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Il est le créateur de la série à succès « Les Profs » adaptée au cinéma par Pierre-François Martin Laval, dit PEF. Il revient pour nous sur plus de quarante ans de carrière.

C’était différent de se lancer dans la BD à l’époque ?

C’est le jour et la nuit. A l’époque, on travaillait dans des journaux, ce fut mon cas pendant trois ans. On était payé comme des pigistes. Pour gagner la même chose qu’à cette époque, il faut faire deux fois plus de planches aujourd’hui. Il faut bosser deux fois plus, alors que j’avais déjà l’impression de beaucoup travailler… Sans considérer être très bien payé. Un jour, Roger Lecureux, le scénariste de « Rahan » est d’ailleurs venu avec un seau et une serpillère. Devant nos demandes, il a déclaré : « je suis payé comme une femme de ménage, donc je fais le ménage ». Aujourd’hui, il y a beaucoup d’auteurs et trop d’albums.

Comment expliquer le succès de la série « Les profs » ?

Si je savais l’expliquer je n’aurais pas attendu vingt-cinq ans pour le faire. Il faut être là au bon moment, au bon endroit, avec les bonnes personnes. Le premier tome a mis trois ans à voir le jour. J’ai dessiné la première planche en juillet 97, l’album est sorti le 7 juin 2000. Tout le monde le refusait. Je pense que c’est un sujet universel, et aussi qu’on l’a bien traité. Nous avons vendu 5,4 M d’albums en tout. J’en ai fait dix-sept qui ont tous dépassé les cent mille exemplaires vendus.

Que pensez-vous des films, adaptés par PEF, à partir de cette BD ?

Ça fait plaisir. C’est une consécration et je trouve que le premier est assez fidèle. Bien sûr, c’est une adaptation, un film pour les ados, pour distraire. Mais c’est pas mal.

Des modèles ?

Uderzo avec Astérix, c’est grâce à lui qu’à treize ans, j’ai décidé de faire ce métier-là, après avoir lu ses albums. Également Franquin, Moebius. Je suis admiratif du travail de mes collègues en général et le niveau est très haut aujourd’hui. Je ne lis pas de manga, ni de comics, ce n’est pas ma culture, j’ai été biberonné au franco-belge. J’aime plus la BD humoristique même si j’adore Moebius.

Vos travaux actuels ?

Je viens de finir la page 4 d’une nouvelle BD. Je suis à la retraite aujourd’hui. Je dessine très lentement, et je dois le faire sur tablette graphique, ce qui n’est pas facile pour moi. Mais je dessine pour le plaisir, c’est royal. C’est une BD sur le bagne de l’île du Levant, avec un dessin semi-réaliste, une histoire complète. Nous allons sortir aussi un album inédit, anniversaire, avec beaucoup de contenus, pour fêter les vingt ans des profs.

Un conseil pour les jeunes ?

D’avoir un métier sûr à côté au départ, au cas où ça ne marche pas. C’était mon cas, je suis architecte de formation. Morris en 68 m’avait déjà dit que c’était difficile. Mais tout métier artistique est difficile. Il ya beaucoup de talent aujourd’hui, et si on a une passion, on doit l’assouvir.

Interview de Pica par Cité des Arts


Discipline: Articles, Arts graphiques



Catégories : Articles, Arts graphiques

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Il est le créateur de la série à succès « Les Profs » adaptée au cinéma par Pierre-François Martin Laval, dit PEF. Il revient pour nous sur plus de quarante ans de carrière.

C’était différent de se lancer dans la BD à l’époque ?

C’est le jour et la nuit. A l’époque, on travaillait dans des journaux, ce fut mon cas pendant trois ans. On était payé comme des pigistes. Pour gagner la même chose qu’à cette époque, il faut faire deux fois plus de planches aujourd’hui. Il faut bosser deux fois plus, alors que j’avais déjà l’impression de beaucoup travailler… Sans considérer être très bien payé. Un jour, Roger Lecureux, le scénariste de « Rahan » est d’ailleurs venu avec un seau et une serpillère. Devant nos demandes, il a déclaré : « je suis payé comme une femme de ménage, donc je fais le ménage ». Aujourd’hui, il y a beaucoup d’auteurs et trop d’albums.

Comment expliquer le succès de la série « Les profs » ?

Si je savais l’expliquer je n’aurais pas attendu vingt-cinq ans pour le faire. Il faut être là au bon moment, au bon endroit, avec les bonnes personnes. Le premier tome a mis trois ans à voir le jour. J’ai dessiné la première planche en juillet 97, l’album est sorti le 7 juin 2000. Tout le monde le refusait. Je pense que c’est un sujet universel, et aussi qu’on l’a bien traité. Nous avons vendu 5,4 M d’albums en tout. J’en ai fait dix-sept qui ont tous dépassé les cent mille exemplaires vendus.

Que pensez-vous des films, adaptés par PEF, à partir de cette BD ?

Ça fait plaisir. C’est une consécration et je trouve que le premier est assez fidèle. Bien sûr, c’est une adaptation, un film pour les ados, pour distraire. Mais c’est pas mal.

Des modèles ?

Uderzo avec Astérix, c’est grâce à lui qu’à treize ans, j’ai décidé de faire ce métier-là, après avoir lu ses albums. Également Franquin, Moebius. Je suis admiratif du travail de mes collègues en général et le niveau est très haut aujourd’hui. Je ne lis pas de manga, ni de comics, ce n’est pas ma culture, j’ai été biberonné au franco-belge. J’aime plus la BD humoristique même si j’adore Moebius.

Vos travaux actuels ?

Je viens de finir la page 4 d’une nouvelle BD. Je suis à la retraite aujourd’hui. Je dessine très lentement, et je dois le faire sur tablette graphique, ce qui n’est pas facile pour moi. Mais je dessine pour le plaisir, c’est royal. C’est une BD sur le bagne de l’île du Levant, avec un dessin semi-réaliste, une histoire complète. Nous allons sortir aussi un album inédit, anniversaire, avec beaucoup de contenus, pour fêter les vingt ans des profs.

Un conseil pour les jeunes ?

D’avoir un métier sûr à côté au départ, au cas où ça ne marche pas. C’était mon cas, je suis architecte de formation. Morris en 68 m’avait déjà dit que c’était difficile. Mais tout métier artistique est difficile. Il ya beaucoup de talent aujourd’hui, et si on a une passion, on doit l’assouvir.

Interview de Pica par Cité des Arts