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Sanseverino aux sources du Blues

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24.11 - Centre Culturel Tisot - La Seyne sur Mer

 

Sanseverino est atypique dans l’univers de la chanson française. Explorateur musical, guitariste autodidacte, il arrive à passer du jazz manouche à la musique tzigane, de l’humour à l’engagement, du Soldat Rose à La Caravane Passe, en gardant toujours une personnalité immuable. Cette fois-ci il s’attaque au Blues, et en français.

 

Né en 61, Stéphane, que l’on connaitra bientôt sous son nom de famille, passe son enfance à voyager, grâce au métier de son père. Il est donc aux premières loges pour découvrir, jazz manouche et musiques tziganes, qui l’influenceront pour toute sa carrière. Il apprend la guitare sur le tard, en autodidacte, avec beaucoup de travail. Il se passionne pour Django... Il sort son premier album en 94, mais rencontre le succès avec «Le Tango des Gens», en 2001. Il écrit des textes décalés, parfois humoristiques, ou engagés, des tranches de vie, intégrant dans sa musique toutes ses influences. Il a également collaboré avec de nombreux artistes et se passionne pour le vélo.

Cet album est clairement blues, c’est un virage pour toi ?
C’est un des virages… Ma discographie est un peu comme une descente de cols, je n’arrête pas de faire des virages. Je change quasiment à chaque fois, à chaque album, pour chaque tournée. Le blues, c’est une musique que j’aime depuis longtemps. Je vais vers des trucs que j’aime, et voilà maintenant c’est fait.

Que vas-tu jouer à l’espace Tisot ?
Je joue tous les morceaux du dernier album : le contenu de mon album c’est le contenu du concert. C’est à chaque fois comme cela : nouvel album égale nouvelle tournée. Je fais des albums pour faire des concerts, le fait de composer un album me donne de la matière nouvelle pour jouer en live. Bien sûr celui-ci sera donc dans une ambiance blues et rock’n’roll.

Ton morceau préféré à jouer en live, ou préfères-tu le studio ?
Je ne sais pas répondre à cette question. Les morceaux que je n’aime pas, je ne les mets pas dans l’album. S’il faut en citer un, je dirais : « Pas à Lafayette », qui sera le premier morceau du concert. Je ne préfère ni le live ni créer un album, j’aime les deux, c’est radicalement différent. La concentration n’est pas la même. Mais le live est plus fatigant à cause des voyages. Les deux se complètent.

Pourquoi as-tu voulu te lancer dans la musique ?
Pour pouvoir m’exprimer librement à travers mes morceaux. Pendant un petit moment, j’ai souhaité être comédien, il y a longtemps. Mais je me suis senti trop enfermé. Là je peux faire mes concerts comme je veux, si je n’aime plus un morceau, je l’enlève par exemple. Je me trouve plus libre en tant que chanteur. Les métiers de chanteur et de plasticien sont les plus libres, on fait exactement ce que l’on veut.

Tu as beaucoup voyagé dans ton enfance, c’est ce qui t’a inspiré ?
Ça m’a ouvert l’esprit. Mon père travaillait à l’étranger, ma famille entière le suivait. Comme c’était dans les années 70, on arrivait dans des pays que l’on ne connaissait pas du tout il n’y avait pas Internet. Ceci dit, cela reste toujours une bonne méthode d’aller dans le pays, plutôt que de voir des vidéos, si on en a les moyens. Là, mon père partait y travailler, donc c’était normal. Cela m’a donné envie de m’intéresser à tout ce qui était autour de moi. Je suis venu tardivement à m’intéresser à la musique, vers l’âge de vingt ans. J’ai appris très rapidement par la suite.

Tu t’es engagé en politique, auprès d’Europe Ecologie, que retiens-tu de cette expérience ?
Oui, une fois pour une cause que je trouvais sympathique, pour l’écologie. C’était un moment important pour moi. Mais la politique n’est pas un milieu qui fera bouger les choses, ce n’est pas grâce à ça que les choses changeront. Il y a trop d’intérêt personnel en jeu, donc ça ne peut pas bouger. Je cherche toujours la bonne solution, mais je pense que c’est le milieu associatif qui fera bouger tout ça. Ca ne peut changer que par la force des gens.
Tu as multiplié les collaborations, dans beaucoup de style différents, de Francis Cabrel, à La Caravane Passe, en passant par le Soldat Rose, tu affectionnes particulièrement l’exercice ?
Oui, j’aime bien, c’est sympa de rentrer dans l’univers des autres. A l’inverse de ma réponse sur la liberté, je trouve ça bien aussi de suivre d’autres artistes, de faire ce qu’on me demande. C’est un moment très sympa, on me demande de venir et j’y vais. Et parfois ça donne quelque chose de bien. J’ai beaucoup aimé la collaboration avec la Caravane Passe par exemple. C’est plus reposant, on n’a pas besoin de réfléchir, d’écrire.

Qu’est-ce que ça te fait d’être Chevalier des Arts et Lettres ?
J’ai trouvé que c’était une récompense sympathique, ça m’a fait plaisir. J’ai fait un barbecue, on a mangé des merguez.

 

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Discipline: Articles, Musique,



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Sanseverino est atypique dans l’univers de la chanson française. Explorateur musical, guitariste autodidacte, il arrive à passer du jazz manouche à la musique tzigane, de l’humour à l’engagement, du Soldat Rose à La Caravane Passe, en gardant toujours une personnalité immuable. Cette fois-ci il s’attaque au Blues, et en français.

 

Né en 61, Stéphane, que l’on connaitra bientôt sous son nom de famille, passe son enfance à voyager, grâce au métier de son père. Il est donc aux premières loges pour découvrir, jazz manouche et musiques tziganes, qui l’influenceront pour toute sa carrière. Il apprend la guitare sur le tard, en autodidacte, avec beaucoup de travail. Il se passionne pour Django... Il sort son premier album en 94, mais rencontre le succès avec «Le Tango des Gens», en 2001. Il écrit des textes décalés, parfois humoristiques, ou engagés, des tranches de vie, intégrant dans sa musique toutes ses influences. Il a également collaboré avec de nombreux artistes et se passionne pour le vélo.

Cet album est clairement blues, c’est un virage pour toi ?
C’est un des virages… Ma discographie est un peu comme une descente de cols, je n’arrête pas de faire des virages. Je change quasiment à chaque fois, à chaque album, pour chaque tournée. Le blues, c’est une musique que j’aime depuis longtemps. Je vais vers des trucs que j’aime, et voilà maintenant c’est fait.

Que vas-tu jouer à l’espace Tisot ?
Je joue tous les morceaux du dernier album : le contenu de mon album c’est le contenu du concert. C’est à chaque fois comme cela : nouvel album égale nouvelle tournée. Je fais des albums pour faire des concerts, le fait de composer un album me donne de la matière nouvelle pour jouer en live. Bien sûr celui-ci sera donc dans une ambiance blues et rock’n’roll.

Ton morceau préféré à jouer en live, ou préfères-tu le studio ?
Je ne sais pas répondre à cette question. Les morceaux que je n’aime pas, je ne les mets pas dans l’album. S’il faut en citer un, je dirais : « Pas à Lafayette », qui sera le premier morceau du concert. Je ne préfère ni le live ni créer un album, j’aime les deux, c’est radicalement différent. La concentration n’est pas la même. Mais le live est plus fatigant à cause des voyages. Les deux se complètent.

Pourquoi as-tu voulu te lancer dans la musique ?
Pour pouvoir m’exprimer librement à travers mes morceaux. Pendant un petit moment, j’ai souhaité être comédien, il y a longtemps. Mais je me suis senti trop enfermé. Là je peux faire mes concerts comme je veux, si je n’aime plus un morceau, je l’enlève par exemple. Je me trouve plus libre en tant que chanteur. Les métiers de chanteur et de plasticien sont les plus libres, on fait exactement ce que l’on veut.

Tu as beaucoup voyagé dans ton enfance, c’est ce qui t’a inspiré ?
Ça m’a ouvert l’esprit. Mon père travaillait à l’étranger, ma famille entière le suivait. Comme c’était dans les années 70, on arrivait dans des pays que l’on ne connaissait pas du tout il n’y avait pas Internet. Ceci dit, cela reste toujours une bonne méthode d’aller dans le pays, plutôt que de voir des vidéos, si on en a les moyens. Là, mon père partait y travailler, donc c’était normal. Cela m’a donné envie de m’intéresser à tout ce qui était autour de moi. Je suis venu tardivement à m’intéresser à la musique, vers l’âge de vingt ans. J’ai appris très rapidement par la suite.

Tu t’es engagé en politique, auprès d’Europe Ecologie, que retiens-tu de cette expérience ?
Oui, une fois pour une cause que je trouvais sympathique, pour l’écologie. C’était un moment important pour moi. Mais la politique n’est pas un milieu qui fera bouger les choses, ce n’est pas grâce à ça que les choses changeront. Il y a trop d’intérêt personnel en jeu, donc ça ne peut pas bouger. Je cherche toujours la bonne solution, mais je pense que c’est le milieu associatif qui fera bouger tout ça. Ca ne peut changer que par la force des gens.
Tu as multiplié les collaborations, dans beaucoup de style différents, de Francis Cabrel, à La Caravane Passe, en passant par le Soldat Rose, tu affectionnes particulièrement l’exercice ?
Oui, j’aime bien, c’est sympa de rentrer dans l’univers des autres. A l’inverse de ma réponse sur la liberté, je trouve ça bien aussi de suivre d’autres artistes, de faire ce qu’on me demande. C’est un moment très sympa, on me demande de venir et j’y vais. Et parfois ça donne quelque chose de bien. J’ai beaucoup aimé la collaboration avec la Caravane Passe par exemple. C’est plus reposant, on n’a pas besoin de réfléchir, d’écrire.

Qu’est-ce que ça te fait d’être Chevalier des Arts et Lettres ?
J’ai trouvé que c’était une récompense sympathique, ça m’a fait plaisir. J’ai fait un barbecue, on a mangé des merguez.

 

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