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Patrice Laisney - Redonner sa place au clown.

Patrice Laisney - Redonner sa place au clown.

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Clowns not dead - Du 03.12 au 20.12 - Lieux divers

Le clown est le personnage le plus emblématique du cirque. Pourtant, il se fait de plus en plus rare dans les programmations de cirque moderne. Patrice Laisney, directeur du Pôle, a souhaité lui rendre la place qui lui est dû, créant il y a cinq ans un festival qui lui est entièrement consacré, intégré aujourd’hui dans la Saison Cirque Méditerranée.

Comment est né ce festival Clowns Not Dead ?

C’est la cinquième édition, une valeur sûre désormais. Nous souhaitions redévelopper un temps fort autour des Arts du Cirque depuis la disparition de « Janvier dans les étoiles ». L’art du clown n’est pas bien diffusé en général, mais il est encore très moderne. J’avais envie de lui redonner sa place, en concentrant les spectacles et en lui donnant une place d’honneur dans la saison. Ce qui m’intéresse avant tout c’est son propos : il nous parle du monde, de notre quotidien : politique, social, philosophique. Dans le cirque traditionnel, il est plus tarte à la crème, pour les enfants. En contemporain il a quasiment disparu. Alors le clown s’est recentré sur des performances en solo. Les formes restent proches de la tradition, dans la gestuelle et le costume, mais peuvent devenir très décalées. Le titre et le logo du festival ont été choisis à l’époque des attentats de Charlie Hebdo, comme un hommage, car la satire est une forme de clown. C’est aussi pour dire que ce n’est pas que pour les enfants.

Peux-tu nous présenter les spectacles ?

Nous démarrons avec « Clément ou le courage de Peter Pan ». La compagnie « L’Oiseau Mouche » est formée de jeunes en condition de handicap. Gilles De Fac, un des premiers clowns sortis du clown classique et qui dirige Le Prato, a rechaussé le nez pour jouer avec Clément, jeune trisomique. On parle du syndrome de Peter Pan, de différence, de singularité, avec un acteur particulier. Ce spectacle est offert, pour tous ceux qui achètent une autre place, car pour moi c’est important que les gens le voient. Puis nous avons « Plus haut » de la Cie Barosolo, un spectacle familial. Ce n’est pas le clown nez rouge, mais le rire y a une place importante : tout est drôle, décalé, avec des objets détournés. Nous donnons également des représentations du spectacle pour les scolaires. Après cela, la Cie Microsillon nous présente « Urban & Orbitch », solo assez corrosif et très drôle. Le personnage est dans la misère, au milieu des détritus. Il arrive sur un fauteuil roulan, et essaie de fuir sa solitude, en entrant en contact avec le spectateur. Puis nous aurons les visites guidées de la Cie Cahin-Caha, dirigées par Gulco, un américain. Il a regardé l’artiste exposé à la Villa Tamaris, Alun Williams, travailler, pendant des heures. Il fera une visite de la Villa et se transformera même en DJ en fin de visite. C’est gratuit et sur réservation. Les Nouveaux nez présenteront ensuite « Chansons à risques », un spectacle d’humour autour d’une artiste de Music-Hall, qui espère faire une grande carrière, et est accompagnée par un musicien introverti, qui bidouille ses instruments. C’est un concert, mais très décalé. Puis Philippe Martz des Mammifères Marrants nous propose un cabaret. C’est un célèbre duo de clowns qui a réuni des artistes de toute nationalité pour un spectacle de deux heures, avec un présentateur et une succession de numéros. Parallèlement, nous avons mis en place un stage de clowns, avec une vingtaine de participants qui seront présents à l’animaton. En clôture, la Cie Tourneboulé présente « Les enfants c’est moi », autour d’une femme clown, qui décide de devenir maman. C’est touchant et grinçant. Ça parle de ce que les femmes vivent dans leur quotidien et dans leur corps.

En cette fin d’année, vous collaborez également avec différentes villes...

Nous travaillons avec Bandol autour d’une programmation Jeune Public, sur deux dates cette année. Le vendredi 6 décembre, pour l’inauguration du quai De Gaulle, nous assurons toute la création artistique. A Toulon, ville avec qui nous collaborons régulièrement, nous assurerons les animations de Noël en Arts de la Rue, tous les week-ends de décembre, et les 23, 24


Discipline: Articles, Sur les planches,



Catégories : Articles, Sur les planches,

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Clowns not dead - Du 03.12 au 20.12 - Lieux divers

Le clown est le personnage le plus emblématique du cirque. Pourtant, il se fait de plus en plus rare dans les programmations de cirque moderne. Patrice Laisney, directeur du Pôle, a souhaité lui rendre la place qui lui est dû, créant il y a cinq ans un festival qui lui est entièrement consacré, intégré aujourd’hui dans la Saison Cirque Méditerranée.

Comment est né ce festival Clowns Not Dead ?

C’est la cinquième édition, une valeur sûre désormais. Nous souhaitions redévelopper un temps fort autour des Arts du Cirque depuis la disparition de « Janvier dans les étoiles ». L’art du clown n’est pas bien diffusé en général, mais il est encore très moderne. J’avais envie de lui redonner sa place, en concentrant les spectacles et en lui donnant une place d’honneur dans la saison. Ce qui m’intéresse avant tout c’est son propos : il nous parle du monde, de notre quotidien : politique, social, philosophique. Dans le cirque traditionnel, il est plus tarte à la crème, pour les enfants. En contemporain il a quasiment disparu. Alors le clown s’est recentré sur des performances en solo. Les formes restent proches de la tradition, dans la gestuelle et le costume, mais peuvent devenir très décalées. Le titre et le logo du festival ont été choisis à l’époque des attentats de Charlie Hebdo, comme un hommage, car la satire est une forme de clown. C’est aussi pour dire que ce n’est pas que pour les enfants.

Peux-tu nous présenter les spectacles ?

Nous démarrons avec « Clément ou le courage de Peter Pan ». La compagnie « L’Oiseau Mouche » est formée de jeunes en condition de handicap. Gilles De Fac, un des premiers clowns sortis du clown classique et qui dirige Le Prato, a rechaussé le nez pour jouer avec Clément, jeune trisomique. On parle du syndrome de Peter Pan, de différence, de singularité, avec un acteur particulier. Ce spectacle est offert, pour tous ceux qui achètent une autre place, car pour moi c’est important que les gens le voient. Puis nous avons « Plus haut » de la Cie Barosolo, un spectacle familial. Ce n’est pas le clown nez rouge, mais le rire y a une place importante : tout est drôle, décalé, avec des objets détournés. Nous donnons également des représentations du spectacle pour les scolaires. Après cela, la Cie Microsillon nous présente « Urban & Orbitch », solo assez corrosif et très drôle. Le personnage est dans la misère, au milieu des détritus. Il arrive sur un fauteuil roulan, et essaie de fuir sa solitude, en entrant en contact avec le spectateur. Puis nous aurons les visites guidées de la Cie Cahin-Caha, dirigées par Gulco, un américain. Il a regardé l’artiste exposé à la Villa Tamaris, Alun Williams, travailler, pendant des heures. Il fera une visite de la Villa et se transformera même en DJ en fin de visite. C’est gratuit et sur réservation. Les Nouveaux nez présenteront ensuite « Chansons à risques », un spectacle d’humour autour d’une artiste de Music-Hall, qui espère faire une grande carrière, et est accompagnée par un musicien introverti, qui bidouille ses instruments. C’est un concert, mais très décalé. Puis Philippe Martz des Mammifères Marrants nous propose un cabaret. C’est un célèbre duo de clowns qui a réuni des artistes de toute nationalité pour un spectacle de deux heures, avec un présentateur et une succession de numéros. Parallèlement, nous avons mis en place un stage de clowns, avec une vingtaine de participants qui seront présents à l’animaton. En clôture, la Cie Tourneboulé présente « Les enfants c’est moi », autour d’une femme clown, qui décide de devenir maman. C’est touchant et grinçant. Ça parle de ce que les femmes vivent dans leur quotidien et dans leur corps.

En cette fin d’année, vous collaborez également avec différentes villes...

Nous travaillons avec Bandol autour d’une programmation Jeune Public, sur deux dates cette année. Le vendredi 6 décembre, pour l’inauguration du quai De Gaulle, nous assurons toute la création artistique. A Toulon, ville avec qui nous collaborons régulièrement, nous assurerons les animations de Noël en Arts de la Rue, tous les week-ends de décembre, et les 23, 24