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Pascal Marsault : les regards d’un organiste.

Pascal Marsault : les regards d’un organiste.

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Festival de Musique de Toulon

Église Saint Louis - Toulon

Lundi 11 octobre 2021 à 20h

 

Depuis ses débuts, Pascal Marsault nous fait voyager entre occident et orient et nous fait rencontrer un style de musique très différent de ce que l’on connaît. Il nous invite à le rencontrer pour se plonger dans des mélodies d’orgue et de trompette.

Comment avez-vous commencé votre carrière de musicien ?

J’ai commencé par le piano à l'âge de huit ans. Pendant deux ans et demi, une amie musicienne de mon père m’a appris l’accordéon, le piano et le solfège. Après, à l’âge de onze ans, j’ai commencé l’orgue, mes parents m’ont proposé de rencontrer l'organiste de la cathédrale de Blois et j’ai continué comme ça jusqu’à la fin du collège. Je suis rentré au conservatoire de Tours, en même temps que je faisais mon lycée. Une fois fini mon baccalauréat, j’ai pensé faire mes études de médecine, mais finalement j’ai changé d’idée au dernier moment et je suis allé en musicologie à l’université de Tours.

Quelle est la particularité d’être organiste aujourd’hui ?

À l’époque classique, un organiste était rémunéré à temps plein dans une seule église. Sous l’ancien régime jusqu’à la révolution française, il composait, il accompagnait la liturgie, il formait des chanteurs dans des cathédrales. C’était un travail qui permettait de vivre correctement, ce qui est encore le cas dans des pays comme l'Allemagne et l'Angleterre. Ce poste est connu comme “maître de chapelle”, une fonction qui n’existe quasiment plus, à une ou deux exceptions près, en France. Être organiste liturgique était central à l'époque classique et c’est devenu une activité complémentaire aujourd’hui. Notre activité principale est maintenant l’enseignement ou les concerts.

Vous avez vécu dans diverses parties du monde. Pouvez-vous nous dire comment tous ces voyages vous ont touché en tant que musicien ?    

Notre instrument ne se déplace pas, contrairement au violon ou à la clarinette. C’est le musicien qui se déplace pour jouer de l’orgue. Quand on aime découvrir d’autres cultures, comme c’est mon cas, c’est assez passionnant ! L'opportunité que j'ai eu au Japon en tant qu’organiste résident à la salle de concert de Sapporo a été une expérience musicale très forte. Déjà, parce que c’est un orgue très imposant avec quatre claviers et soixante-huit régistres. Il se trouve dans une salle de concert de deux-milles places et je me suis rendu compte que le public japonais venait l’écouter sans a priori. À l’inverse de l’occident, il n’est pas considéré comme un instrument sacré ou lié à un lieu de culte. Ils sont vraiment fascinés par cet instrument et qui est une formidable machine. La rencontre avec ce public a été assez merveilleuse. J’ai été touché par la culture, la curiosité des gens de découvrir cet instrument et ce répertoire qui est très loin de la culture asiatique.

Est-ce que vous pensez qu’il existe une différence entre votre côté enseignant et votre côté musicien ?

Je crois qu’en tant que musicien, on joue et on enseigne comme on est, c’est-à-dire, avec toute notre personnalité et notre expérience. Le tempérament s’exprime beaucoup à travers l'interprétation qu’on a des pièces, par l’improvisation aussi et je pense à travers l’enseignement. Les élèves perçoivent une partie de notre personnalité. Il y a des moments où notre personnalité s’exprime plus que d’autres, où on arrive vraiment à motiver les élèves. Je ne pense pas qu’on puisse séparer l'interprétation, l'enseignement et la façon d’être. On est un tout et c’est ça qui fait qu’on est un bon enseignant. Déjà, il faut aimer transmettre, aimer rencontrer l’autre, aimer comprendre les difficultés des élèves pour les accompagner et les dépasser.

Quelles sont vos attentes du Festival de Musique de Toulon ?

J'espère tout d'abord que le public sera nombreux. C’est aussi l’occasion de faire entendre les deux orgues qui se trouvent à l’église Saint Louis de Toulon. C’est la seule église dans tout le département du Var qui possède deux instruments : un qui se trouve au fond de l’église, dans une tribune et un autre petit orgue de chœur avec lequel j’accompagnerai le trompettiste Clément Saunier. Ce que j’espère aussi, c’est de pouvoir inspirer et motiver le jeune public qui sera dans la salle à écouter davantage d’orgue, mais aussi à en jouer !

Leticia Aragon

Octobre 2021

https://festivalmusiquetoulon.com/programmation/ 

https://www.facebook.com/pascal.marsault.7

 


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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Festival de Musique de Toulon

Église Saint Louis - Toulon

Lundi 11 octobre 2021 à 20h

 

Depuis ses débuts, Pascal Marsault nous fait voyager entre occident et orient et nous fait rencontrer un style de musique très différent de ce que l’on connaît. Il nous invite à le rencontrer pour se plonger dans des mélodies d’orgue et de trompette.

Comment avez-vous commencé votre carrière de musicien ?

J’ai commencé par le piano à l'âge de huit ans. Pendant deux ans et demi, une amie musicienne de mon père m’a appris l’accordéon, le piano et le solfège. Après, à l’âge de onze ans, j’ai commencé l’orgue, mes parents m’ont proposé de rencontrer l'organiste de la cathédrale de Blois et j’ai continué comme ça jusqu’à la fin du collège. Je suis rentré au conservatoire de Tours, en même temps que je faisais mon lycée. Une fois fini mon baccalauréat, j’ai pensé faire mes études de médecine, mais finalement j’ai changé d’idée au dernier moment et je suis allé en musicologie à l’université de Tours.

Quelle est la particularité d’être organiste aujourd’hui ?

À l’époque classique, un organiste était rémunéré à temps plein dans une seule église. Sous l’ancien régime jusqu’à la révolution française, il composait, il accompagnait la liturgie, il formait des chanteurs dans des cathédrales. C’était un travail qui permettait de vivre correctement, ce qui est encore le cas dans des pays comme l'Allemagne et l'Angleterre. Ce poste est connu comme “maître de chapelle”, une fonction qui n’existe quasiment plus, à une ou deux exceptions près, en France. Être organiste liturgique était central à l'époque classique et c’est devenu une activité complémentaire aujourd’hui. Notre activité principale est maintenant l’enseignement ou les concerts.

Vous avez vécu dans diverses parties du monde. Pouvez-vous nous dire comment tous ces voyages vous ont touché en tant que musicien ?    

Notre instrument ne se déplace pas, contrairement au violon ou à la clarinette. C’est le musicien qui se déplace pour jouer de l’orgue. Quand on aime découvrir d’autres cultures, comme c’est mon cas, c’est assez passionnant ! L'opportunité que j'ai eu au Japon en tant qu’organiste résident à la salle de concert de Sapporo a été une expérience musicale très forte. Déjà, parce que c’est un orgue très imposant avec quatre claviers et soixante-huit régistres. Il se trouve dans une salle de concert de deux-milles places et je me suis rendu compte que le public japonais venait l’écouter sans a priori. À l’inverse de l’occident, il n’est pas considéré comme un instrument sacré ou lié à un lieu de culte. Ils sont vraiment fascinés par cet instrument et qui est une formidable machine. La rencontre avec ce public a été assez merveilleuse. J’ai été touché par la culture, la curiosité des gens de découvrir cet instrument et ce répertoire qui est très loin de la culture asiatique.

Est-ce que vous pensez qu’il existe une différence entre votre côté enseignant et votre côté musicien ?

Je crois qu’en tant que musicien, on joue et on enseigne comme on est, c’est-à-dire, avec toute notre personnalité et notre expérience. Le tempérament s’exprime beaucoup à travers l'interprétation qu’on a des pièces, par l’improvisation aussi et je pense à travers l’enseignement. Les élèves perçoivent une partie de notre personnalité. Il y a des moments où notre personnalité s’exprime plus que d’autres, où on arrive vraiment à motiver les élèves. Je ne pense pas qu’on puisse séparer l'interprétation, l'enseignement et la façon d’être. On est un tout et c’est ça qui fait qu’on est un bon enseignant. Déjà, il faut aimer transmettre, aimer rencontrer l’autre, aimer comprendre les difficultés des élèves pour les accompagner et les dépasser.

Quelles sont vos attentes du Festival de Musique de Toulon ?

J'espère tout d'abord que le public sera nombreux. C’est aussi l’occasion de faire entendre les deux orgues qui se trouvent à l’église Saint Louis de Toulon. C’est la seule église dans tout le département du Var qui possède deux instruments : un qui se trouve au fond de l’église, dans une tribune et un autre petit orgue de chœur avec lequel j’accompagnerai le trompettiste Clément Saunier. Ce que j’espère aussi, c’est de pouvoir inspirer et motiver le jeune public qui sera dans la salle à écouter davantage d’orgue, mais aussi à en jouer !

Leticia Aragon

Octobre 2021

https://festivalmusiquetoulon.com/programmation/ 

https://www.facebook.com/pascal.marsault.7