j’écoutais sur Radio Active et j’ai aimé leur univers. Mais il faut que je puisse m’approprier un scénario alors j’ai demandé à ce qu’on le retouche. C’est un film abstrait. À ce stade, je ne connais pas encore le résultat final, mais j’ai pris beaucoup de plaisir, et ça m’a beaucoup appris de travailler avec eux. C’est un film d’univers, avec un scénario hétéré, où la magie a beaucoup d’importance.

Janvier 2022