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Olivier Rouard, Charlemagne privilégie l’action culturelle.

Olivier Rouard, Charlemagne privilégie l’action culturelle.

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La Librairie Charlemagne de Toulon a quatre-dix ans, celle de la Seyne, vingt ans. Tout comme la Fête du Livre du Var qui soufflera ses vingt bougies du 17 au 19 novembre, avec Douglas Kennedy en invité d’honneur. La Librairie y sera bien sûr fortement représentée. Olivier Rouard, son dirigeant emblématique, nous détaille sa place dans le paysage culturel local.

 

Vous aurez une présence importante à la Fête du Livre du Var...

Nous avons trois stands : deux en littérature et un en BD. Les auteur sont répartis par maison d’édition, égalitairement entre les huit stands littérature. Il y a une vingtaine d’auteurs par stand. Nous aurons la maison Albin Michel, avec la présence de Véronique Olmi et Bernard Pascuito; Actes Sud avec Eric Vuillard et Cyril Dion, Grasset avec Alexandre Jardin; Belfond avec Karine Giebel, qui est un peu la régionale de l’étape en polar, et Inge Shilperoord. La Fête du Livre du Var est un temps fort de l’action culturelle. Cette année arrive un nouveau programmateur : Tome 2, qui organisait La Fête du Livre de Paris. Nous allons retrouver une place dans le paysage culturel français, car il existe beaucoup de concurrence entre les salons. De plus, le Conseil Général a repris l’organisation logistique.

 

Quatre-vingt dix ans ? Vous ne faites pas votre âge !

Avec ma sœur, nous sommes la quatrième génération. Emile et Jean Rouard ont créé l’entreprise au 50 Bd. de Strasbourg à Toulon. C’étaient les entreprises Rouard, fabricants de cahiers et papetiers. Puis Jacques, mon grand-père, a créé la librairie avec ma grand-mère, Janine Rouard, qui a eu un rôle très important dans son développement. Ils ont changé le nom, et, étant issus du scolaire, ont choisi Charlemagne. Mon père est rentré à seize ans dans l’entreprise et l’a reprise dans les années 80. Il a développé les fourniture de bureau pour entreprises. Dans les années 90, nous avons effectué un virage en périphérie, avec l’ouverture de La Seyne et Hyères, tout en continuant à investir autour du centre-ville. Dans les années 2000, nous avons créé le dépôt, puis Charlemagne Fréjus et Les Beaux-Arts à Toulon. Enfin, en 2013, nous avons ouvert le grand Charlemagne de La Valette. Depuis une vingtaine d’années, l’entreprise crée environ cinq emplois par an, nous sommes cent-soixante collaborateurs aujourd’hui. Nous avons voulu développer l’activité, avec une croissance raisonnée, pour atteindre une taille critique, et nous adosser à des coopératives d’indépendants afin d’acheter au bon prix. La journée de festivités que nous avons créée pour les quatre-vingt dix ans était une façon de remercier les clients, d’affirmer une belle relation, cette histoire que l’on partage ensemble.

 

Comment voyez-vous votre implication dans le milieu culturel local aujourd’hui ?

Aujourd’hui il est essentiel d’être un acteur culturel impliqué dans la ville. Nous sommes force de proposition autour de rencontres Littérature, Jeunesse, Sciences Humaines. Nous avons de nombreuses actions culturelles, et venons de pérenniser un poste autour de cela. Nous trouvons essentiel de travailler avec les grands acteurs culturels de la ville, nous sommes partenaires du Liberté Scène Nationale, de l’Opéra de Toulon, du théâtre Le ColbertJe trouve génial le développement de La Rue des Arts. Le cœur d’une ville se doit de présenter son action culturelle. Il faut encourager et soutenir cela. Nous sommes également partenaires du SMAC depuis l’origine, et pour nos quatre-vingt dix ans, la Galerie Lisa avait un stand. Nous devons tous capitaliser ensemble.

 

Site de la Librairie Charlemagne

 


Discipline: Articles, Littérature,



Catégories : Articles, Littérature,

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La Librairie Charlemagne de Toulon a quatre-dix ans, celle de la Seyne, vingt ans. Tout comme la Fête du Livre du Var qui soufflera ses vingt bougies du 17 au 19 novembre, avec Douglas Kennedy en invité d’honneur. La Librairie y sera bien sûr fortement représentée. Olivier Rouard, son dirigeant emblématique, nous détaille sa place dans le paysage culturel local.

 

Vous aurez une présence importante à la Fête du Livre du Var...

Nous avons trois stands : deux en littérature et un en BD. Les auteur sont répartis par maison d’édition, égalitairement entre les huit stands littérature. Il y a une vingtaine d’auteurs par stand. Nous aurons la maison Albin Michel, avec la présence de Véronique Olmi et Bernard Pascuito; Actes Sud avec Eric Vuillard et Cyril Dion, Grasset avec Alexandre Jardin; Belfond avec Karine Giebel, qui est un peu la régionale de l’étape en polar, et Inge Shilperoord. La Fête du Livre du Var est un temps fort de l’action culturelle. Cette année arrive un nouveau programmateur : Tome 2, qui organisait La Fête du Livre de Paris. Nous allons retrouver une place dans le paysage culturel français, car il existe beaucoup de concurrence entre les salons. De plus, le Conseil Général a repris l’organisation logistique.

 

Quatre-vingt dix ans ? Vous ne faites pas votre âge !

Avec ma sœur, nous sommes la quatrième génération. Emile et Jean Rouard ont créé l’entreprise au 50 Bd. de Strasbourg à Toulon. C’étaient les entreprises Rouard, fabricants de cahiers et papetiers. Puis Jacques, mon grand-père, a créé la librairie avec ma grand-mère, Janine Rouard, qui a eu un rôle très important dans son développement. Ils ont changé le nom, et, étant issus du scolaire, ont choisi Charlemagne. Mon père est rentré à seize ans dans l’entreprise et l’a reprise dans les années 80. Il a développé les fourniture de bureau pour entreprises. Dans les années 90, nous avons effectué un virage en périphérie, avec l’ouverture de La Seyne et Hyères, tout en continuant à investir autour du centre-ville. Dans les années 2000, nous avons créé le dépôt, puis Charlemagne Fréjus et Les Beaux-Arts à Toulon. Enfin, en 2013, nous avons ouvert le grand Charlemagne de La Valette. Depuis une vingtaine d’années, l’entreprise crée environ cinq emplois par an, nous sommes cent-soixante collaborateurs aujourd’hui. Nous avons voulu développer l’activité, avec une croissance raisonnée, pour atteindre une taille critique, et nous adosser à des coopératives d’indépendants afin d’acheter au bon prix. La journée de festivités que nous avons créée pour les quatre-vingt dix ans était une façon de remercier les clients, d’affirmer une belle relation, cette histoire que l’on partage ensemble.

 

Comment voyez-vous votre implication dans le milieu culturel local aujourd’hui ?

Aujourd’hui il est essentiel d’être un acteur culturel impliqué dans la ville. Nous sommes force de proposition autour de rencontres Littérature, Jeunesse, Sciences Humaines. Nous avons de nombreuses actions culturelles, et venons de pérenniser un poste autour de cela. Nous trouvons essentiel de travailler avec les grands acteurs culturels de la ville, nous sommes partenaires du Liberté Scène Nationale, de l’Opéra de Toulon, du théâtre Le ColbertJe trouve génial le développement de La Rue des Arts. Le cœur d’une ville se doit de présenter son action culturelle. Il faut encourager et soutenir cela. Nous sommes également partenaires du SMAC depuis l’origine, et pour nos quatre-vingt dix ans, la Galerie Lisa avait un stand. Nous devons tous capitaliser ensemble.

 

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