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Stéphanie Slimani & Sylvain Zarli, Un projet « fou »

Stéphanie Slimani & Sylvain Zarli, Un projet « fou »

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La Croisée des Chemins - Du 5 au 28 juillet - 20h15

 

Cette adaptation du « Journal d’un fou » est née de la puissance de volonté de Sylvain Zarli. Il voulait s’attaquer à ce fameux texte de Gogol ! Il a donc réuni autour de lui une équipe : Stéphanie Slimani de la Compagnie La Divine Machine à la mise en scène, Pascal Atenza, célèbre compositeur, à la musique. Leur création a conquis Toulon... Paris… Les jurés des P’tits Molières… Aujourd’hui, elle se frotte à Avignon…

 

Sylvain, qu’est ce qui t’a touché dans ce rôle de fonctionnaire qui perd la raison ?
Sylvain : Il m’a été suggéré pendant une répétition au Liberté par Ahmed Benaïssa, qui jouait dans Meursaults, de Kamel Daoud. Il m’a conseillé de lire les auteurs russes ! Alors, j’ai acheté les œuvres de Gogol. L’histoire de ce pauvre garçon, malmené, m’a touché. C’est très actuel, on entend cela tous les jours, la pression du supérieur dans l’entreprise. Egalement ce thème de l’amour quand on vient de deux mondes différents. Avant, je faisais toujours attention à mon apparence. Mais dans ce rôle, on ne peut pas mentir, on doit se mettre à nu. Catherine Germain, lors d’un stage m’a rappelé que l’acteur n’est pas là pour se montrer mais est au service de ses personnages. Bien sûr il est très intéressant d’aller puiser dans le sujet de la folie. Avec Auxence, on est dans la démence, mais aussi dans une sorte de possession.


Le spectacle a deux nominations aux P’tits Molières, comment le vivez-vous?
Sylvain : Il est nommé pour le meilleur seul en scène, et pour le meilleur acteur dans un premier rôle. On avait bien rôdé la pièce dans le Var, et j’ai décidé de « monter à Paris » comme on dit. J’ai eu une première date au Théâtre Galabru, qui a bien fonctionné. Comme chacun sait, en tant qu’artiste, au départ, on galère… Puis tout à coup, on est récompensé. Là, j’ai rencontré ma nouvelle directrice artistique, Dragana Smilyanic, qui a rendu le spectacle éligible aux P’tits Molières. Les jurés ont choisi cinq compagnies sur quarante. Le résultat sera en décembre. La seule différence avec les Molières est la jauge de la salle où a été présenté le spectacle. Le dernier jour de la représentation, j’ai rencontré le propriétaire du théâtre « La Croisée des Chemins » à Paris, qui m’a proposé de me programmer tous les vendredis de septembre à novembre, puis à Avignon, après son rachat d’un théâtre là-bas. Il présente quatorze autres compagnies, qui ont toutes déjà joué à Avignon, nous c’est notre première fois, nous sommes son coup de cœur.


Stéphanie, ta mise en scène est sobre et puissante...

Stéphanie : Toutes mes mises en scène sont assez sobres. La force du texte et le jeu de Sylvain suffisent. Souvent, j’utilise des malles. Quand on a huit ans, on ouvre une malle, pleine de costumes et on se raconte une histoire. C’est le début du théâtre. Sur scène, elle deviendra beaucoup de choses, dont le rocher sur lequel est posté Auxence. J’ai également fait intervenir une marionnette, c’est ma patte personnelle, car je viens de ce type de théâtre. C’est touchant pour le spectateur, ça le relie à l’enfance. En même temps, un ressort de l’intrigue important se joue avec cette marionnette, ainsi qu’un moment de chorégraphie. Je venais du jeune public. Ce projet m’a fait évoluer vers du théâtre contemporain. Aujourd’hui, on vient vers moi pour cela. La musique de Pascal Atenza joue également un rôle très important.


Etre à Avignon, c’est une consécration pour ce spectacle ?
Sylvain : C’est le fruit de notre travail. Nous bénéficions aujourd’hui d’une sorte de micro-climat favorable, qui contrebalance les moments difficiles du début.
Stéphanie : Sylvain est allé arracher cette étoile grâce à sa passion et sa détermination. Au départ, il y a trois personnes motivées et passionnées, puis Sylvain qui prend son bâton de pèlerin et amène ce spectacle jusqu’au bout. Enfin, il y a l’accueil du public, qui est notre meilleur ambassadeur.

 

Site Web de la Divine Machine


Discipline: Articles, Sur les planches



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La Croisée des Chemins - Du 5 au 28 juillet - 20h15

 

Cette adaptation du « Journal d’un fou » est née de la puissance de volonté de Sylvain Zarli. Il voulait s’attaquer à ce fameux texte de Gogol ! Il a donc réuni autour de lui une équipe : Stéphanie Slimani de la Compagnie La Divine Machine à la mise en scène, Pascal Atenza, célèbre compositeur, à la musique. Leur création a conquis Toulon... Paris… Les jurés des P’tits Molières… Aujourd’hui, elle se frotte à Avignon…

 

Sylvain, qu’est ce qui t’a touché dans ce rôle de fonctionnaire qui perd la raison ?
Sylvain : Il m’a été suggéré pendant une répétition au Liberté par Ahmed Benaïssa, qui jouait dans Meursaults, de Kamel Daoud. Il m’a conseillé de lire les auteurs russes ! Alors, j’ai acheté les œuvres de Gogol. L’histoire de ce pauvre garçon, malmené, m’a touché. C’est très actuel, on entend cela tous les jours, la pression du supérieur dans l’entreprise. Egalement ce thème de l’amour quand on vient de deux mondes différents. Avant, je faisais toujours attention à mon apparence. Mais dans ce rôle, on ne peut pas mentir, on doit se mettre à nu. Catherine Germain, lors d’un stage m’a rappelé que l’acteur n’est pas là pour se montrer mais est au service de ses personnages. Bien sûr il est très intéressant d’aller puiser dans le sujet de la folie. Avec Auxence, on est dans la démence, mais aussi dans une sorte de possession.


Le spectacle a deux nominations aux P’tits Molières, comment le vivez-vous?
Sylvain : Il est nommé pour le meilleur seul en scène, et pour le meilleur acteur dans un premier rôle. On avait bien rôdé la pièce dans le Var, et j’ai décidé de « monter à Paris » comme on dit. J’ai eu une première date au Théâtre Galabru, qui a bien fonctionné. Comme chacun sait, en tant qu’artiste, au départ, on galère… Puis tout à coup, on est récompensé. Là, j’ai rencontré ma nouvelle directrice artistique, Dragana Smilyanic, qui a rendu le spectacle éligible aux P’tits Molières. Les jurés ont choisi cinq compagnies sur quarante. Le résultat sera en décembre. La seule différence avec les Molières est la jauge de la salle où a été présenté le spectacle. Le dernier jour de la représentation, j’ai rencontré le propriétaire du théâtre « La Croisée des Chemins » à Paris, qui m’a proposé de me programmer tous les vendredis de septembre à novembre, puis à Avignon, après son rachat d’un théâtre là-bas. Il présente quatorze autres compagnies, qui ont toutes déjà joué à Avignon, nous c’est notre première fois, nous sommes son coup de cœur.


Stéphanie, ta mise en scène est sobre et puissante...

Stéphanie : Toutes mes mises en scène sont assez sobres. La force du texte et le jeu de Sylvain suffisent. Souvent, j’utilise des malles. Quand on a huit ans, on ouvre une malle, pleine de costumes et on se raconte une histoire. C’est le début du théâtre. Sur scène, elle deviendra beaucoup de choses, dont le rocher sur lequel est posté Auxence. J’ai également fait intervenir une marionnette, c’est ma patte personnelle, car je viens de ce type de théâtre. C’est touchant pour le spectateur, ça le relie à l’enfance. En même temps, un ressort de l’intrigue important se joue avec cette marionnette, ainsi qu’un moment de chorégraphie. Je venais du jeune public. Ce projet m’a fait évoluer vers du théâtre contemporain. Aujourd’hui, on vient vers moi pour cela. La musique de Pascal Atenza joue également un rôle très important.


Etre à Avignon, c’est une consécration pour ce spectacle ?
Sylvain : C’est le fruit de notre travail. Nous bénéficions aujourd’hui d’une sorte de micro-climat favorable, qui contrebalance les moments difficiles du début.
Stéphanie : Sylvain est allé arracher cette étoile grâce à sa passion et sa détermination. Au départ, il y a trois personnes motivées et passionnées, puis Sylvain qui prend son bâton de pèlerin et amène ce spectacle jusqu’au bout. Enfin, il y a l’accueil du public, qui est notre meilleur ambassadeur.

 

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