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Olivia Ruiz, je souhaite explorer.

Olivia Ruiz, je souhaite explorer.

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Le Télégraphe ouvre ses portes avec une programmation ambitieuse. Rien que le premier mois, ce nouveau lieu culturel toulonnais accueille François Atlas, Nosfell, et bien sûr Olivia Ruiz qui pendant un mois et demi se produira, exposera et invitera. Une expérience hors du commun.

 

Olivia Ruiz, née Olivia Blanc, et fille d’un musicien-chanteur se consacre à la musique dès l’age de quinze ans. Le grand public la découvre en 2001 dans la Star Academy, où elle perd en demi-finale contre Jenifer. Mais c’est en 2005 que vient la consécration avec son second album, la « Femme Chocolat », qui se vendra à 1,2 millions d’exemplaires. Depuis elle a réussi à imposer un style musical personnel, influencé par ses racines espagnoles, ses voyages et ses expériences. Elle a sorti cinq albums à succès, signé une comédie musicale : « Volver », joué dans des films, en a réalisé, a exposé ses photos, et remporté deux victoires de la musique et trois globes de cristal. Cette artiste multiple se dévoilera sous ses différentes facettes jusqu’à mi-novembre au Télégraphe.


Comment appréhendez-vous cette expérience ?
Avec beaucoup d’excitation et de joie. C’est avant tout du plaisir. Je vais apprendre beaucoup de choses au contact de tous ces intervenants, et autour de ce thème qui m’est cher : la recherche identitaire, et particulièrement par le voyage.


Comment est née l’idée de cette exposition photo ?
L’histoire entre le Télégraphe et moi a démarré à partir de ces photos. J’ai eu l’idée de photographier mes grands-parents chez eux et de leur offrir ces photos pour noël. Je les ai réalisées en argentique. A cela j’ai ajouté une superposition calculée, il m’a fallu aller retrouver des villages perdus au fond de l’Andalousie, ou une série que j’ai faite à Los Angeles. L’idée de cette quête identitaire est d’aller se confronter à l’inconnu de manière permanente. Le travail est en partie issu du voyage, mais on essaie de traiter ce sujet-là de façon plus large. Moi, je l’exprime à travers le prisme de l’Espagne mais le questionnement n’est pas axé sur telle ou telle ethnie.


Vous aurez en partie un rôle de programmatrice…
C’est avant tout la programmation du Télégraphe, qui est là et qui va être nourricière pour moi. Mais cette programmation est centrée sur des thèmes communs. Myriam Lamotte, par exemple, a mis en place la méthode « Body in Place », qui est là pour recentrer le corps par une écriture corporelle, un thème que j’ai beaucoup abordé. Le street artist Grems va venir graffer, à ma demande, sur la quête identitaire et le voyage. Moi-même je vais être à ma place d’artiste chanteuse en faisant une création liée à l’exil. J’ai également invité le Pockemon Crew, des danseurs de hip hop d’origines parisienne et lyonnaise pour une performance d’une quinzaine de minutes, autour de ce même sujet et à partir de leur performance qui s’appelle « Costard ».
Je vais aussi rencontrer les élèves de l’école des Beaux-Arts, pour définir ensemble certaines parties de leurs recherches. Il y aura des conférences avec des sociologues, des ethnologues, des psychologues. J’ai créé une bibliothèque qui sera à consulter à l’intérieur du Télégraphe, sur ce thème-là. Ce sera un endroit pour chiner tranquillement, avec des bouquins à disposition, le resto où des chefs vont défiler pour expliquer l’Espagne… J’ai planté mes tentacules un peu partout, même si la base de la programmation vient du Télégraphe.


De même le concert prendra une forme particulière…
Ce sera un concert différent de ceux que je fais d’habitude : plus acoustique, sans fioriture, plus brut. J’y rencontre un guitariste toulonnais, qui sera là pour jouer avec un de mes musiciens. Nous avons adapté certains de mes morceaux, et il y aura des reprises de chants liés à mon histoire personnelle, à ce voyage et à l’exil plus globalement. Le concert durera une cinquantaine de minutes, avec beaucoup de choses acoustiques. C’est moins Rock and Roll et Punk que d’habitude, c’est une sorte de concert chuchoté.


Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Je suis en train d’écrire tout à fait tranquillement. Il y a quelques projets qui m’ont beaucoup amusée, comme la comédie musicale « Le soldat rose », ou « Le grand voyage » qui va bientôt paraitre et est supervisée par Debout sur le Zinc, dans lequel j’incarne une hirondelle, et ce projet du Télégraphe. Ces projets annexes sont venus se greffer, et cela me nourrit. J’ai besoin d’apprendre et de me nourrir, comme cela a été le cas sur la comédie musicale « Volver » avec Jean-Claude Gallotta, qui a été un vrai souffle. Dorénavant, les projets parallèles sont quelque chose que je négligerai moins Chaque projet nourrit les autres. Grâce à cette comédie musicale, je me suis sentie plus riche dans la tournée qui a suivi, même si je ne dansais pas, j’appréhendais différemment mon corps. Je souhaite explorer.

 

Site web du Telegraphe


Discipline: Articles, Musique, Photographie



Catégories : Articles, Musique, Photographie

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Le Télégraphe ouvre ses portes avec une programmation ambitieuse. Rien que le premier mois, ce nouveau lieu culturel toulonnais accueille François Atlas, Nosfell, et bien sûr Olivia Ruiz qui pendant un mois et demi se produira, exposera et invitera. Une expérience hors du commun.

 

Olivia Ruiz, née Olivia Blanc, et fille d’un musicien-chanteur se consacre à la musique dès l’age de quinze ans. Le grand public la découvre en 2001 dans la Star Academy, où elle perd en demi-finale contre Jenifer. Mais c’est en 2005 que vient la consécration avec son second album, la « Femme Chocolat », qui se vendra à 1,2 millions d’exemplaires. Depuis elle a réussi à imposer un style musical personnel, influencé par ses racines espagnoles, ses voyages et ses expériences. Elle a sorti cinq albums à succès, signé une comédie musicale : « Volver », joué dans des films, en a réalisé, a exposé ses photos, et remporté deux victoires de la musique et trois globes de cristal. Cette artiste multiple se dévoilera sous ses différentes facettes jusqu’à mi-novembre au Télégraphe.


Comment appréhendez-vous cette expérience ?
Avec beaucoup d’excitation et de joie. C’est avant tout du plaisir. Je vais apprendre beaucoup de choses au contact de tous ces intervenants, et autour de ce thème qui m’est cher : la recherche identitaire, et particulièrement par le voyage.


Comment est née l’idée de cette exposition photo ?
L’histoire entre le Télégraphe et moi a démarré à partir de ces photos. J’ai eu l’idée de photographier mes grands-parents chez eux et de leur offrir ces photos pour noël. Je les ai réalisées en argentique. A cela j’ai ajouté une superposition calculée, il m’a fallu aller retrouver des villages perdus au fond de l’Andalousie, ou une série que j’ai faite à Los Angeles. L’idée de cette quête identitaire est d’aller se confronter à l’inconnu de manière permanente. Le travail est en partie issu du voyage, mais on essaie de traiter ce sujet-là de façon plus large. Moi, je l’exprime à travers le prisme de l’Espagne mais le questionnement n’est pas axé sur telle ou telle ethnie.


Vous aurez en partie un rôle de programmatrice…
C’est avant tout la programmation du Télégraphe, qui est là et qui va être nourricière pour moi. Mais cette programmation est centrée sur des thèmes communs. Myriam Lamotte, par exemple, a mis en place la méthode « Body in Place », qui est là pour recentrer le corps par une écriture corporelle, un thème que j’ai beaucoup abordé. Le street artist Grems va venir graffer, à ma demande, sur la quête identitaire et le voyage. Moi-même je vais être à ma place d’artiste chanteuse en faisant une création liée à l’exil. J’ai également invité le Pockemon Crew, des danseurs de hip hop d’origines parisienne et lyonnaise pour une performance d’une quinzaine de minutes, autour de ce même sujet et à partir de leur performance qui s’appelle « Costard ».
Je vais aussi rencontrer les élèves de l’école des Beaux-Arts, pour définir ensemble certaines parties de leurs recherches. Il y aura des conférences avec des sociologues, des ethnologues, des psychologues. J’ai créé une bibliothèque qui sera à consulter à l’intérieur du Télégraphe, sur ce thème-là. Ce sera un endroit pour chiner tranquillement, avec des bouquins à disposition, le resto où des chefs vont défiler pour expliquer l’Espagne… J’ai planté mes tentacules un peu partout, même si la base de la programmation vient du Télégraphe.


De même le concert prendra une forme particulière…
Ce sera un concert différent de ceux que je fais d’habitude : plus acoustique, sans fioriture, plus brut. J’y rencontre un guitariste toulonnais, qui sera là pour jouer avec un de mes musiciens. Nous avons adapté certains de mes morceaux, et il y aura des reprises de chants liés à mon histoire personnelle, à ce voyage et à l’exil plus globalement. Le concert durera une cinquantaine de minutes, avec beaucoup de choses acoustiques. C’est moins Rock and Roll et Punk que d’habitude, c’est une sorte de concert chuchoté.


Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Je suis en train d’écrire tout à fait tranquillement. Il y a quelques projets qui m’ont beaucoup amusée, comme la comédie musicale « Le soldat rose », ou « Le grand voyage » qui va bientôt paraitre et est supervisée par Debout sur le Zinc, dans lequel j’incarne une hirondelle, et ce projet du Télégraphe. Ces projets annexes sont venus se greffer, et cela me nourrit. J’ai besoin d’apprendre et de me nourrir, comme cela a été le cas sur la comédie musicale « Volver » avec Jean-Claude Gallotta, qui a été un vrai souffle. Dorénavant, les projets parallèles sont quelque chose que je négligerai moins Chaque projet nourrit les autres. Grâce à cette comédie musicale, je me suis sentie plus riche dans la tournée qui a suivi, même si je ne dansais pas, j’appréhendais différemment mon corps. Je souhaite explorer.

 

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