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Olivier Bogé, une nouvelle philosophie musicale. Olivier Bogé, une nouvelle philosophie musicale.
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Olivier Bogé, une nouvelle philosophie musicale.

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Unanimement salué par la presse spécialisée, le nouvel opus d’Olivier Bogé intitulé « When Ghosts Were Young » (Chez JazzandPeople) est récemment sorti dans les bacs. Il interpelle un auditoire fasciné par ce jeune et talentueux musicien aux tendances éclectiques qui, disque après disque, s’affirme dans un style bien particulier, toujours en mutation, pour ne pas dire en perpétuelle évolution. Avec cet artiste multi-instrumentiste, un nouvel ordre musical est en train d’éclore. L’écriture gagne sans cesse en maturité et en originalité avec comme leitmotiv premier, une passion sans limite pour les mélodies savamment orchestrées et un goût prononcé en faveur d’une musique dépassant tous les clivages, tous les styles ou les mariant subtilement.

 

Né à Toulon, en 1981, mais très attaché à « Sa » ville de La Seyne-sur-Mer où résident ses parents et au sein de laquelle il a grandi, Olivier Bogé étudie très tôt le piano classique au Conservatoire de Toulon où il obtient son diplôme et une médaille d’or de solfège. En 1991, le jeune prodige décroche à l’unanimité le Premier Prix du Grand Concours National de Piano. Lors d’un passage éclair en études de musicologie, il découvre le saxophone qui devient très vite son instrument de prédilection. Par ailleurs, il tombe amoureux du Jazz qu’il épouse en secondes noces musicales, ce qui lui procure de toutes nouvelles sensations et lui confère un tout autre état d’esprit. Rapidement, il intègre le collectif Workshop Expérience au sein duquel évolue l’excellent Gérard Morin (guitariste et contrebassiste) et qui propose régulièrement des sessions Jazz, des concerts et des fusions musicales notamment au Centre de Rencontres et d’Echanges Culturels du Fort Napoléon de La Seyne. En janvier 2002, Olivier Bogé s’offre une nouvelle vie. Il quitte La Seyne pour poser ses valises et ses instruments, à Paris. De fait et sans délai, il découvre une riche scène musicale et se lie d’amitié avec de nombreux artistes. Il se produit régulièrement avec Tony Rabeson, Flavio Boltro, Stéphane Belmondo et André Ceccarelli entre autres. Dès lors, il se fait un nom dans les clubs de la capitale et participe à de nombreux festivals comme ceux de Marciac, Toulon et Ramatuelle. Il enregistre par ailleurs avec le pianiste Franck Amsallem tout en se produisant avec sa propre formation composée de Tony Paeleman (piano), Pierre Perchaud (guitare), Nicolas Moreaux (contrebasse) et Karl Jannuska (batterie) ; Olivier Bogé opérant pour sa part au saxophone. Son goût prononcé pour les compositions et les prises en studio, le pousse, en mars 2012, à enregistrer un premier album en qualité de leader chez Fresh Sound New Talent. Son titre « Imaginary Traveler ». Première expérience fort concluante qui l’incite à poursuivre l’aventure avec la sortie à l’automne de la même année, d’un second enregistrement intitulé « Fall Somewhere » qui marque sa collaboration avec le saxophoniste américain Bill McHenry. En janvier 2013, Olivier Bogé enregistre, à New-York, un nouvel album, « The World Begins Today » paru chez Naïve, en compagnie de nouveaux musiciens parmi les plus importants du Jazz contemporain. C’est une étape clé pour ce jeune compositeur qui, en octobre 2015, remet le couvert en sortant l’excellent « Expanded Places » (toujours chez Naïve. Nous assistons là, à une expérience musicale nouvelle et déroutante qui met en lumière tout le talent d’un artiste qui pratique l’essentiel des instruments lors de cet enregistrement hors du commun.
Après deux années passées à l’écriture de « When Ghosts Were Young », disque lumineux par excellence, d’un lyrisme à fleur de peu, à l’image de son auteur, la nouvelle pépite de Bogé est arrivée. Elle rencontre un succès international logique et toujours plus prometteur qui n’entame en rien la modestie et le réalisme sans faille du garçon.
Tour d’horizon d’un parcours atypique et d’un récent album qui engendre fascination et respect.


Comme de nombreux musiciens, vous venez du classique ; comment en êtes-vous arrivé à une musique si personnelle en passant par le Jazz et certaines autres influences ?
Olivier Bogé : au début, mes études m’ont conditionné à l’écoute et à la pratique d’une musique incontournable, soit, mais trop écrite à mon goût. Le classique c’est la base de tout mais la découverte du Jazz m’a apporté une part d’improvisation et de rythme à laquelle je n’étais pas habitué. Comme beaucoup d’adolescents j’écoutais du Rock, notamment Led Zeppelin et Nirvana, de la Pop, de la Folk et diverses autres choses comme Nick Drake et Elliott Smith qui me procuraient énormément d’émotions. Mais le Jazz et le rapport avec certains musiciens de ce milieu ont été prépondérants pour moi. Je me suis senti plus libre et à la fois si complice avec mes nouveaux partenaires afin de jouer une musique plus rythmée, laissant une place majeure à l’émotion. Dès lors, j’ai senti que je ne pouvais pas être cloisonné dans un style unique, que je ne pouvais pas cloisonner les parties de moi-même dans un seul et même registre. J’ai cherché à rassembler les éléments de ce que je suis et puiser en moi pour aller vers ce que je souhaitais faire de mieux et de plus intime. Il est peut-être question dans tout cela d’une recherche de paix intérieure et de philosophie de vie. Je ne m’explique pas tout.


Mais comment qualifiez-vous au juste cette musique bien à vous et l’aboutissement de « When Ghosts Were Young » ?
O.B. : c’est l’expression de mes mondes intérieurs, de mes questionnements, souvent de mes doutes et de mes inquiétudes. La complexité de l’être en somme ! C’est une musique que je souhaite être un trait d’union entre les êtres et les cultures. Personnellement, je perçois la musique dans son ensemble, dans sa globalité. Je ne m’inscris pas dans une mode ni un marketing quelconque. Je me nourris de ce que je crois être en osmose avec ma personne. Il peut être aussi parfois question de paradoxes. Avec ce nouvel album, Il me semble être allé au bout du bout et avoir fait une musique qui s’appartient à elle-même ; et pourtant je sais très bien qu’il va vite falloir se remettre en question et poursuivre l’ouvrage.


La presse est unanime après la sortie de ce nouvel album ; elle vous encense et vous décrit comme le nouveau phénomène musical. Que ressentez-vous avec toutes ces éloges ?
O.B. : du plaisir bien sûr, mais le plaisir est comme tout, il reste éphémère. Personnellement, je suis un insatisfait de nature. Je cherche « ma » perfection que je ne pourrai jamais atteindre. Je veux avant toute chose me reconnaître à travers ce que j’essaie de faire au mieux. Je me concentre sur ma création, principalement à travers l’écriture émotionnelle et les disques. Les critiques positives permettent aussi de faire découvrir ma musique à un auditoire plus large. C’est une très belle récompense.


Vous réalisez des disques très sophistiqués en studio, souhaitant faire partager vos émotions auprès du plus grand nombre mais pourquoi n’enregistrez-vous pas un disque live qui retranscrirait d’autant plus ces émotions et engendrerait encore plus d’échange et de partage ?
O.B. : votre question m’interpelle. J’avoue me l’être posée. J’ai pensé jusqu’à présent que le disque conventionnel marquait plus les esprits que les concerts, qu’il s’inscrivait dans le temps, dans la durée … peut-être à tort. Pour autant, j’aime la construction différente de la musique live et la folie lors des concerts, cette part d’improvisation et de communion avec le public. Je n’ai pas cru bon, jusqu’à présent, recouper ces deux univers. Mais votre question ravive mon interrogation.


Vous êtes multi-instrumentiste. Vous l’affirmez plus que jamais dans ce nouvel album. Quelle part accordez-vous à vos partenaires musiciens ?
O.B. : J’ai le plus grand respect pour mes amis et partenaires. Il est vrai que je joue de beaucoup d’instruments mais je tiens tout particulièrement à ce que chacun ait une place de choix. Je suis musicien comme eux et leur présence et leur apport sont indispensables. Pour nous tous, il est crucial de faire de la musique. Et partager la même passion, un même état d’esprit et un même plaisir à être ensemble, c’est une chose exceptionnelle à laquelle je tiens tout particulièrement.


Et l’avenir dans tout ça ?
O.B. : pour l’instant, nous promotionnons l’album avec quelques dates à la clé. Les deux premiers concerts de sortie seront donnés les 30 et 31 janvier, au Sunside, à Paris. Pour ma part, je suis plus que jamais dans l’écriture de nouveaux titres et dans la recherche permanente. Vous savez, tout ceci relève de l’obsession. Une obsession qui me rend particulièrement heureux et qui anime ma vie.

Dominique BAVIERA


Olivier BOGE « When Ghosts Were Young »
Label JazzandPeople/distribution PIAS
- Olivier Bogé : guitare acoustique, saxophone alto, voix, piano, Fender Rhodes, Synthétiseurs
- Pierre Perchaud : guitare électrique
- Paeleman : piano
- Nicolas Moreaux : contrebasse
- Karl Jannuska : batterie
+ invitée : Isabel Sörling, voix sur un titre

 

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Discipline: Articles, Musique,



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Unanimement salué par la presse spécialisée, le nouvel opus d’Olivier Bogé intitulé « When Ghosts Were Young » (Chez JazzandPeople) est récemment sorti dans les bacs. Il interpelle un auditoire fasciné par ce jeune et talentueux musicien aux tendances éclectiques qui, disque après disque, s’affirme dans un style bien particulier, toujours en mutation, pour ne pas dire en perpétuelle évolution. Avec cet artiste multi-instrumentiste, un nouvel ordre musical est en train d’éclore. L’écriture gagne sans cesse en maturité et en originalité avec comme leitmotiv premier, une passion sans limite pour les mélodies savamment orchestrées et un goût prononcé en faveur d’une musique dépassant tous les clivages, tous les styles ou les mariant subtilement.

 

Né à Toulon, en 1981, mais très attaché à « Sa » ville de La Seyne-sur-Mer où résident ses parents et au sein de laquelle il a grandi, Olivier Bogé étudie très tôt le piano classique au Conservatoire de Toulon où il obtient son diplôme et une médaille d’or de solfège. En 1991, le jeune prodige décroche à l’unanimité le Premier Prix du Grand Concours National de Piano. Lors d’un passage éclair en études de musicologie, il découvre le saxophone qui devient très vite son instrument de prédilection. Par ailleurs, il tombe amoureux du Jazz qu’il épouse en secondes noces musicales, ce qui lui procure de toutes nouvelles sensations et lui confère un tout autre état d’esprit. Rapidement, il intègre le collectif Workshop Expérience au sein duquel évolue l’excellent Gérard Morin (guitariste et contrebassiste) et qui propose régulièrement des sessions Jazz, des concerts et des fusions musicales notamment au Centre de Rencontres et d’Echanges Culturels du Fort Napoléon de La Seyne. En janvier 2002, Olivier Bogé s’offre une nouvelle vie. Il quitte La Seyne pour poser ses valises et ses instruments, à Paris. De fait et sans délai, il découvre une riche scène musicale et se lie d’amitié avec de nombreux artistes. Il se produit régulièrement avec Tony Rabeson, Flavio Boltro, Stéphane Belmondo et André Ceccarelli entre autres. Dès lors, il se fait un nom dans les clubs de la capitale et participe à de nombreux festivals comme ceux de Marciac, Toulon et Ramatuelle. Il enregistre par ailleurs avec le pianiste Franck Amsallem tout en se produisant avec sa propre formation composée de Tony Paeleman (piano), Pierre Perchaud (guitare), Nicolas Moreaux (contrebasse) et Karl Jannuska (batterie) ; Olivier Bogé opérant pour sa part au saxophone. Son goût prononcé pour les compositions et les prises en studio, le pousse, en mars 2012, à enregistrer un premier album en qualité de leader chez Fresh Sound New Talent. Son titre « Imaginary Traveler ». Première expérience fort concluante qui l’incite à poursuivre l’aventure avec la sortie à l’automne de la même année, d’un second enregistrement intitulé « Fall Somewhere » qui marque sa collaboration avec le saxophoniste américain Bill McHenry. En janvier 2013, Olivier Bogé enregistre, à New-York, un nouvel album, « The World Begins Today » paru chez Naïve, en compagnie de nouveaux musiciens parmi les plus importants du Jazz contemporain. C’est une étape clé pour ce jeune compositeur qui, en octobre 2015, remet le couvert en sortant l’excellent « Expanded Places » (toujours chez Naïve. Nous assistons là, à une expérience musicale nouvelle et déroutante qui met en lumière tout le talent d’un artiste qui pratique l’essentiel des instruments lors de cet enregistrement hors du commun.
Après deux années passées à l’écriture de « When Ghosts Were Young », disque lumineux par excellence, d’un lyrisme à fleur de peu, à l’image de son auteur, la nouvelle pépite de Bogé est arrivée. Elle rencontre un succès international logique et toujours plus prometteur qui n’entame en rien la modestie et le réalisme sans faille du garçon.
Tour d’horizon d’un parcours atypique et d’un récent album qui engendre fascination et respect.


Comme de nombreux musiciens, vous venez du classique ; comment en êtes-vous arrivé à une musique si personnelle en passant par le Jazz et certaines autres influences ?
Olivier Bogé : au début, mes études m’ont conditionné à l’écoute et à la pratique d’une musique incontournable, soit, mais trop écrite à mon goût. Le classique c’est la base de tout mais la découverte du Jazz m’a apporté une part d’improvisation et de rythme à laquelle je n’étais pas habitué. Comme beaucoup d’adolescents j’écoutais du Rock, notamment Led Zeppelin et Nirvana, de la Pop, de la Folk et diverses autres choses comme Nick Drake et Elliott Smith qui me procuraient énormément d’émotions. Mais le Jazz et le rapport avec certains musiciens de ce milieu ont été prépondérants pour moi. Je me suis senti plus libre et à la fois si complice avec mes nouveaux partenaires afin de jouer une musique plus rythmée, laissant une place majeure à l’émotion. Dès lors, j’ai senti que je ne pouvais pas être cloisonné dans un style unique, que je ne pouvais pas cloisonner les parties de moi-même dans un seul et même registre. J’ai cherché à rassembler les éléments de ce que je suis et puiser en moi pour aller vers ce que je souhaitais faire de mieux et de plus intime. Il est peut-être question dans tout cela d’une recherche de paix intérieure et de philosophie de vie. Je ne m’explique pas tout.


Mais comment qualifiez-vous au juste cette musique bien à vous et l’aboutissement de « When Ghosts Were Young » ?
O.B. : c’est l’expression de mes mondes intérieurs, de mes questionnements, souvent de mes doutes et de mes inquiétudes. La complexité de l’être en somme ! C’est une musique que je souhaite être un trait d’union entre les êtres et les cultures. Personnellement, je perçois la musique dans son ensemble, dans sa globalité. Je ne m’inscris pas dans une mode ni un marketing quelconque. Je me nourris de ce que je crois être en osmose avec ma personne. Il peut être aussi parfois question de paradoxes. Avec ce nouvel album, Il me semble être allé au bout du bout et avoir fait une musique qui s’appartient à elle-même ; et pourtant je sais très bien qu’il va vite falloir se remettre en question et poursuivre l’ouvrage.


La presse est unanime après la sortie de ce nouvel album ; elle vous encense et vous décrit comme le nouveau phénomène musical. Que ressentez-vous avec toutes ces éloges ?
O.B. : du plaisir bien sûr, mais le plaisir est comme tout, il reste éphémère. Personnellement, je suis un insatisfait de nature. Je cherche « ma » perfection que je ne pourrai jamais atteindre. Je veux avant toute chose me reconnaître à travers ce que j’essaie de faire au mieux. Je me concentre sur ma création, principalement à travers l’écriture émotionnelle et les disques. Les critiques positives permettent aussi de faire découvrir ma musique à un auditoire plus large. C’est une très belle récompense.


Vous réalisez des disques très sophistiqués en studio, souhaitant faire partager vos émotions auprès du plus grand nombre mais pourquoi n’enregistrez-vous pas un disque live qui retranscrirait d’autant plus ces émotions et engendrerait encore plus d’échange et de partage ?
O.B. : votre question m’interpelle. J’avoue me l’être posée. J’ai pensé jusqu’à présent que le disque conventionnel marquait plus les esprits que les concerts, qu’il s’inscrivait dans le temps, dans la durée … peut-être à tort. Pour autant, j’aime la construction différente de la musique live et la folie lors des concerts, cette part d’improvisation et de communion avec le public. Je n’ai pas cru bon, jusqu’à présent, recouper ces deux univers. Mais votre question ravive mon interrogation.


Vous êtes multi-instrumentiste. Vous l’affirmez plus que jamais dans ce nouvel album. Quelle part accordez-vous à vos partenaires musiciens ?
O.B. : J’ai le plus grand respect pour mes amis et partenaires. Il est vrai que je joue de beaucoup d’instruments mais je tiens tout particulièrement à ce que chacun ait une place de choix. Je suis musicien comme eux et leur présence et leur apport sont indispensables. Pour nous tous, il est crucial de faire de la musique. Et partager la même passion, un même état d’esprit et un même plaisir à être ensemble, c’est une chose exceptionnelle à laquelle je tiens tout particulièrement.


Et l’avenir dans tout ça ?
O.B. : pour l’instant, nous promotionnons l’album avec quelques dates à la clé. Les deux premiers concerts de sortie seront donnés les 30 et 31 janvier, au Sunside, à Paris. Pour ma part, je suis plus que jamais dans l’écriture de nouveaux titres et dans la recherche permanente. Vous savez, tout ceci relève de l’obsession. Une obsession qui me rend particulièrement heureux et qui anime ma vie.

Dominique BAVIERA


Olivier BOGE « When Ghosts Were Young »
Label JazzandPeople/distribution PIAS
- Olivier Bogé : guitare acoustique, saxophone alto, voix, piano, Fender Rhodes, Synthétiseurs
- Pierre Perchaud : guitare électrique
- Paeleman : piano
- Nicolas Moreaux : contrebasse
- Karl Jannuska : batterie
+ invitée : Isabel Sörling, voix sur un titre

 

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