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Pierre Yovanovitch, Je suis heureux de soutenir les nouveaux créateurs.

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Exposition Design Parade - Jusqu’au 30 septembre – Hyères et Toulon

 

Du 28 juin au 1er juillet a eu lieu le Festival Design Parade, qui récompense chaque année un designer d’objet et un architecte d’intérieur. Le public, par contre peut retrouver les expositions des lauréats tout l’été, jusqu’au 30 septembre, celle de Design à la Villa Noailles et celle d’Architecture d’intérieur cette année à l’ancien évêché sur le Cours Lafayette à Toulon.

 

Voilà trois ans que la Ville de Toulon s’est lancée dans l’aventure Design Parade, initiée originellement par la Villa Noailles de Hyères. Le maire, Hubert Falco a fait de cette exposition un moyen supplémentaire de redécouvrir le Centre Ancien, qui fait l’objet d’un programme particulier pour être redynamisé, avec des rénovations bien sûr, mais également à travers un programme artistique et culturel. Nous avons rencontré Pierre Yovanovitch, architecte d’intérieur et président du jury cette année.

 

Comment s’est passée votre nomination ?

 

J’étais jury l’an passé sous la présidence de Vincent Darré, et j’avais beaucoup aimé l’exercice. Cette année j’ai bondi de joie quand Jean-Pierre Blanc m’a proposé d’être président du jury. Je suis niçois et j’ai découvert Toulon l’an dernier. J’aime la méditerranée, le soleil, je voyage partout et je ne connaissais pas Toulon ! J’aime beaucoup cette mixité architecturale et sociale. J’ai pu découvrir une  architecture typiquement provençale, un mélange d’architecture du 17ème et 18ème siècle, et d’une architecture moderniste et d’après-guerre. Il y a aussi cette lumière typique du Sud qui est impressionnante, avec ce vent qui balaye et qui rend le ciel et la lumière très nets. J’ai été également enchanté de travailler avec l’équipe de la Villa Noailles dans un festival de très bon niveau était très intéressant. 

 

Comment s’est opérée la sélection ?

 

Nous avons fait notre sélection parmi une centaine de dossiers, avec des propositions très différentes et avons choisi des univers très différents mélangeant savoir-faire et esprit. Pour les candidats c’est une manière unique d’être exposés au grand public. Il est très compliqué d’avoir une visibilité et de monter ses projets : il faut trouver des clients, exposer. Ici la couverture médiatique est importante. Pouvoir aider ces jeunes-là, c’est extraordinaire.

 

Les expositions des Lauréats, ainsi que la vôtre sont concentrées dans l’Ancien évêché de Toulon…

 

Pour mon exposition, j’ai pu investir cet ancien évêché en créant une narration autour d’un personnage qui n’existe pas. Le rideau s’ouvre, on trouve une scénographie, comme au théâtre. On déambule, on passe de pièce en pièce. C’est l’histoire de Mlle Oops, qui vit dans cet appartement très rigolo, plein de pièces d’art et de design de grande facture. J’ai créé une architecture en hommage à celle du Sud. On retrouve des œuvres d’autres artistes contemporains :  Claire Tabouret, Camille Henrot, Klara Kristalova, Laurent Grasso, Alexandre Noll, Maarten Baas, un designer, Valentin Carron. L’année dernière l’expo était magnifiquement réalisée, mais un peu muséale. Là dans cet ancien archevêché, tout le monde est réuni, logé à la même enseigne, et on déambule dans des appartements. Je trouve que le niveau chaque année évolue, les artistes et les équipes ont une motivation importante pour faire un festival de grande qualité.

 

Quel est votre parcours ?

 

J’ai une agence d’architecture d’intérieur, que j’ai créée en 2001. J’ai toujours eu envie de faire ce métier. J’ai fait aussi quelques études dans la Mode, car c’est lié, par le choix des couleurs, des matières, des formes. Petit à petit, le succès est venu, notamment grâce à une scénographie créée en 2006, sur un mouvement d’Architecture d’Intérieur, intitulée : « la grâce suédoise ». Aujourd’hui, nous sommes plus de trente, j’ai un bureau à New-York... Il faut énormément travailler, c’est une passion. Et il faut avoir un vrai style pour exprimer quelque chose de différent. Je travaille beaucoup aux Etats-Unis, nous exprimons une culture française et je travaille beaucoup avec l’artisanat français. Nous avons une qualité et une expérience inégalées.

 

Site internet Pierre Yovanovitch

 


Discipline: Articles,



Catégories : Articles,

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Exposition Design Parade - Jusqu’au 30 septembre – Hyères et Toulon

 

Du 28 juin au 1er juillet a eu lieu le Festival Design Parade, qui récompense chaque année un designer d’objet et un architecte d’intérieur. Le public, par contre peut retrouver les expositions des lauréats tout l’été, jusqu’au 30 septembre, celle de Design à la Villa Noailles et celle d’Architecture d’intérieur cette année à l’ancien évêché sur le Cours Lafayette à Toulon.

 

Voilà trois ans que la Ville de Toulon s’est lancée dans l’aventure Design Parade, initiée originellement par la Villa Noailles de Hyères. Le maire, Hubert Falco a fait de cette exposition un moyen supplémentaire de redécouvrir le Centre Ancien, qui fait l’objet d’un programme particulier pour être redynamisé, avec des rénovations bien sûr, mais également à travers un programme artistique et culturel. Nous avons rencontré Pierre Yovanovitch, architecte d’intérieur et président du jury cette année.

 

Comment s’est passée votre nomination ?

 

J’étais jury l’an passé sous la présidence de Vincent Darré, et j’avais beaucoup aimé l’exercice. Cette année j’ai bondi de joie quand Jean-Pierre Blanc m’a proposé d’être président du jury. Je suis niçois et j’ai découvert Toulon l’an dernier. J’aime la méditerranée, le soleil, je voyage partout et je ne connaissais pas Toulon ! J’aime beaucoup cette mixité architecturale et sociale. J’ai pu découvrir une  architecture typiquement provençale, un mélange d’architecture du 17ème et 18ème siècle, et d’une architecture moderniste et d’après-guerre. Il y a aussi cette lumière typique du Sud qui est impressionnante, avec ce vent qui balaye et qui rend le ciel et la lumière très nets. J’ai été également enchanté de travailler avec l’équipe de la Villa Noailles dans un festival de très bon niveau était très intéressant. 

 

Comment s’est opérée la sélection ?

 

Nous avons fait notre sélection parmi une centaine de dossiers, avec des propositions très différentes et avons choisi des univers très différents mélangeant savoir-faire et esprit. Pour les candidats c’est une manière unique d’être exposés au grand public. Il est très compliqué d’avoir une visibilité et de monter ses projets : il faut trouver des clients, exposer. Ici la couverture médiatique est importante. Pouvoir aider ces jeunes-là, c’est extraordinaire.

 

Les expositions des Lauréats, ainsi que la vôtre sont concentrées dans l’Ancien évêché de Toulon…

 

Pour mon exposition, j’ai pu investir cet ancien évêché en créant une narration autour d’un personnage qui n’existe pas. Le rideau s’ouvre, on trouve une scénographie, comme au théâtre. On déambule, on passe de pièce en pièce. C’est l’histoire de Mlle Oops, qui vit dans cet appartement très rigolo, plein de pièces d’art et de design de grande facture. J’ai créé une architecture en hommage à celle du Sud. On retrouve des œuvres d’autres artistes contemporains :  Claire Tabouret, Camille Henrot, Klara Kristalova, Laurent Grasso, Alexandre Noll, Maarten Baas, un designer, Valentin Carron. L’année dernière l’expo était magnifiquement réalisée, mais un peu muséale. Là dans cet ancien archevêché, tout le monde est réuni, logé à la même enseigne, et on déambule dans des appartements. Je trouve que le niveau chaque année évolue, les artistes et les équipes ont une motivation importante pour faire un festival de grande qualité.

 

Quel est votre parcours ?

 

J’ai une agence d’architecture d’intérieur, que j’ai créée en 2001. J’ai toujours eu envie de faire ce métier. J’ai fait aussi quelques études dans la Mode, car c’est lié, par le choix des couleurs, des matières, des formes. Petit à petit, le succès est venu, notamment grâce à une scénographie créée en 2006, sur un mouvement d’Architecture d’Intérieur, intitulée : « la grâce suédoise ». Aujourd’hui, nous sommes plus de trente, j’ai un bureau à New-York... Il faut énormément travailler, c’est une passion. Et il faut avoir un vrai style pour exprimer quelque chose de différent. Je travaille beaucoup aux Etats-Unis, nous exprimons une culture française et je travaille beaucoup avec l’artisanat français. Nous avons une qualité et une expérience inégalées.

 

Site internet Pierre Yovanovitch