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Olivier Stephan, Humour noir à Daudet Olivier Stephan, Humour noir à Daudet
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Olivier Stephan, Humour noir à Daudet

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le 08.02 - Théâtre Daudet - Six-Fours

 

Ancien prof de français, journaliste pendant plus de quinze ans, Olivier Stephan s’est lancé dans l’humour. Le 8 février, il sera sur la scène du Théâtre Daudet à Six-Fours pour la première de son spectacle «Trump, Bachar, T’choupi... et moi».

 

A quarante ans passés, tu as décidé de changer de vie ?
Oui, j’ai été professeur de français à l’étranger, journaliste. J’ai couvert pas mal de matchs de l’équipe de France de handball, j’ai interviewé François Fillon, Lorie, et je suis même allé à l’université d’été du MEDEF. Ca situe un peu le niveau du mec, quoi... Et puis je me suis dit qu’il était temps de trouver un vrai métier. Surtout, je voulais que mes parents soient enfin fiers de moi. Au moins une fois.

Pourquoi as-tu décidé de monter sur scène ?
C’est quelque chose qui m’a toujours attiré. J’avais fait du théâtre il y a un paquet d’années. J’aimais bien, mais j’avais un peu de mal avec les «théâtreux», leur côté artiste incompris. Et puis ils ne m’aimaient pas trop non plus, j’étais trop désinvolte pour eux, trop je-m’en-foutiste. Alors j’ai fait plein d’autres choses, mais au fond de moi je me disais toujours que j’avais envie d’y retourner. J’écrivais quelques trucs en me disant que, un jour, peut-être… Mais je remettais toujours au lendemain, et si personne n’est là pour te botter le cul, le lendemain peut attendre un bon moment.

Et ce coup de pied aux fesses, pour être poli, il est venu comment ?
Il y en a eu plusieurs. Donc ça fait encore plus mal ! La naissance de mes petites jumelles, il y a trois ans. L’arrêt du magazine que je dirigeais. Ca a provoqué une sorte d’électrochoc, qui m’a fait me dire qu’il fallait que je m’y mette sérieusement, sinon j’allais le regretter. Alors je m’y suis mis, j’ai écrit, j’ai jeté ce que j’avais écrit, j’ai réécrit. Je me suis inscrit à des concours d’humoristes, au début sans en parler à personne. En me disant que si ça ne marchait pas je serais le seul à le savoir, et que je passerais à autre chose.

Et ça a marché ?
J’ai multiplié les scènes ouvertes et les plateaux, j’ai appris en regardant les autres, en réécoutant les meilleurs, et j’ai trouvé petit à petit mon univers. Avec de belles reconnaissances qui m’ont encouragé à continuer, comme le Prix du jury au Tremplin des Tanzmatten à Sélestat, ou le Prix du jury au festival Humour et Vin à Bourges. J’ai gagné trois bouteilles de vin... mais surtout le prix m’a été remis par Pierre-Emmanuel Barré, l’un des humoristes actuels qui me fait le plus marrer. La larme à l’oeil et une sacrée fierté ! Jérôme Leleu de Fantaisie Prod, qui a suivi mes débuts, m’a alors poussé pour finir d’écrire mon spectacle et m’a programmé à Daudet.

Comment peut-on résumer ton spectacle «Trump, Bachar, T’choupi... et moi» ?
Le fil rouge, c’est mes jumelles. Je raconte que je ne voulais pas avoir d’enfants, mais qu’elles sont tout de même bien pratiques pour attendrir les mamans célibataires au parc et draguer sans vergogne. Et j’imagine des discussions que je pourrais avoir avec elles : je leur explique les bons côtés du racisme, je les invite à prendre la défense de Donald Trump, grand visionnaire injustement stigmatisé. Ça crée toujours un certain malaise dans le public... Le tout avec une bonne dose d’humour noir, de mauvaise foi et de cynisme. Et comme je reste un peu journaliste et que j’adore l’actu, il y a une partie revue de presse où j’épluche les gros titres et les faits divers. Je me lance aussi dans un slam sur la Syrie, et je prends ma guitare pour une chanson un peu particulière. Un spectacle total !

 

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Facebook Officiel d'Olivier Stephan


Discipline: Articles, Sur les planches



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Ancien prof de français, journaliste pendant plus de quinze ans, Olivier Stephan s’est lancé dans l’humour. Le 8 février, il sera sur la scène du Théâtre Daudet à Six-Fours pour la première de son spectacle «Trump, Bachar, T’choupi... et moi».

 

A quarante ans passés, tu as décidé de changer de vie ?
Oui, j’ai été professeur de français à l’étranger, journaliste. J’ai couvert pas mal de matchs de l’équipe de France de handball, j’ai interviewé François Fillon, Lorie, et je suis même allé à l’université d’été du MEDEF. Ca situe un peu le niveau du mec, quoi... Et puis je me suis dit qu’il était temps de trouver un vrai métier. Surtout, je voulais que mes parents soient enfin fiers de moi. Au moins une fois.

Pourquoi as-tu décidé de monter sur scène ?
C’est quelque chose qui m’a toujours attiré. J’avais fait du théâtre il y a un paquet d’années. J’aimais bien, mais j’avais un peu de mal avec les «théâtreux», leur côté artiste incompris. Et puis ils ne m’aimaient pas trop non plus, j’étais trop désinvolte pour eux, trop je-m’en-foutiste. Alors j’ai fait plein d’autres choses, mais au fond de moi je me disais toujours que j’avais envie d’y retourner. J’écrivais quelques trucs en me disant que, un jour, peut-être… Mais je remettais toujours au lendemain, et si personne n’est là pour te botter le cul, le lendemain peut attendre un bon moment.

Et ce coup de pied aux fesses, pour être poli, il est venu comment ?
Il y en a eu plusieurs. Donc ça fait encore plus mal ! La naissance de mes petites jumelles, il y a trois ans. L’arrêt du magazine que je dirigeais. Ca a provoqué une sorte d’électrochoc, qui m’a fait me dire qu’il fallait que je m’y mette sérieusement, sinon j’allais le regretter. Alors je m’y suis mis, j’ai écrit, j’ai jeté ce que j’avais écrit, j’ai réécrit. Je me suis inscrit à des concours d’humoristes, au début sans en parler à personne. En me disant que si ça ne marchait pas je serais le seul à le savoir, et que je passerais à autre chose.

Et ça a marché ?
J’ai multiplié les scènes ouvertes et les plateaux, j’ai appris en regardant les autres, en réécoutant les meilleurs, et j’ai trouvé petit à petit mon univers. Avec de belles reconnaissances qui m’ont encouragé à continuer, comme le Prix du jury au Tremplin des Tanzmatten à Sélestat, ou le Prix du jury au festival Humour et Vin à Bourges. J’ai gagné trois bouteilles de vin... mais surtout le prix m’a été remis par Pierre-Emmanuel Barré, l’un des humoristes actuels qui me fait le plus marrer. La larme à l’oeil et une sacrée fierté ! Jérôme Leleu de Fantaisie Prod, qui a suivi mes débuts, m’a alors poussé pour finir d’écrire mon spectacle et m’a programmé à Daudet.

Comment peut-on résumer ton spectacle «Trump, Bachar, T’choupi... et moi» ?
Le fil rouge, c’est mes jumelles. Je raconte que je ne voulais pas avoir d’enfants, mais qu’elles sont tout de même bien pratiques pour attendrir les mamans célibataires au parc et draguer sans vergogne. Et j’imagine des discussions que je pourrais avoir avec elles : je leur explique les bons côtés du racisme, je les invite à prendre la défense de Donald Trump, grand visionnaire injustement stigmatisé. Ça crée toujours un certain malaise dans le public... Le tout avec une bonne dose d’humour noir, de mauvaise foi et de cynisme. Et comme je reste un peu journaliste et que j’adore l’actu, il y a une partie revue de presse où j’épluche les gros titres et les faits divers. Je me lance aussi dans un slam sur la Syrie, et je prends ma guitare pour une chanson un peu particulière. Un spectacle total !

 

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