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Philippe Castillo & Jason Galizzi, la passion de transmettre

Philippe Castillo & Jason Galizzi, la passion de transmettre

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Du 05.04 au 07.04 - Le Village des Ferronniers - Place Jean Jaurès, Ollioules

 

Philippe Castillo et Jason Galizzi enseignent tous deux aux CAP et aux BMA l’art de forger le métal et de faire perdurer la flamme d’un savoir-faire ancestral. Ils seront présents avec quelques élèves aux Journées Européennes des Métiers d’Art et vous ne pourrez pas les manquer ! Ils vous attendent au village des ferronniers, entourés de professionnels, pour vous faire découvrir avec fierté leurs travaux.

 

Quel est votre parcours et pourquoi avoir choisi la ferronnerie ?
Philippe : Durant les JEMA à Ollioules il y a douze ans, j’ai fait la connaissance de Gilbert Troncy, enseignant au Lycée des métiers de la création et de la maintenance Paul Langevin, qui a eu l’initiative de représenter le lycée et le métier de ferronnerie. Il m’a donné l’envie de sortir de mon atelier pour transmettre une passion, que j’ai depuis enfant, à ses élèves. L’enseignement a été un moyen de me perfectionner à la forge par les échanges entre professeurs puis entre professeur et apprentis. Aujourd’hui, Jason a repris le flambeau après le départ de Gilbert à la retraite et je suis ravi de l’avoir à mes côtés ; c’est un ancien élève, l’un des meilleurs et l’un des premiers à avoir obtenu son Brevet des Métiers d’Art lorsqu’il a été créé. Il n’existe que cinq lycées à proposer ce diplôme dans ce domaine, en France.

Est- ce important de continuer à transmettre ce savoir-faire ?
Philippe : Evidemment ! Nous travaillons en étroite collaboration avec Virginie Carré qui enseigne l’Histoire de l’Art et le dessin à nos lycéens. C’est une matière très importante dans leur cursus parce qu’ils apprennent l’Histoire de l’Art, les anciennes techniques et les grandes créations au cours des siècles. Ils développent ainsi leur passion et leur fibre artistique. Il faut qu’ils soient productifs et créatifs et pour cela, nous devons leur ouvrir l’esprit. Connaitre l’histoire de la ferronnerie d’art c’est pouvoir, par la suite, travailler sur des sites historiques.
Jason : C’est un métier très ancien, les techniques ont tendance à se perdre. Nous devons faire perdurer la profession. Lorsqu’on m’a proposé d’enseigner après mon diplôme, j’ai saisi cette opportunité parce que cela me semblait plus important que de créer dans mon atelier.

Quelle est la différence entre ferronnerie d’art et ferronnerie industrielle ?
Philippe : Le côté artistique et artisanal. Il y a plusieurs étapes. On part d’une idée, on fait des recherches graphiques et des esquisses. On vérifie la faisabilité et les étapes techniques pour la réalisation. A la différence de l’industrie, il y a le travail de la forge, nous utilisons des outils de base comme le marteau et l’enclume pour concevoir des créations sur mesure et nos élèves apprennent même les techniques d’assemblage traditionnelles, c’est-à-dire sans soudure comme aux siècles précédents.
Jason : Cependant, nous nous mettons à jour. Les techniques traditionnelles n’empêchent pas l’innovation comme l’utilisation de la découpe laser. Nous sommes le premier lycée à posséder une forge à induction, que nous allons présenter à Ollioules.

Comment les lycéens se préparent-ils pour les Journées Européennes des Métiers d’Arts ?
Philippe : Ils sont tous volontaires. Ils présenteront un projet commun et des projets individuels. Samedi et dimanche, le public aura la possibilité de participer à des ateliers de découverte. J’ai décidé d’inviter des artisans professionnels : maréchal ferrant, ferronnier d’art et coutelier ainsi que des chefs d’entreprises dont les enfants sont élèves chez nous. Nous créons un village de ferronnier sur la place Jean Jaurès, lieu familial et de camaraderie ! Nous sommes aussi fiers d’avoir avec nous Julie, Loïs et Sandrine qui sont parmi nos meilleurs apprentis.

Léa Muller

 

Site Officiel des JEMA

Site Web du Lycée des métiers de la création et de la maintenance Paul Langevin


Discipline: Articles, Événements,



Catégories : Articles, Événements,

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Du 05.04 au 07.04 - Le Village des Ferronniers - Place Jean Jaurès, Ollioules

 

Philippe Castillo et Jason Galizzi enseignent tous deux aux CAP et aux BMA l’art de forger le métal et de faire perdurer la flamme d’un savoir-faire ancestral. Ils seront présents avec quelques élèves aux Journées Européennes des Métiers d’Art et vous ne pourrez pas les manquer ! Ils vous attendent au village des ferronniers, entourés de professionnels, pour vous faire découvrir avec fierté leurs travaux.

 

Quel est votre parcours et pourquoi avoir choisi la ferronnerie ?
Philippe : Durant les JEMA à Ollioules il y a douze ans, j’ai fait la connaissance de Gilbert Troncy, enseignant au Lycée des métiers de la création et de la maintenance Paul Langevin, qui a eu l’initiative de représenter le lycée et le métier de ferronnerie. Il m’a donné l’envie de sortir de mon atelier pour transmettre une passion, que j’ai depuis enfant, à ses élèves. L’enseignement a été un moyen de me perfectionner à la forge par les échanges entre professeurs puis entre professeur et apprentis. Aujourd’hui, Jason a repris le flambeau après le départ de Gilbert à la retraite et je suis ravi de l’avoir à mes côtés ; c’est un ancien élève, l’un des meilleurs et l’un des premiers à avoir obtenu son Brevet des Métiers d’Art lorsqu’il a été créé. Il n’existe que cinq lycées à proposer ce diplôme dans ce domaine, en France.

Est- ce important de continuer à transmettre ce savoir-faire ?
Philippe : Evidemment ! Nous travaillons en étroite collaboration avec Virginie Carré qui enseigne l’Histoire de l’Art et le dessin à nos lycéens. C’est une matière très importante dans leur cursus parce qu’ils apprennent l’Histoire de l’Art, les anciennes techniques et les grandes créations au cours des siècles. Ils développent ainsi leur passion et leur fibre artistique. Il faut qu’ils soient productifs et créatifs et pour cela, nous devons leur ouvrir l’esprit. Connaitre l’histoire de la ferronnerie d’art c’est pouvoir, par la suite, travailler sur des sites historiques.
Jason : C’est un métier très ancien, les techniques ont tendance à se perdre. Nous devons faire perdurer la profession. Lorsqu’on m’a proposé d’enseigner après mon diplôme, j’ai saisi cette opportunité parce que cela me semblait plus important que de créer dans mon atelier.

Quelle est la différence entre ferronnerie d’art et ferronnerie industrielle ?
Philippe : Le côté artistique et artisanal. Il y a plusieurs étapes. On part d’une idée, on fait des recherches graphiques et des esquisses. On vérifie la faisabilité et les étapes techniques pour la réalisation. A la différence de l’industrie, il y a le travail de la forge, nous utilisons des outils de base comme le marteau et l’enclume pour concevoir des créations sur mesure et nos élèves apprennent même les techniques d’assemblage traditionnelles, c’est-à-dire sans soudure comme aux siècles précédents.
Jason : Cependant, nous nous mettons à jour. Les techniques traditionnelles n’empêchent pas l’innovation comme l’utilisation de la découpe laser. Nous sommes le premier lycée à posséder une forge à induction, que nous allons présenter à Ollioules.

Comment les lycéens se préparent-ils pour les Journées Européennes des Métiers d’Arts ?
Philippe : Ils sont tous volontaires. Ils présenteront un projet commun et des projets individuels. Samedi et dimanche, le public aura la possibilité de participer à des ateliers de découverte. J’ai décidé d’inviter des artisans professionnels : maréchal ferrant, ferronnier d’art et coutelier ainsi que des chefs d’entreprises dont les enfants sont élèves chez nous. Nous créons un village de ferronnier sur la place Jean Jaurès, lieu familial et de camaraderie ! Nous sommes aussi fiers d’avoir avec nous Julie, Loïs et Sandrine qui sont parmi nos meilleurs apprentis.

Léa Muller

 

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