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Simonne Rizzo, Le monde fantastique de Miwa

Simonne Rizzo, Le monde fantastique de Miwa

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05.03 - Le Liberté Scène Nationale de Toulon

14.03 & 15.03 - Espace Comédia - Toulon

 

Interprète et chorégraphe de la Ridz Compagnie, la seynoise Simonne Rizzo a décidé de se confronter au géant de l’animation japonaise Hayao Miyazaki. A partir de ses œuvres elle a crée un monde imaginaire, Miwa, héros de sa nouvelle « œuvre picturale chorégraphiée » qu’elle présente en mars au Liberté Scène Nationale et à l’Espace Comédia.

 

Pourquoi avoir décidé de t’adresser au jeune public ?
Je suis une fan de Miyazaki depuis que je suis enfant et étant données les valeurs qu’il défend, il était évident de m’adresser au jeune public. Il véhicule notamment une idée de quête personnelle à accomplir. Avant de décider si on a toujours envie, il faut aller au bout des choses. Et il n’est pas manichéen, il n’y a ni bon ni mauvais. Cela apprend aux enfants à considérer les différents points de vue d’une situation. Il y a aussi ce rêve icarien, le vol, qu’il met en animation. D’autre part, ses personnages sont plutôt androgynes, ils n’ont pas à se justifier d’être femme ou homme, ils ont la même agilité. C’est un japonais féministe, dans une société encore très machiste. C’est aussi un défenseur de la nature. Nous avons donc créé un environnement où se pose la question de la place de l’homme dans la nature. Qui doit s’adapter à qui ? Enfin, le message reste pacifiste, d’où la couleur blanche dans la scénographie. Notre idée est d’être dans une œuvre picturale qui présente différents univers, et les personnages qui s’y sont adaptés. A chaque tableau on sollicite l’imaginaire et la part d’enfant.

A partir de ces thèmes, vous êtes passés par une phase de dessin…
J’ai fait appel à William Bruet, un dessinateur toulonnais, qui ne travaille qu’en noir et blanc, avec un univers très foisonnant. Le corps est très important dans son dessin. Le point d’ancrage devait être le dessin, qui est la base des environnements que l’on va traverser, des êtres que l’on va devenir.

C’est à ce moment que tu as créé la chorégraphie ?
J’ai fait rencontrer William et une costumière plasticienne, Corinne Ruiz. Elle devait s’inspirer des dessins pour recréer des costumes. Je lui ai aussi demandé que les costumes apportent une contrainte au corps, par exemple ce costume de poisson sans les bras, ou un costume d’ombre où le corps disparait complètement. Puis, j’ai travaillé à partir des thèmes : pour le rêve icarien, j’ai suggéré le déplacement dans les nuages par exemple. Je voulais aussi finir sur un tourbillon de vie, avec une danse très présente, et je me suis inspirée de la valse. Pour les costumes de poisson, j’ai créé une danse à base d’ondulations.

Pourquoi avoir fait appel à de la scénographie numérique ?
Je souhaitais avoir le regard de Caillou (Michaël Varlet) pour la création lumière, et celle de l’environnement principal : la forêt. Il s’est approprié les dessins afin d’animer la forêt, la rendre aquatique, passer à une nuit étoilée... Il a créé une forêt de lumière avec des lasers, et certains enfants y voient une soucoupe volante, qui a envoyé les poissons sur Terre (rires). L’étape finale a été la composition musicale de Jérôme Hoffmann, qui s’est inspiré des musiques du compositeur de Miyazaki : Joe Isaishi. Il travaille beaucoup avec des sons naturels, des feuilles qui craquèlent, le bruit des arbres... mais dans une vraie musicalité. L’univers sonore mêle les deux compositeurs et est le liant qui accompagne la pièce. Côté danseurs, nous avons trois filles et un garçon, ce qui colle au propos. Simon est plutôt hip hop, Claire danse contemporaine, avec un côté circassien, et Haruka est danseuse classique à la base. Moi, je suis touche-à-tout mais très contemporaine. Au-delà, nous avons des séances dans les écoles pour expliquer, avant et après le spectacle, et une exposition qui présente l’envers du décor, avec quelques performances. La première sera à la Villa Tamaris, les 29, 30 et 31 mars.

 

Site Officiel de la Cie Ridz - Simonne Rizzo

Site Web du Liberté, Scène Nationale

Site Web de l'Espace Comédia


Discipline: Articles, Sur les planches,



Catégories : Articles, Sur les planches,

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05.03 - Le Liberté Scène Nationale de Toulon

14.03 & 15.03 - Espace Comédia - Toulon

 

Interprète et chorégraphe de la Ridz Compagnie, la seynoise Simonne Rizzo a décidé de se confronter au géant de l’animation japonaise Hayao Miyazaki. A partir de ses œuvres elle a crée un monde imaginaire, Miwa, héros de sa nouvelle « œuvre picturale chorégraphiée » qu’elle présente en mars au Liberté Scène Nationale et à l’Espace Comédia.

 

Pourquoi avoir décidé de t’adresser au jeune public ?
Je suis une fan de Miyazaki depuis que je suis enfant et étant données les valeurs qu’il défend, il était évident de m’adresser au jeune public. Il véhicule notamment une idée de quête personnelle à accomplir. Avant de décider si on a toujours envie, il faut aller au bout des choses. Et il n’est pas manichéen, il n’y a ni bon ni mauvais. Cela apprend aux enfants à considérer les différents points de vue d’une situation. Il y a aussi ce rêve icarien, le vol, qu’il met en animation. D’autre part, ses personnages sont plutôt androgynes, ils n’ont pas à se justifier d’être femme ou homme, ils ont la même agilité. C’est un japonais féministe, dans une société encore très machiste. C’est aussi un défenseur de la nature. Nous avons donc créé un environnement où se pose la question de la place de l’homme dans la nature. Qui doit s’adapter à qui ? Enfin, le message reste pacifiste, d’où la couleur blanche dans la scénographie. Notre idée est d’être dans une œuvre picturale qui présente différents univers, et les personnages qui s’y sont adaptés. A chaque tableau on sollicite l’imaginaire et la part d’enfant.

A partir de ces thèmes, vous êtes passés par une phase de dessin…
J’ai fait appel à William Bruet, un dessinateur toulonnais, qui ne travaille qu’en noir et blanc, avec un univers très foisonnant. Le corps est très important dans son dessin. Le point d’ancrage devait être le dessin, qui est la base des environnements que l’on va traverser, des êtres que l’on va devenir.

C’est à ce moment que tu as créé la chorégraphie ?
J’ai fait rencontrer William et une costumière plasticienne, Corinne Ruiz. Elle devait s’inspirer des dessins pour recréer des costumes. Je lui ai aussi demandé que les costumes apportent une contrainte au corps, par exemple ce costume de poisson sans les bras, ou un costume d’ombre où le corps disparait complètement. Puis, j’ai travaillé à partir des thèmes : pour le rêve icarien, j’ai suggéré le déplacement dans les nuages par exemple. Je voulais aussi finir sur un tourbillon de vie, avec une danse très présente, et je me suis inspirée de la valse. Pour les costumes de poisson, j’ai créé une danse à base d’ondulations.

Pourquoi avoir fait appel à de la scénographie numérique ?
Je souhaitais avoir le regard de Caillou (Michaël Varlet) pour la création lumière, et celle de l’environnement principal : la forêt. Il s’est approprié les dessins afin d’animer la forêt, la rendre aquatique, passer à une nuit étoilée... Il a créé une forêt de lumière avec des lasers, et certains enfants y voient une soucoupe volante, qui a envoyé les poissons sur Terre (rires). L’étape finale a été la composition musicale de Jérôme Hoffmann, qui s’est inspiré des musiques du compositeur de Miyazaki : Joe Isaishi. Il travaille beaucoup avec des sons naturels, des feuilles qui craquèlent, le bruit des arbres... mais dans une vraie musicalité. L’univers sonore mêle les deux compositeurs et est le liant qui accompagne la pièce. Côté danseurs, nous avons trois filles et un garçon, ce qui colle au propos. Simon est plutôt hip hop, Claire danse contemporaine, avec un côté circassien, et Haruka est danseuse classique à la base. Moi, je suis touche-à-tout mais très contemporaine. Au-delà, nous avons des séances dans les écoles pour expliquer, avant et après le spectacle, et une exposition qui présente l’envers du décor, avec quelques performances. La première sera à la Villa Tamaris, les 29, 30 et 31 mars.

 

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