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Petite Musique : la musique aide les gens à se parler

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En partenariat avec www.madeinvar.tv

Deux frères, seynois, Cédric et Sébastien Psaïla, artistes-artisans assumés produisent un folk traditionnel et moderne, d’une puissance évocatrice et poétique hors du commun, engagé mais positif. Cédric se dévoile dans nos pages. Bastien sera à retrouver sur le site de notre partenaire www.madeinvar.tv. Et Petite Musique nous revient au printemps, ne les loupez pas, moi j’adore !

 

Vous êtes pour moi un alliage unique, écorchés vifs, militants, poètes, amoureux de la nature, des gens, et avant tout sereins et épanouis. Quelle est votre recette ?

Suivre depuis une quinzaine d’années notre inspiration. Nous voulions faire des chansons, les jouer aux gens, faire des disques, faire notre métier de musicien de façon artisanale et assumée. C’est la façon de faire la plus épanouissante : rendre les choses assez légères pour qu’elles soient faisables, de façon simple et sincère. Nous créons des chansons, les chantons aux gens, et cela le plus possible.

 

Quand est née l’idée de vous lancer dans la musique ?

Mon frère et moi avons à peine un an et quelques jours d’écart, nous avons un côté faux jumeaux. Petits on jouait déjà à donner des concerts. A douze ans mon frère voulait être dessinateur, moi, j’écrivais. A la fin de l’adolescence, vers seize ou dix-sept ans, nous nous intéressions à la littérature, à la philo, nous découvrions la musique, fréquentions les marchés aux puces pour acheter des vinyles. Moi j’ai commencé la guitare, Sébastien la batterie, puis le violon. Nous avions des choses à exprimer, écrivions des poésies, des ado assez classiques. Puis, nous nous sommes lancés et ça a été plus laborieux…

 

Vos formations évoluent régulièrement, à deux, à cinq, puis re-à-deux, en solo, dans d’autres formations, vous êtes hyper-actifs, instables ou toujours en recherche de la bonne solution ?

Pour vivre de la musique, comme dit Michel Cloup de Diabologum : « il faut toujours avoir une casserole sur le feu ».  Il faut que tes projets s’alimentent, donner à manger à la part créative de ton cerveau. J’ai besoin de partir sur la route avec un projet. C’est beaucoup de boulot de trouver cent dates par an, donc il faut en avoir envie. A l’arrivée aujourd’hui il reste Petite Musique à deux, moi j’ai un autre projet folk Ramblin’Pickers, mon frère fait du solo. Sur Petite Musique il y a une continuité tout de même. Sur le 5ème album, on a eu envie de passer à cinq car on entendait les arrangements de cette façon. Nous sommes allés au bout de l’aventure, puis revenus à la formule duo qui est celle qui nous plait le plus depuis le début.

 

Que souhaitez-vous transmettre avant tout ?

Une certaine idée du spectacle vivant, de la notion de culture. Nous avons appris énormément par le terrain. On partage, on découvre des sensibilités différentes. Ça me conforte dans l’idée qu’il y a quelque chose à vivre entre tous, qui rassemble les hommes dans les aléas de la vie. La musique est un biais, elle aide les gens à se parler. Il y a eu une image egocentrique de l’artiste colportée, cette idée d’un génie hors-norme. Nous, nous faisons de l’humain, en faisant de notre mieux. Nous sommes entourés de gens qui font ce qu’ils peuvent et ça les rend touchants. On peut chacun s’apporter des choses.

 

Comment naît une chanson ?

Pour nous c’est assez ésotérique, au début on faisait chacun des chansons de notre côté. En vieillissant mon frère est plus porté sur les mots et moi sur la musique, mais ce n’est pas une règle. Pendant les tournées, on emmagasine. Je ne touche pas beaucoup la guitare pendant ces périodes-là. Quelques jours après être rentrés, je m’y remets, et là ça vient tout seul. Nous nous voyons pendant quelques jours, un album nait. En général, je montre des idées de musique, il se met à écrire dessus, c’est dans l’instantané.

 

Vous avez choisi une distribution 100% maison, pourquoi ce choix ?

Par adaptation au terrain culturel et commercial de 2018. Il n’y a quasiment plus de distributeurs physiques, seulement quelques majors qui ne s’intéressent pas à la création indépendante. Et puis nous sommes un peu Has-been, nous n’avons pas un Incroyable Talent, n’avons pas écrit notre première chanson à cinq ans, nous ne sommes pas dans l’air du temps. Nous sommes devenus producteurs de nos chansons, au moins nous maitrisons le circuit et les revenus sont pour nous. Les plateformes de téléchargement nous donnent des microcentimes car il n’y a pas de protection des droits d’auteur au niveau mondial, et la SACEM ne fait pas ce travail-là. L’album de 2017 a déjà gagné assez d’argent pour faire le prochain, mais ce sont les concerts qui nous font vivre. Le revival du vinyle reste aussi très limité. Pour le dernier album on ne pouvait pas se permettre de presser un vinyle. Avant tout nous vendons des disques pendant les concerts, assez pour continuer à en faire d’autres, j’espère que ça continuera longtemps.

 

On pourra bientôt vous voir dans le coin ?

Nous jouerons le 13 avril à Rocbaron et le 14 à la Farlède pour un marché bio de producteurs indépendants, avec le Guinguette Hot Club. Egalement fin mai, et le 21 juin à Brignoles.

 

Le site de Petite Musique

 

 

 


Discipline: Articles, Musique,



Catégories : Articles, Musique,

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Vous êtes pour moi un alliage unique, écorchés vifs, militants, poètes, amoureux de la nature, des gens, et avant tout sereins et épanouis. Quelle est votre recette ?

Suivre depuis une quinzaine d’années notre inspiration. Nous voulions faire des chansons, les jouer aux gens, faire des disques, faire notre métier de musicien de façon artisanale et assumée. C’est la façon de faire la plus épanouissante : rendre les choses assez légères pour qu’elles soient faisables, de façon simple et sincère. Nous créons des chansons, les chantons aux gens, et cela le plus possible.

 

Quand est née l’idée de vous lancer dans la musique ?

Mon frère et moi avons à peine un an et quelques jours d’écart, nous avons un côté faux jumeaux. Petits on jouait déjà à donner des concerts. A douze ans mon frère voulait être dessinateur, moi, j’écrivais. A la fin de l’adolescence, vers seize ou dix-sept ans, nous nous intéressions à la littérature, à la philo, nous découvrions la musique, fréquentions les marchés aux puces pour acheter des vinyles. Moi j’ai commencé la guitare, Sébastien la batterie, puis le violon. Nous avions des choses à exprimer, écrivions des poésies, des ado assez classiques. Puis, nous nous sommes lancés et ça a été plus laborieux…

 

Vos formations évoluent régulièrement, à deux, à cinq, puis re-à-deux, en solo, dans d’autres formations, vous êtes hyper-actifs, instables ou toujours en recherche de la bonne solution ?

Pour vivre de la musique, comme dit Michel Cloup de Diabologum : « il faut toujours avoir une casserole sur le feu ».  Il faut que tes projets s’alimentent, donner à manger à la part créative de ton cerveau. J’ai besoin de partir sur la route avec un projet. C’est beaucoup de boulot de trouver cent dates par an, donc il faut en avoir envie. A l’arrivée aujourd’hui il reste Petite Musique à deux, moi j’ai un autre projet folk Ramblin’Pickers, mon frère fait du solo. Sur Petite Musique il y a une continuité tout de même. Sur le 5ème album, on a eu envie de passer à cinq car on entendait les arrangements de cette façon. Nous sommes allés au bout de l’aventure, puis revenus à la formule duo qui est celle qui nous plait le plus depuis le début.

 

Que souhaitez-vous transmettre avant tout ?

Une certaine idée du spectacle vivant, de la notion de culture. Nous avons appris énormément par le terrain. On partage, on découvre des sensibilités différentes. Ça me conforte dans l’idée qu’il y a quelque chose à vivre entre tous, qui rassemble les hommes dans les aléas de la vie. La musique est un biais, elle aide les gens à se parler. Il y a eu une image egocentrique de l’artiste colportée, cette idée d’un génie hors-norme. Nous, nous faisons de l’humain, en faisant de notre mieux. Nous sommes entourés de gens qui font ce qu’ils peuvent et ça les rend touchants. On peut chacun s’apporter des choses.

 

Comment naît une chanson ?

Pour nous c’est assez ésotérique, au début on faisait chacun des chansons de notre côté. En vieillissant mon frère est plus porté sur les mots et moi sur la musique, mais ce n’est pas une règle. Pendant les tournées, on emmagasine. Je ne touche pas beaucoup la guitare pendant ces périodes-là. Quelques jours après être rentrés, je m’y remets, et là ça vient tout seul. Nous nous voyons pendant quelques jours, un album nait. En général, je montre des idées de musique, il se met à écrire dessus, c’est dans l’instantané.

 

Vous avez choisi une distribution 100% maison, pourquoi ce choix ?

Par adaptation au terrain culturel et commercial de 2018. Il n’y a quasiment plus de distributeurs physiques, seulement quelques majors qui ne s’intéressent pas à la création indépendante. Et puis nous sommes un peu Has-been, nous n’avons pas un Incroyable Talent, n’avons pas écrit notre première chanson à cinq ans, nous ne sommes pas dans l’air du temps. Nous sommes devenus producteurs de nos chansons, au moins nous maitrisons le circuit et les revenus sont pour nous. Les plateformes de téléchargement nous donnent des microcentimes car il n’y a pas de protection des droits d’auteur au niveau mondial, et la SACEM ne fait pas ce travail-là. L’album de 2017 a déjà gagné assez d’argent pour faire le prochain, mais ce sont les concerts qui nous font vivre. Le revival du vinyle reste aussi très limité. Pour le dernier album on ne pouvait pas se permettre de presser un vinyle. Avant tout nous vendons des disques pendant les concerts, assez pour continuer à en faire d’autres, j’espère que ça continuera longtemps.

 

On pourra bientôt vous voir dans le coin ?

Nous jouerons le 13 avril à Rocbaron et le 14 à la Farlède pour un marché bio de producteurs indépendants, avec le Guinguette Hot Club. Egalement fin mai, et le 21 juin à Brignoles.

 

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