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Pascal Ducourtioux - un patrimoine contemporain Pascal Ducourtioux - un patrimoine contemporain
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Pascal Ducourtioux - un patrimoine contemporain Pascal Ducourtioux - un patrimoine contemporain

Pascal Ducourtioux - un patrimoine contemporain

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THEATRE MARELIOS                     

Samedi 14 novembre à 20h30 à La Valette-du-Var

Christian Leroy et Pascal Ducourtioux sont tous les deux compositeurs de musiques de films et ont enregistré des albums avec de nombreux ensembles. Ils jouent en ciné-concerts depuis de nombreuses années et « L’Aurore » est leur dernière création. Les deux musiciens offrent un regard musical complice pour la lecture de ces films de patrimoine qu’ils veulent inscrire dans une réelle contemporanéité.

Qu’est-ce qui vous intéresse dans cet exercice du ciné-concert ?

Ce que j’aime, de plus en plus, c’est avoir un rapport transversal à la musique, la mêler avec d’autres arts, me retrouver dans d’autres situations qu’un concert frontal. Que ce soit du théâtre, créer une musique de films, des marionnettes, un ciné-concert…
La musique rayonne complètement différemment. Là, on est sur des moments de musique contemporaine, liés à l’image, ce qui nous permet de fonctionner d’une autre façon. C’est une autre lecture de la musique. Et le choix du roi : on redonne une actualité à ces films du patrimoine. La musique est très importante dans l’accompagnement de ces images. Elle peut changer complètement la signification qu’on leur donne.

Pourquoi avoir choisi ce film ?

Je me permets de parler au nom de mon ami Christian Leroy, qui l’a choisi. « L’Aurore » est un film merveilleux. Christian aime travailler sur des films où l’amour et le drame sont au cœur de l’intrigue, et où la musique se retrouve lourde de sens. Nous sommes de grands improvisateurs. Nous composons les principaux thèmes du film, puis improvisons dessus. Notre histoire nous a amenés à accorder une part importante à l’improvisation. Nous distillons notre musique, en l’adaptant à la jauge, aux conditions, extérieur ou intérieur, à la région, au public…

Dans quel style jouerez-vous ?

Les thèmes composés sont de la musique actuelle, avec une couleur Musiques du monde, en parallèle avec du jazz contemporain et du classique. On ne refuse aucune tonalité ou rythme. Et on s’adapte à chaque film : sur « La Belle et la Bête » de Cocteau, par exemple on a entièrement métamorphosé un piano.

Vous êtes multi-instrumentiste, quels instruments avez-vous choisis pour accompagner ce film ?

Christian est au piano acoustique, un grand-queue. Moi, j’ai choisi divers instruments : des tambours parlants, des cloches de temple, et un instrument que j’aime beaucoup, très théâtral : le mélodica, entre accordéon et harmonica. Parfois Christian joue à l’intérieur du piano même ! Nous nous attachons au rythme, à la consonance, à la mélodie. Je n’ai pas de limites musicalement. J’ai fait des études classiques, j’ai joué de la guitare dans des groupes de rock, j’ai fait partie de groupes de world music avec des Africains et des Irlandais. Mais il y a aussi beaucoup de choses que je ne sais pas faire. Christian est quelqu’un qui a dédié tout son travail spécifiquement à l’image et qui a un mode d’écriture très personnel. Nous ne sommes pas dans la démonstration, nous ne jouons surtout pas pour les seuls musiciens mais pour un public universel et nous essayons de le faire de la façon la plus juste.

Y a-t-il un public de ciné-concert ?

Il y en a de deux sortes. Dans un festival, les festivaliers sont connaisseurs du monde du cinéma. Le public vient avec un regard acéré. Mais quand on est dans un cinéma traditionnel, le public est celui qui vient au cinéma habituellement. Et en général il est émerveillé. Après la projection, on consacre généralement un temps à l’échange avec le public, on parle de l’historique du ciné-concert, de ces grands ensembles du début du siècle... Nous souhaitons appartenir à un certain patrimoine, mais en donner une lecture contemporaine.

L’AURORE

DE FRIEDRICH WILHELM MURNAU

Film muet - Noir & Blanc - USA - 1927 - 95 min.
Avec Janet Gaynor, George O’Brian, Margaret Livingston

Une femme de la ville, qui passe ses vacances dans un petit village, séduit un fermier et le convainc de tuer son épouse. Mais au moment de noyer l’épouse dans le lac, le fermier ne s’y résout pas et sa femme s’enfuit attrapant un tramway qui passe. Le fermier la suit, et le tramway amène les deux époux à la ville. Là, progressivement, ils se retrouvent, découvrant le rire et la fête dans l’atmosphère urbaine, avant de s’en retourner chez eux. Mais une violente tempête les attend sur le lac... « L’Aurore » est considéré comme l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma. François Truffaut disait qu’il était « le plus beau film du monde ». Murnau, fort de ses succès en Allemagne, réalise son premier film aux USA avec une histoire qui aurait été quelconque s’il ne l’avait pas sublimée par son prodigieux sens de l’image et du récit cinématographique.

Page Facebook: Pascal Ducourtioux 

Site internet de : Pascal Ducourtioux 

 


Discipline: Articles, Musique, Cinéma



Catégories : Articles, Musique, Cinéma

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Samedi 14 novembre à 20h30 à La Valette-du-Var

Christian Leroy et Pascal Ducourtioux sont tous les deux compositeurs de musiques de films et ont enregistré des albums avec de nombreux ensembles. Ils jouent en ciné-concerts depuis de nombreuses années et « L’Aurore » est leur dernière création. Les deux musiciens offrent un regard musical complice pour la lecture de ces films de patrimoine qu’ils veulent inscrire dans une réelle contemporanéité.

Qu’est-ce qui vous intéresse dans cet exercice du ciné-concert ?

Ce que j’aime, de plus en plus, c’est avoir un rapport transversal à la musique, la mêler avec d’autres arts, me retrouver dans d’autres situations qu’un concert frontal. Que ce soit du théâtre, créer une musique de films, des marionnettes, un ciné-concert…
La musique rayonne complètement différemment. Là, on est sur des moments de musique contemporaine, liés à l’image, ce qui nous permet de fonctionner d’une autre façon. C’est une autre lecture de la musique. Et le choix du roi : on redonne une actualité à ces films du patrimoine. La musique est très importante dans l’accompagnement de ces images. Elle peut changer complètement la signification qu’on leur donne.

Pourquoi avoir choisi ce film ?

Je me permets de parler au nom de mon ami Christian Leroy, qui l’a choisi. « L’Aurore » est un film merveilleux. Christian aime travailler sur des films où l’amour et le drame sont au cœur de l’intrigue, et où la musique se retrouve lourde de sens. Nous sommes de grands improvisateurs. Nous composons les principaux thèmes du film, puis improvisons dessus. Notre histoire nous a amenés à accorder une part importante à l’improvisation. Nous distillons notre musique, en l’adaptant à la jauge, aux conditions, extérieur ou intérieur, à la région, au public…

Dans quel style jouerez-vous ?

Les thèmes composés sont de la musique actuelle, avec une couleur Musiques du monde, en parallèle avec du jazz contemporain et du classique. On ne refuse aucune tonalité ou rythme. Et on s’adapte à chaque film : sur « La Belle et la Bête » de Cocteau, par exemple on a entièrement métamorphosé un piano.

Vous êtes multi-instrumentiste, quels instruments avez-vous choisis pour accompagner ce film ?

Christian est au piano acoustique, un grand-queue. Moi, j’ai choisi divers instruments : des tambours parlants, des cloches de temple, et un instrument que j’aime beaucoup, très théâtral : le mélodica, entre accordéon et harmonica. Parfois Christian joue à l’intérieur du piano même ! Nous nous attachons au rythme, à la consonance, à la mélodie. Je n’ai pas de limites musicalement. J’ai fait des études classiques, j’ai joué de la guitare dans des groupes de rock, j’ai fait partie de groupes de world music avec des Africains et des Irlandais. Mais il y a aussi beaucoup de choses que je ne sais pas faire. Christian est quelqu’un qui a dédié tout son travail spécifiquement à l’image et qui a un mode d’écriture très personnel. Nous ne sommes pas dans la démonstration, nous ne jouons surtout pas pour les seuls musiciens mais pour un public universel et nous essayons de le faire de la façon la plus juste.

Y a-t-il un public de ciné-concert ?

Il y en a de deux sortes. Dans un festival, les festivaliers sont connaisseurs du monde du cinéma. Le public vient avec un regard acéré. Mais quand on est dans un cinéma traditionnel, le public est celui qui vient au cinéma habituellement. Et en général il est émerveillé. Après la projection, on consacre généralement un temps à l’échange avec le public, on parle de l’historique du ciné-concert, de ces grands ensembles du début du siècle... Nous souhaitons appartenir à un certain patrimoine, mais en donner une lecture contemporaine.

L’AURORE

DE FRIEDRICH WILHELM MURNAU

Film muet - Noir & Blanc - USA - 1927 - 95 min.
Avec Janet Gaynor, George O’Brian, Margaret Livingston

Une femme de la ville, qui passe ses vacances dans un petit village, séduit un fermier et le convainc de tuer son épouse. Mais au moment de noyer l’épouse dans le lac, le fermier ne s’y résout pas et sa femme s’enfuit attrapant un tramway qui passe. Le fermier la suit, et le tramway amène les deux époux à la ville. Là, progressivement, ils se retrouvent, découvrant le rire et la fête dans l’atmosphère urbaine, avant de s’en retourner chez eux. Mais une violente tempête les attend sur le lac... « L’Aurore » est considéré comme l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma. François Truffaut disait qu’il était « le plus beau film du monde ». Murnau, fort de ses succès en Allemagne, réalise son premier film aux USA avec une histoire qui aurait été quelconque s’il ne l’avait pas sublimée par son prodigieux sens de l’image et du récit cinématographique.

Page Facebook: Pascal Ducourtioux 

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