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Philippe Boronad & Eloïse Mercier - Des lectures en médiathèques. Philippe Boronad & Eloïse Mercier - Des lectures en médiathèques.
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Philippe Boronad & Eloïse Mercier - Des lectures en médiathèques. Philippe Boronad & Eloïse Mercier - Des lectures en médiathèques.

Philippe Boronad & Eloïse Mercier - Des lectures en médiathèques.

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LITTERATURE

Tournée départementale des
médiathèques du Var
Juillet et août

Philippe Boronad dirige la Cie Artefact-Lab, Eloïse Mercier la Cie Microscopique. Cet été, ils partent à la rencontre du jeune public, avec une série de lectures dans les médiathèques. Philippe en juillet avec l’adaptation de son spectacle « Pochée » et Eloïse en août avec celle de « Une goutte d’eau dans un nuage ».

Comment va se passer cette tournée des médiathèques dans le Var, et qu’est-ce qui vous intéressait dans ce dispositif ?
Philippe : C’est une tournée de lectures à destination du jeune public, elle s’effectue dans le cadre du prix des lecteurs. En amont, nous présentons les différents livres, leur contenu, et parlons également de l’importance de l’acte de vote. C’est une série de lectures itinérantes, dans lesquelles nous jouons systématiquement une adaptation de notre spectacle « Pochée ». 

Eloïse : Ce qui est attirant et nouveau dans cette tournée est le fait d’aller à la rencontre d’un public qui n’est pas forcément celui que nous rencontrons habituellement, pas forcément celui des théâtres. Un public différent, ne serait-ce que par les conditions d’écoute et de représentation, qui sont autres que dans une salle de spectacle. Une médiathèque est un lieu de vie, de passage, d’échanges, jouer au milieu de ce quotidien et de ses mouvements sera donc une autre expérience, pour nous comme pour le public. Par ailleurs, et c’est là que le sens se fait sans doute le plus fort, le texte du spectacle « Une goutte d’eau dans un nuage » est paru aux éditions Les Cygnes et constitue ainsi un objet littéraire en tant que tel. C’est un livre, de la même étoffe que ceux qui peuplent les rayonnages des médiathèques, le porter au milieu de ses congénères sera ainsi quelque chose de presque familier.... 

Comment avez-vous réussi à adapter vos spectacles à ce format de lectures ?
Eloïse : Nous avons réfléchi en plusieurs étapes avec Vincent Bérenger, qui m’accompagne sur la régie et avec qui nous travaillons sur la création depuis ses débuts. Nous avions d’abord envisagé un format qui préserverait quelques lumières... option qui est vite apparue complexe. D’autant que plusieurs retours de professionnels nous ont assuré que le texte tenait à lui seul, même sans décor. Nous avons donc décidé de l’épurer au maximum, restant concentrés sur l’essentiel : le texte - encore et toujours - et les sons, indispensables pour cette proposition très sonore, immersive et sensorielle. Et nous apporterons avec nous quelques petits accessoires et éléments de scénographie, la « touche » microscopique ! 

Philippe : Nous sommes trois intervenants. Valérie Laurence et moi lisons au pupitre, avec une partie importante d’interprétation. Nous avons inclus dans le spectacle une plasticienne, Aurore d’Amaya qui à travers son dispositif plastique permet aux enfants de suivre la lecture. C’est un personnage à part entière et elle propose des éléments communs à la lecture : un parasol, une valise, des dessins... Elle sculpte grâce à une pâte les personnages de la lecture, dont le principal : Pochée la tortue. Je travaille essentiellement sur deux sujets : les écritures du rêve et le travail de résilience, que j’aborde depuis trente ans. Ce spectacle est au centre de ses deux sujets : une jeune tortue, Pochée, part rencontrer le monde, et rencontre Pouce, qui meurt dès le début du récit. Notre tortue va se soigner en écrivant des lettres imaginaires, que Pouce lui écrirait. Nous revenons à la notion d’écriture, comme acte salvateur. Cette tortue a cent onze ans à la fin du spectacle. La plasticienne, elle, est une jeune fille de dix-sept ans, qui fait très jeune. Le jeune public peut s’identifier à elle. Son personnage s’appelle Bulle, et on découvre à la fin de l’histoire que c’est la petite fille de Pochée. Sa grand-mère écrit des livres, et, deux générations après, elle, elle dessine. Cela correspond bien à la jeune génération qui vit de plus en plus à travers l’image. Les enfants sont toujours très intelligents et très ouverts pour aborder ce genre de sujets : l’amour, la mort...

Juillet 2021


Discipline: Articles, Littérature



Catégories : Articles, Littérature

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Tournée départementale des
médiathèques du Var
Juillet et août

Philippe Boronad dirige la Cie Artefact-Lab, Eloïse Mercier la Cie Microscopique. Cet été, ils partent à la rencontre du jeune public, avec une série de lectures dans les médiathèques. Philippe en juillet avec l’adaptation de son spectacle « Pochée » et Eloïse en août avec celle de « Une goutte d’eau dans un nuage ».

Comment va se passer cette tournée des médiathèques dans le Var, et qu’est-ce qui vous intéressait dans ce dispositif ?
Philippe : C’est une tournée de lectures à destination du jeune public, elle s’effectue dans le cadre du prix des lecteurs. En amont, nous présentons les différents livres, leur contenu, et parlons également de l’importance de l’acte de vote. C’est une série de lectures itinérantes, dans lesquelles nous jouons systématiquement une adaptation de notre spectacle « Pochée ». 

Eloïse : Ce qui est attirant et nouveau dans cette tournée est le fait d’aller à la rencontre d’un public qui n’est pas forcément celui que nous rencontrons habituellement, pas forcément celui des théâtres. Un public différent, ne serait-ce que par les conditions d’écoute et de représentation, qui sont autres que dans une salle de spectacle. Une médiathèque est un lieu de vie, de passage, d’échanges, jouer au milieu de ce quotidien et de ses mouvements sera donc une autre expérience, pour nous comme pour le public. Par ailleurs, et c’est là que le sens se fait sans doute le plus fort, le texte du spectacle « Une goutte d’eau dans un nuage » est paru aux éditions Les Cygnes et constitue ainsi un objet littéraire en tant que tel. C’est un livre, de la même étoffe que ceux qui peuplent les rayonnages des médiathèques, le porter au milieu de ses congénères sera ainsi quelque chose de presque familier.... 

Comment avez-vous réussi à adapter vos spectacles à ce format de lectures ?
Eloïse : Nous avons réfléchi en plusieurs étapes avec Vincent Bérenger, qui m’accompagne sur la régie et avec qui nous travaillons sur la création depuis ses débuts. Nous avions d’abord envisagé un format qui préserverait quelques lumières... option qui est vite apparue complexe. D’autant que plusieurs retours de professionnels nous ont assuré que le texte tenait à lui seul, même sans décor. Nous avons donc décidé de l’épurer au maximum, restant concentrés sur l’essentiel : le texte - encore et toujours - et les sons, indispensables pour cette proposition très sonore, immersive et sensorielle. Et nous apporterons avec nous quelques petits accessoires et éléments de scénographie, la « touche » microscopique ! 

Philippe : Nous sommes trois intervenants. Valérie Laurence et moi lisons au pupitre, avec une partie importante d’interprétation. Nous avons inclus dans le spectacle une plasticienne, Aurore d’Amaya qui à travers son dispositif plastique permet aux enfants de suivre la lecture. C’est un personnage à part entière et elle propose des éléments communs à la lecture : un parasol, une valise, des dessins... Elle sculpte grâce à une pâte les personnages de la lecture, dont le principal : Pochée la tortue. Je travaille essentiellement sur deux sujets : les écritures du rêve et le travail de résilience, que j’aborde depuis trente ans. Ce spectacle est au centre de ses deux sujets : une jeune tortue, Pochée, part rencontrer le monde, et rencontre Pouce, qui meurt dès le début du récit. Notre tortue va se soigner en écrivant des lettres imaginaires, que Pouce lui écrirait. Nous revenons à la notion d’écriture, comme acte salvateur. Cette tortue a cent onze ans à la fin du spectacle. La plasticienne, elle, est une jeune fille de dix-sept ans, qui fait très jeune. Le jeune public peut s’identifier à elle. Son personnage s’appelle Bulle, et on découvre à la fin de l’histoire que c’est la petite fille de Pochée. Sa grand-mère écrit des livres, et, deux générations après, elle, elle dessine. Cela correspond bien à la jeune génération qui vit de plus en plus à travers l’image. Les enfants sont toujours très intelligents et très ouverts pour aborder ce genre de sujets : l’amour, la mort...

Juillet 2021