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Ryon - Cultiver la tolérance. Ryon - Cultiver la tolérance.
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Ryon - Cultiver la tolérance. Ryon - Cultiver la tolérance.

Ryon - Cultiver la tolérance.

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A la croisée du rugissement du lion et des vers de Molière, se trouve un groupe de Reggae français à suivre avec attention : Ryon. Portés par la voix chaude de Cam, les cinq musiciens nous offrent un reggae aussi frais que roots. Les arrangements léchés servent des textes poétique, sincères et engagés. C’est avant qu’ils montent sur scène assurer la première partie de la légende jamaïcaine Clinton Fearon, que l’on s’est entretenu avec Cam et le guitariste du groupe, Nico.

Comment le groupe s’est-il formé ?

Nico : Nous, les musiciens, jouions déjà ensemble dans différentes formations. Un jour on a eu la chance de croiser Camille sur la route. Il nous a invité à jouer dans un festival des Pyrénées, le Festijam. Très vite, ça a collé entre nous : il fallait faire de la musique ensemble.

Cam’ : J’avais fait quelques boeufs avec des potes mais n’avais jamais vraiment joué avec un groupe. Quand Nico et les autres m’ont proposé de former un projet, je me suis dit que c’était une opportunité à ne pas rater !

Camille, tu chantes des textes poétiques et engagés. Comment abordes-tu l’écriture ?

Cam’ : Avant d’avoir la chance de jouer avec eux, j’étais un piètre musicien. Autodidacte, je gratouillais un peu… Mais ce qui me plaisait vraiment c’était l’écriture. Je m’amusais à faire des rimes. J’aime faire passer des messages, défendre des valeurs. Pouvoir le faire en musique fut une révélation. En me proposant de créer « Ryon », les autres m’ont dit : « Plus que ta voix, ce qui nous plaît chez toi c’est ton message. On veut le transmettre avec toi ». Le texte a donc pris une place importante dès le début. On a aussi d’autres chansons plus légères sur l’amour ou l’amitié, mais l’engagement est ce qui est important dans notre musique.

Votre second album « Zephyr », a atteint la seconde place des victoire du reggae...

Nico : C’est aussi le cas de notre premier album « Rêver » en 2016. On remercie tous ceux qui nous suivent. Notre réussite réside bien sûr dans l’entente au sein du groupe, mais aussi et surtout dans la force transmise par notre public, nos partenaires et notre entourage.

Cam’ : Si on a pu sortir de l’anonymat, être ce groupe aujourd’hui, c’est aussi grâce à ce public. Nous avons une tournée importante. Les programmateurs sentent l’engouement du public. Nous aussi, nous recevons de plus en plus d’encouragements. Pour un musicien, c’est notre nourriture, notre motivation. Nous sommes porteurs d’un message, qui transite à travers nous. C’est pour cela que l’on fait de la musique.

Nico : Nous sommes dans la bonne direction !

Alors, quelle est la suite ?

Cam’ : Le futur idéal serait continuer le plus longtemps possible, partager notre musique avec le plus de gens possible. Et peut-être avoir la chance d’intégrer des cuivres, des choristes…

Nico : Notre public se reconnaît dans les textes. Je souhaite que l’on continue de les toucher, et que notre musique amène certaines personnes à penser différemment, en toute…

Cam’ : ...modestie : parfois la musique revient à planter des petites graines, elles deviennent des fleurs, de tolérance, de respect et de réflexion.

 


Discipline: Articles, Musique



Catégories : Articles, Musique

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A la croisée du rugissement du lion et des vers de Molière, se trouve un groupe de Reggae français à suivre avec attention : Ryon. Portés par la voix chaude de Cam, les cinq musiciens nous offrent un reggae aussi frais que roots. Les arrangements léchés servent des textes poétique, sincères et engagés. C’est avant qu’ils montent sur scène assurer la première partie de la légende jamaïcaine Clinton Fearon, que l’on s’est entretenu avec Cam et le guitariste du groupe, Nico.

Comment le groupe s’est-il formé ?

Nico : Nous, les musiciens, jouions déjà ensemble dans différentes formations. Un jour on a eu la chance de croiser Camille sur la route. Il nous a invité à jouer dans un festival des Pyrénées, le Festijam. Très vite, ça a collé entre nous : il fallait faire de la musique ensemble.

Cam’ : J’avais fait quelques boeufs avec des potes mais n’avais jamais vraiment joué avec un groupe. Quand Nico et les autres m’ont proposé de former un projet, je me suis dit que c’était une opportunité à ne pas rater !

Camille, tu chantes des textes poétiques et engagés. Comment abordes-tu l’écriture ?

Cam’ : Avant d’avoir la chance de jouer avec eux, j’étais un piètre musicien. Autodidacte, je gratouillais un peu… Mais ce qui me plaisait vraiment c’était l’écriture. Je m’amusais à faire des rimes. J’aime faire passer des messages, défendre des valeurs. Pouvoir le faire en musique fut une révélation. En me proposant de créer « Ryon », les autres m’ont dit : « Plus que ta voix, ce qui nous plaît chez toi c’est ton message. On veut le transmettre avec toi ». Le texte a donc pris une place importante dès le début. On a aussi d’autres chansons plus légères sur l’amour ou l’amitié, mais l’engagement est ce qui est important dans notre musique.

Votre second album « Zephyr », a atteint la seconde place des victoire du reggae...

Nico : C’est aussi le cas de notre premier album « Rêver » en 2016. On remercie tous ceux qui nous suivent. Notre réussite réside bien sûr dans l’entente au sein du groupe, mais aussi et surtout dans la force transmise par notre public, nos partenaires et notre entourage.

Cam’ : Si on a pu sortir de l’anonymat, être ce groupe aujourd’hui, c’est aussi grâce à ce public. Nous avons une tournée importante. Les programmateurs sentent l’engouement du public. Nous aussi, nous recevons de plus en plus d’encouragements. Pour un musicien, c’est notre nourriture, notre motivation. Nous sommes porteurs d’un message, qui transite à travers nous. C’est pour cela que l’on fait de la musique.

Nico : Nous sommes dans la bonne direction !

Alors, quelle est la suite ?

Cam’ : Le futur idéal serait continuer le plus longtemps possible, partager notre musique avec le plus de gens possible. Et peut-être avoir la chance d’intégrer des cuivres, des choristes…

Nico : Notre public se reconnaît dans les textes. Je souhaite que l’on continue de les toucher, et que notre musique amène certaines personnes à penser différemment, en toute…

Cam’ : ...modestie : parfois la musique revient à planter des petites graines, elles deviennent des fleurs, de tolérance, de respect et de réflexion.