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Thierry Zinn, DOZIThéâtre lit les poètes. Thierry Zinn, DOZIThéâtre lit les poètes.
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Thierry Zinn, DOZIThéâtre lit les poètes. Thierry Zinn, DOZIThéâtre lit les poètes.

Thierry Zinn, DOZIThéâtre lit les poètes.

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Thierry Zinn est metteur en scène et acteur de la Compagnie DOZIThéâtre, une compagnie. En marge de ses représentations du spectacle «Les Poètes» autour d’une poésie de Louis Aragon, il propose des lectures de poésie française au Stardust, la salle de spectacle du Port des Créateurs à Toulon.

 
Vous faites tous les mois des lectures au Stardust, quelles œuvres présentez-vous ?
Je viens de faire un spectacle autour de la poésie, tiré de « Les Poètes » de Louis Aragon. J’ai voulu accompagner ce spectacle par des lectures de poésie, faire un voyage autour des poètes français. Donc depuis le mois d’avril, je propose des lectures de poètes français. Nous avons commencé dans le Moyen Age, et nous avançons dans le temps. Nous finirons avec le 19ème siècle. Il en reste trois : le 15 mars, l’art poétique de Nicolas Boileau, le 19 avril des   poésies de Voltaire, et le 17 mai « Elégies » d’André Chénier. Puis nous reprendrons en octobre.
 
Quel est selon vous l’intérêt de la lecture par rapport à une représentation classique ?
C’est différent, tout texte n’est pas intéressant à monter en spectacle, surtout de la poésie. Je veux présenter des textes qui m’ont touché, les faire découvrir. Pour « Les amours de Marie » de Ronsard, un des spectateurs qui connaissait bien Ronsard ne connaissait pas celui-ci. Je présente les textes de façon un peu différente, plus dans l’interprétation, dans des choses  décalées. Ce n’est pas comme de la poésie que l’on a entendu à l’école.
 
Vous venez de jouer « Les poètes » à l’Espace Comedia, également seul sur scène, c’est une préférence ?
Non, le texte se prêtait bien pour faire un  monologue. Le choix de mise en scène fut donc de faire un seul en scène. Le personnage est un vagabond avec des attitudes un peu clownesques, qui vient interpeller le public. Mais ce n’est pas un choix, je travaille aussi avec d’autres comédiens. Il est vrai que pour des   raisons financières aussi c’est bien de jouer des formes courtes et pas chères.
 
Quelle est la difficulté de mettre en scène et de jouer en même temps ?
C’est le manque de regard extérieur, on n’arrive pas à juger de ce qu’on fait sur scène. J’essaie de filmer pour avoir une idée, mais ce n’est pas comme quand on est metteur en scène extérieur. C’est une autre façon de travailler, mais ça fonctionne plutôt bien avec ce type de        spectacle qui n’est pas traditionnel, qui peut être joué n’importe où. Je peux le jouer dans une médiathèque, au lycée. L’interprétation est plus importante que la mise en scène. Le regard extérieur me manque un peu, mais la gymnastique intellectuelle est intéressante.
 
Quels sont vos futurs projets ?
J’ai quelques textes que je voudrais travailler, encore des monologues, notamment de Jacques Probst, mais ce n’est pas encore assez avancé pour pouvoir en parler de manière définitive.
 
Vous avez des modèles ?
Je suis autodidacte, je n’ai pas fait d’école de comédie. J’ai fait une école de théâtre en tant que technicien puis j’ai ouvert mon champ   d’action, je me suis intéressé à la mise en scène. J’adore Shakespeare, ça pourrait être un modèle. Si j’avais les moyens ce serait mon prochain spectacle. On trouve tout dans Shakespeare. Malheureusement , je ne les ai pas.
 
 


Discipline: Articles, Sur les planches,



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Thierry Zinn est metteur en scène et acteur de la Compagnie DOZIThéâtre, une compagnie. En marge de ses représentations du spectacle «Les Poètes» autour d’une poésie de Louis Aragon, il propose des lectures de poésie française au Stardust, la salle de spectacle du Port des Créateurs à Toulon.

 
Vous faites tous les mois des lectures au Stardust, quelles œuvres présentez-vous ?
Je viens de faire un spectacle autour de la poésie, tiré de « Les Poètes » de Louis Aragon. J’ai voulu accompagner ce spectacle par des lectures de poésie, faire un voyage autour des poètes français. Donc depuis le mois d’avril, je propose des lectures de poètes français. Nous avons commencé dans le Moyen Age, et nous avançons dans le temps. Nous finirons avec le 19ème siècle. Il en reste trois : le 15 mars, l’art poétique de Nicolas Boileau, le 19 avril des   poésies de Voltaire, et le 17 mai « Elégies » d’André Chénier. Puis nous reprendrons en octobre.
 
Quel est selon vous l’intérêt de la lecture par rapport à une représentation classique ?
C’est différent, tout texte n’est pas intéressant à monter en spectacle, surtout de la poésie. Je veux présenter des textes qui m’ont touché, les faire découvrir. Pour « Les amours de Marie » de Ronsard, un des spectateurs qui connaissait bien Ronsard ne connaissait pas celui-ci. Je présente les textes de façon un peu différente, plus dans l’interprétation, dans des choses  décalées. Ce n’est pas comme de la poésie que l’on a entendu à l’école.
 
Vous venez de jouer « Les poètes » à l’Espace Comedia, également seul sur scène, c’est une préférence ?
Non, le texte se prêtait bien pour faire un  monologue. Le choix de mise en scène fut donc de faire un seul en scène. Le personnage est un vagabond avec des attitudes un peu clownesques, qui vient interpeller le public. Mais ce n’est pas un choix, je travaille aussi avec d’autres comédiens. Il est vrai que pour des   raisons financières aussi c’est bien de jouer des formes courtes et pas chères.
 
Quelle est la difficulté de mettre en scène et de jouer en même temps ?
C’est le manque de regard extérieur, on n’arrive pas à juger de ce qu’on fait sur scène. J’essaie de filmer pour avoir une idée, mais ce n’est pas comme quand on est metteur en scène extérieur. C’est une autre façon de travailler, mais ça fonctionne plutôt bien avec ce type de        spectacle qui n’est pas traditionnel, qui peut être joué n’importe où. Je peux le jouer dans une médiathèque, au lycée. L’interprétation est plus importante que la mise en scène. Le regard extérieur me manque un peu, mais la gymnastique intellectuelle est intéressante.
 
Quels sont vos futurs projets ?
J’ai quelques textes que je voudrais travailler, encore des monologues, notamment de Jacques Probst, mais ce n’est pas encore assez avancé pour pouvoir en parler de manière définitive.
 
Vous avez des modèles ?
Je suis autodidacte, je n’ai pas fait d’école de comédie. J’ai fait une école de théâtre en tant que technicien puis j’ai ouvert mon champ   d’action, je me suis intéressé à la mise en scène. J’adore Shakespeare, ça pourrait être un modèle. Si j’avais les moyens ce serait mon prochain spectacle. On trouve tout dans Shakespeare. Malheureusement , je ne les ai pas.