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Nicolas Trufaut, je crée des femmes puissantes.

Nicolas Trufaut, je crée des femmes puissantes.

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Nicolas Trufaut est un artiste plasticien hyérois. Il produit, depuis les années 1980, des œuvres colorées, audacieuses et provocantes s’inscrivant dans la mouvance de la figuration libre. Ces dernières années, il se consacre à la réalisation de sculptures monumentales.

Quel est votre parcours artistique ?
J’ai commencé par étudier la sculpture ornemaniste avant de travailler peu de temps pour un ébéniste, mais ça ne me convenait pas. J’ai eu envie d’apprendre plus de techniques et j’ai intégré l’école des Beaux-Arts. Cependant, les professeurs orientaient plus leurs enseignements vers le conceptuel et ça ne m’intéressait pas vraiment. Il faut savoir qu’il s’opérait un grand retour à la figuration en peinture à ce moment là et mon art s’y rattachait beaucoup plus. En parallèle, j’avais découvert le graffiti et j’y prenais part, à ma façon. Je baignais dans ce milieu et je me suis vraiment trouvé comme artiste à cette période. Je peignais beaucoup et je montrais mon travail un peu partout dans la région. J’en suis venu à exposer pour la Galerie Ferrero à Nice et ça m’a permis de rencontrer notamment Ben, Cesar et Moya. C’est à partir de là que ma carrière a vraiment commencé.
A ce moment là, vous faisiez surtout de la peinture. Comment en êtes vous venu à vous consacrer à la sculpture monumentale ?
J’ai toujours fait de la sculpture en parallèle. Le graphisme que j’imagine me permet autant de peindre que de sculpter. Ce sont toujours mes personnages, mon monde imaginaire, qui en ressortent quelle qu’en soit la forme. Je ne me limite pas à un seul medium. Ce qui a fait que je me suis tourné vers la sculpture monumentale, c’est que j’ai fait plusieurs années de carnavals, pour la fête vénitienne du Lavandou notamment. Je faisais pour l’occasion de grands personnages en papier mâché. Par la suite, je me suis mis à faire de grands volumes pour différentes expositions.
On retrouve, dans votre travail, toujours une grande femme nue, perchée sur des talons hauts. Elle devient un leitmotiv. Qu’est-ce qu’elle représente pour vous ?
Cette femme a toujours été présente dans mon imaginaire. C’est ma principale source d’inspiration, depuis l’enfance. Pour moi, c’est la femme qui domine, depuis l’origine de l’humanité. Je veux créer une femme puissante, arborant fièrement ses formes, sans honte ni pudeur. Je sublime sa féminité sans la stigmatiser. Je veux faire d’elle une déesse.
Vos dernières créations sont toutes en métal. Pourquoi avoir fait le choix de ce matériau essentiellement ?
Le métal permet une efficacité et une rapidité dans la construction d’un volume, surtout à échelle monumentale. C’est un matériau résistant : les sculptures peuvent ainsi être mises à l’extérieur. Mais je ne me limite pas au métal. Je réalise aussi des yeux et bouches en céramique qui peuvent être disposés sur des arbres ou du mobilier urbain. C’est un projet entre land art et street art que l’on peut retrouver mis en situation sur les arbres de la Pépinière Montgolfier, à la Crau.
Quelles œuvres pourra-t-on admirer à Bandol en septembre ?
Une faite en tiges de métal entremêlées, issue de la même série que l’Embobineuse, actuellement en vente et exposée à côté de la mairie d’Hyères. Je présente aussi plusieurs nouvelles sculptures élaborées dans la continuité de ma série des Sentinelles roses. Contrairement aux anciennes, elles sont en plaques de métal et beaucoup plus grandes. Maya Trufaut.

 

Retrouvez Nicolas Trufaut et ses œuvres sur son site internet.


Discipline: Articles, Arts graphiques, Initiatives, Événements



Catégories : Articles, Arts graphiques, Initiatives, Événements

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Nicolas Trufaut est un artiste plasticien hyérois. Il produit, depuis les années 1980, des œuvres colorées, audacieuses et provocantes s’inscrivant dans la mouvance de la figuration libre. Ces dernières années, il se consacre à la réalisation de sculptures monumentales.

Quel est votre parcours artistique ?
J’ai commencé par étudier la sculpture ornemaniste avant de travailler peu de temps pour un ébéniste, mais ça ne me convenait pas. J’ai eu envie d’apprendre plus de techniques et j’ai intégré l’école des Beaux-Arts. Cependant, les professeurs orientaient plus leurs enseignements vers le conceptuel et ça ne m’intéressait pas vraiment. Il faut savoir qu’il s’opérait un grand retour à la figuration en peinture à ce moment là et mon art s’y rattachait beaucoup plus. En parallèle, j’avais découvert le graffiti et j’y prenais part, à ma façon. Je baignais dans ce milieu et je me suis vraiment trouvé comme artiste à cette période. Je peignais beaucoup et je montrais mon travail un peu partout dans la région. J’en suis venu à exposer pour la Galerie Ferrero à Nice et ça m’a permis de rencontrer notamment Ben, Cesar et Moya. C’est à partir de là que ma carrière a vraiment commencé.
A ce moment là, vous faisiez surtout de la peinture. Comment en êtes vous venu à vous consacrer à la sculpture monumentale ?
J’ai toujours fait de la sculpture en parallèle. Le graphisme que j’imagine me permet autant de peindre que de sculpter. Ce sont toujours mes personnages, mon monde imaginaire, qui en ressortent quelle qu’en soit la forme. Je ne me limite pas à un seul medium. Ce qui a fait que je me suis tourné vers la sculpture monumentale, c’est que j’ai fait plusieurs années de carnavals, pour la fête vénitienne du Lavandou notamment. Je faisais pour l’occasion de grands personnages en papier mâché. Par la suite, je me suis mis à faire de grands volumes pour différentes expositions.
On retrouve, dans votre travail, toujours une grande femme nue, perchée sur des talons hauts. Elle devient un leitmotiv. Qu’est-ce qu’elle représente pour vous ?
Cette femme a toujours été présente dans mon imaginaire. C’est ma principale source d’inspiration, depuis l’enfance. Pour moi, c’est la femme qui domine, depuis l’origine de l’humanité. Je veux créer une femme puissante, arborant fièrement ses formes, sans honte ni pudeur. Je sublime sa féminité sans la stigmatiser. Je veux faire d’elle une déesse.
Vos dernières créations sont toutes en métal. Pourquoi avoir fait le choix de ce matériau essentiellement ?
Le métal permet une efficacité et une rapidité dans la construction d’un volume, surtout à échelle monumentale. C’est un matériau résistant : les sculptures peuvent ainsi être mises à l’extérieur. Mais je ne me limite pas au métal. Je réalise aussi des yeux et bouches en céramique qui peuvent être disposés sur des arbres ou du mobilier urbain. C’est un projet entre land art et street art que l’on peut retrouver mis en situation sur les arbres de la Pépinière Montgolfier, à la Crau.
Quelles œuvres pourra-t-on admirer à Bandol en septembre ?
Une faite en tiges de métal entremêlées, issue de la même série que l’Embobineuse, actuellement en vente et exposée à côté de la mairie d’Hyères. Je présente aussi plusieurs nouvelles sculptures élaborées dans la continuité de ma série des Sentinelles roses. Contrairement aux anciennes, elles sont en plaques de métal et beaucoup plus grandes. Maya Trufaut.

 

Retrouvez Nicolas Trufaut et ses œuvres sur son site internet.