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Relo - Le nouveau rap

Relo - Le nouveau rap "à l'ancienne"

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MUSIQUE
"La voix du 13"
Sortie le 29 janvier
Originaire de Marseille et fier de l’être, Relo s’inspire de sa ville natale et de ses habitants pour écrire ses morceaux. Le rappeur souhaite, à travers ses sons, remettre au goût du jour le rap à l’ancienne.
 
Le 29 janvier dernier sortait ton premier album intitulé “La voix du 13”, constitué de mixtapes, de pastilles vidéo… c’est une constitution un peu particulière…
 
Avant, j’étais au sein d’un gros label parisien, puis début 2020, j’ai décidé de revenir en indépendant, et j’ai rompu mon contrat. Je travaille avec le même beatmaker depuis toujours, l’Adjoint. Avec DJ Myst, le dj de nombreux rappeurs comme Youssoufa, Niska ou Naza, nous avons composé deux mixtapes contenant treize titres chacune : « La voix du 13 part.1 » et « La voix du 13 part.3 ». Comme vous le voyez, nous avons fait exprès de sauter la partie 2 (rire). Ces deux mixtapes ont été mises en ligne gratuitement en guise de remerciements pour tous ceux qui me suivaient et qui n’avaient pas forcément accès aux plateformes. Avec Otaké Productions, on a fait le choix de prendre les douze meilleurs titres des deux mixtapes, et de rajouter six titres inédits pour ceux qui disposent des plateformes.
 
Tu parles beaucoup de ta ville natale, Marseille et de ton département, qu’est-ce qui t’inspire dans cette ville ?
 
Tout. Je pense que les marseillais, plus que les autres, sommes très chauvins, très fiers de notre ville. Mais il y a de quoi : nous vivons dans un cadre idyllique. Marseille, c’est la deuxième plus grande ville de France et pourtant c’est tout petit, tout le monde se connaît. On dit de nous que nous avons l’accent chantant et ça se ressent dans notre manière de vivre, il y a beaucoup moins de stress que dans la capitale. Je crois que le soleil n’y est pas pour rien, il joue beaucoup sur le moral. A côté de cela, j’avais envie que les gens sachent ce qu’est le vrai rap marseillais. Ce sont des codes, un certain type de bpm, d’ambiances, de formes d’écritures. Il y a de très bons rappeurs de nos jours, mais à l’époque de la Fonky Family, de Carré Rouge, d’Iam, le rap avait une couleur. Ils avaient une façon d’écrire particulière, sans egotrip, les textes étaient très sociaux, on parlait des autres. Aujourd’hui, je voudrais faire revivre ce rap marseillais, ce rap « à l’ancienne » qui s’est un peu dissous ces dernières années.
 
Tu es à l’origine de l’association Agir – Croire en soi, une association qui vise à aider la jeunesse « défavorisée » socialement et culturellement. Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’investir pour cette association ?
 
Nous distribuons des fournitures scolaires dans les écoles. À Marseille, la culture est peu représentée dans certains quartiers. Alors, nous donnons un coup de pouce, en organisant des ateliers d’écriture dans les centres sociaux par exemple. Nous faisons également des maraudes alimentaires. Aussi, une à deux fois dans l’année, nous préparons une grande journée de fête au sein de mon quartier. C’est un investissement un peu plus personnel. Le but est de ressouder les gens : nous ne sommes plus dehors comme avant. Quand j’étais jeune, les rues étaient remplies de monde, aujourd’hui il n’y a plus personne. Les réseaux sociaux nous dissocient. Alors durant ces journées, on fait les choses en grand : le repas est offert à tout le monde, nous installons des châteaux gonflables pour que les petits puissent se divertir. Voilà, nous essayons d’apporter un peu de joie de vivre et de partage le temps d’une journée. Je veux resolidariser les gens, j’ai envie de montrer qu’il n’y a pas mieux que le dialogue, qu’argumenter, tous ensemble... Olivia Kieffer
 
 
EXTRAIT
 
On est entre famille nombreuse et monoparentale
Je ne dissocie pas les vrais des potos pas rentables
Les commères se demandent pourquoi on ère sans raison
Souvent parce que c’est le bordel à la maison
Je te raconte ce que je vis ce que je vois
La Life de mes Relos des fois
On t’écoute pas chez nous si on te sent pas
On exagère un peu mais on ment pas
Rapper et taffer on fait les deux pour la monnaie tu connais
Avec diplôme, termine un bracelet sur le mollet
Ou à l’expérience
On réussit pas sans nos gars
Retiens le coin 13
 
Principes ou Carrière - Relo
 
 
Mars 2021


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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MUSIQUE
"La voix du 13"
Sortie le 29 janvier
Originaire de Marseille et fier de l’être, Relo s’inspire de sa ville natale et de ses habitants pour écrire ses morceaux. Le rappeur souhaite, à travers ses sons, remettre au goût du jour le rap à l’ancienne.
 
Le 29 janvier dernier sortait ton premier album intitulé “La voix du 13”, constitué de mixtapes, de pastilles vidéo… c’est une constitution un peu particulière…
 
Avant, j’étais au sein d’un gros label parisien, puis début 2020, j’ai décidé de revenir en indépendant, et j’ai rompu mon contrat. Je travaille avec le même beatmaker depuis toujours, l’Adjoint. Avec DJ Myst, le dj de nombreux rappeurs comme Youssoufa, Niska ou Naza, nous avons composé deux mixtapes contenant treize titres chacune : « La voix du 13 part.1 » et « La voix du 13 part.3 ». Comme vous le voyez, nous avons fait exprès de sauter la partie 2 (rire). Ces deux mixtapes ont été mises en ligne gratuitement en guise de remerciements pour tous ceux qui me suivaient et qui n’avaient pas forcément accès aux plateformes. Avec Otaké Productions, on a fait le choix de prendre les douze meilleurs titres des deux mixtapes, et de rajouter six titres inédits pour ceux qui disposent des plateformes.
 
Tu parles beaucoup de ta ville natale, Marseille et de ton département, qu’est-ce qui t’inspire dans cette ville ?
 
Tout. Je pense que les marseillais, plus que les autres, sommes très chauvins, très fiers de notre ville. Mais il y a de quoi : nous vivons dans un cadre idyllique. Marseille, c’est la deuxième plus grande ville de France et pourtant c’est tout petit, tout le monde se connaît. On dit de nous que nous avons l’accent chantant et ça se ressent dans notre manière de vivre, il y a beaucoup moins de stress que dans la capitale. Je crois que le soleil n’y est pas pour rien, il joue beaucoup sur le moral. A côté de cela, j’avais envie que les gens sachent ce qu’est le vrai rap marseillais. Ce sont des codes, un certain type de bpm, d’ambiances, de formes d’écritures. Il y a de très bons rappeurs de nos jours, mais à l’époque de la Fonky Family, de Carré Rouge, d’Iam, le rap avait une couleur. Ils avaient une façon d’écrire particulière, sans egotrip, les textes étaient très sociaux, on parlait des autres. Aujourd’hui, je voudrais faire revivre ce rap marseillais, ce rap « à l’ancienne » qui s’est un peu dissous ces dernières années.
 
Tu es à l’origine de l’association Agir – Croire en soi, une association qui vise à aider la jeunesse « défavorisée » socialement et culturellement. Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’investir pour cette association ?
 
Nous distribuons des fournitures scolaires dans les écoles. À Marseille, la culture est peu représentée dans certains quartiers. Alors, nous donnons un coup de pouce, en organisant des ateliers d’écriture dans les centres sociaux par exemple. Nous faisons également des maraudes alimentaires. Aussi, une à deux fois dans l’année, nous préparons une grande journée de fête au sein de mon quartier. C’est un investissement un peu plus personnel. Le but est de ressouder les gens : nous ne sommes plus dehors comme avant. Quand j’étais jeune, les rues étaient remplies de monde, aujourd’hui il n’y a plus personne. Les réseaux sociaux nous dissocient. Alors durant ces journées, on fait les choses en grand : le repas est offert à tout le monde, nous installons des châteaux gonflables pour que les petits puissent se divertir. Voilà, nous essayons d’apporter un peu de joie de vivre et de partage le temps d’une journée. Je veux resolidariser les gens, j’ai envie de montrer qu’il n’y a pas mieux que le dialogue, qu’argumenter, tous ensemble... Olivia Kieffer
 
 
EXTRAIT
 
On est entre famille nombreuse et monoparentale
Je ne dissocie pas les vrais des potos pas rentables
Les commères se demandent pourquoi on ère sans raison
Souvent parce que c’est le bordel à la maison
Je te raconte ce que je vis ce que je vois
La Life de mes Relos des fois
On t’écoute pas chez nous si on te sent pas
On exagère un peu mais on ment pas
Rapper et taffer on fait les deux pour la monnaie tu connais
Avec diplôme, termine un bracelet sur le mollet
Ou à l’expérience
On réussit pas sans nos gars
Retiens le coin 13
 
Principes ou Carrière - Relo
 
 
Mars 2021