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Véronique Cerato, Faire vivre les Arts de Rue. Véronique Cerato, Faire vivre les Arts de Rue.
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Véronique Cerato, Faire vivre les Arts de Rue. Véronique Cerato, Faire vivre les Arts de Rue.

Véronique Cerato, Faire vivre les Arts de Rue.

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Autour des Aoûtiennes - Du 19 juillet au 18 août - Bandol

 

Du théâtre à la musique, de l’improvisation aux arts du cirque, la compagnie ollioulaise Ratafia Théâtre donne depuis 1997 ses lettres de noblesse aux Arts de Rue varois, créant ses spectacles, ses textes, ses décors, ses costumes. Cette année, ils sont en charge de la direction artistique de l’événement « Autour des aoutiennes » à Bandol.

 

Quelles animations avez-vous prévu ?

 

Il y a quatre trios de dates, jeudis, vendredis et samedis, avec quatre thèmes différents, les années 50, 60-70, 80 et 2000. Nous essayons de récréer une humeur, une énergie qui corresponde aux années. Au travers de l’amusement de l’artiste, nous créons l’amusement du public. On a essayé aussi de trouver des originalités. C’est sur le port de Bandol, donc nous jouons plus sur des univers visuels et sonores que sur de la performance. Chaque soir, il y a une scène musicale et trois compagnies de déambulation, qui passent de rue en rue. Cela représente quatre-vingt-dix artistes sur l’ensemble de l’événement. Pour les années 50, les 19, 20 et 21 juillet, j’ai des shows pin-up avec les Miss’Tykdolls, avec des costumes différents chaque soir, Alfred Yellow, un groupe de musique en déambulation qui reprend des tubes des années 50, et notre compagnie sur le thème de Beetlejuice, puisque les musiques du film sont des années 50, avec des jongleries, des échasses. Sur scène, un quatuor Suzy Swing qui reprend des tubes des années 50. Ensuite nous aurons les années 60-70, les 26, 27 et 28 juillet, avec une déambulation de la compagnie Bollywood Street sur les voyages en Inde, ce sont des danseurs de Marseille. Notre compagnie fait Power Flower, ambiance hippie-woodstock, et Powers Band déambule en mode New Orleans Jazz. Sur scène, Main Street reprendra des morceaux de rock sudiste. Du 2 au 4 août, nous rejoignons les années 80, avec la Guinguette improbable qui déambule en reprenant des tubes de ces années, c’est très chouette, Daphné band entre danse de rue et Blues Brothers, les Ratafia dans Disco show, avec échasses, comédiens, danseurs, artistes de rue, et le groupe Groove gang : ils sont cinq et c’est un groupe disco qui envoie bien. Enfin du 16 au 18 août, nous avons Génération 2000 : Macadam Transfert déambule version Jazz band, la compagnie Le Passage avec des costumes or, argent, très futuriste, nous, nous proposons Street jump avec des échasses à rebond, de l’acrobatie façon Yamakazi, et sur scène il y aura un dj qui passera tous les tubes de ces années-là sur vingt ans, DJ Phil.

 

Quelles sont les spécialités de votre compagnie de théâtre et art de rue ?

 

Nous sommes pluridisciplinaires. Nous faisons beaucoup de théâtre d’improvisation, avec un script de base, puis de l’impro. Le but de Ratafia a toujours été de mettre en avant les artistes, c’est lui qui va créer, c’est son imaginaire. Après, ça se ressent au niveau du collectif en termes de générosité et d’envie : chaque artiste est investi et a la liberté de s’exprimer. Nous travaillons pour tout type d’événement, de lieux, aussi bien au Musée Océanographique de Monaco où nous avons accueilli le Premier Ministre en échasses, qu’aux centres sociaux, dans les hôpitaux. Nous pouvons faire un spectacle de shamanisme, recréer un camp de manouche, créer un univers marin avec un poulpe géant de trois mètres. Nous créons les costumes, les décors, les histoires, la musiques. Nous faisons donc appel à de nombreuses disciplines. Je fais travailler énormément de jeunes, en tant qu’intermittents, ils ont un don et il est difficile de travailler dans ces métiers. Nous démarchons beaucoup pour leur trouver du boulot.

 

Vous travaillez depuis vingt ans dans la région, comment avez-vous vu évoluer le paysage du spectacle vivant ?

 

Le Var c’est mon pays, c’est mon cœur, depuis plusieurs générations, mais c’est un public qui n’est pas très habitué aux Arts de rue, plus aux festivals de musique par exemple. Mais aujourd’hui ça s’ouvre, il y a plus de compagnies, plus de public, c’est sympa, ça crée une diversité.

 

Site internet Ratafia Théâtre

 


Discipline: Articles,



Catégories : Articles,

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Autour des Aoûtiennes - Du 19 juillet au 18 août - Bandol

 

Du théâtre à la musique, de l’improvisation aux arts du cirque, la compagnie ollioulaise Ratafia Théâtre donne depuis 1997 ses lettres de noblesse aux Arts de Rue varois, créant ses spectacles, ses textes, ses décors, ses costumes. Cette année, ils sont en charge de la direction artistique de l’événement « Autour des aoutiennes » à Bandol.

 

Quelles animations avez-vous prévu ?

 

Il y a quatre trios de dates, jeudis, vendredis et samedis, avec quatre thèmes différents, les années 50, 60-70, 80 et 2000. Nous essayons de récréer une humeur, une énergie qui corresponde aux années. Au travers de l’amusement de l’artiste, nous créons l’amusement du public. On a essayé aussi de trouver des originalités. C’est sur le port de Bandol, donc nous jouons plus sur des univers visuels et sonores que sur de la performance. Chaque soir, il y a une scène musicale et trois compagnies de déambulation, qui passent de rue en rue. Cela représente quatre-vingt-dix artistes sur l’ensemble de l’événement. Pour les années 50, les 19, 20 et 21 juillet, j’ai des shows pin-up avec les Miss’Tykdolls, avec des costumes différents chaque soir, Alfred Yellow, un groupe de musique en déambulation qui reprend des tubes des années 50, et notre compagnie sur le thème de Beetlejuice, puisque les musiques du film sont des années 50, avec des jongleries, des échasses. Sur scène, un quatuor Suzy Swing qui reprend des tubes des années 50. Ensuite nous aurons les années 60-70, les 26, 27 et 28 juillet, avec une déambulation de la compagnie Bollywood Street sur les voyages en Inde, ce sont des danseurs de Marseille. Notre compagnie fait Power Flower, ambiance hippie-woodstock, et Powers Band déambule en mode New Orleans Jazz. Sur scène, Main Street reprendra des morceaux de rock sudiste. Du 2 au 4 août, nous rejoignons les années 80, avec la Guinguette improbable qui déambule en reprenant des tubes de ces années, c’est très chouette, Daphné band entre danse de rue et Blues Brothers, les Ratafia dans Disco show, avec échasses, comédiens, danseurs, artistes de rue, et le groupe Groove gang : ils sont cinq et c’est un groupe disco qui envoie bien. Enfin du 16 au 18 août, nous avons Génération 2000 : Macadam Transfert déambule version Jazz band, la compagnie Le Passage avec des costumes or, argent, très futuriste, nous, nous proposons Street jump avec des échasses à rebond, de l’acrobatie façon Yamakazi, et sur scène il y aura un dj qui passera tous les tubes de ces années-là sur vingt ans, DJ Phil.

 

Quelles sont les spécialités de votre compagnie de théâtre et art de rue ?

 

Nous sommes pluridisciplinaires. Nous faisons beaucoup de théâtre d’improvisation, avec un script de base, puis de l’impro. Le but de Ratafia a toujours été de mettre en avant les artistes, c’est lui qui va créer, c’est son imaginaire. Après, ça se ressent au niveau du collectif en termes de générosité et d’envie : chaque artiste est investi et a la liberté de s’exprimer. Nous travaillons pour tout type d’événement, de lieux, aussi bien au Musée Océanographique de Monaco où nous avons accueilli le Premier Ministre en échasses, qu’aux centres sociaux, dans les hôpitaux. Nous pouvons faire un spectacle de shamanisme, recréer un camp de manouche, créer un univers marin avec un poulpe géant de trois mètres. Nous créons les costumes, les décors, les histoires, la musiques. Nous faisons donc appel à de nombreuses disciplines. Je fais travailler énormément de jeunes, en tant qu’intermittents, ils ont un don et il est difficile de travailler dans ces métiers. Nous démarchons beaucoup pour leur trouver du boulot.

 

Vous travaillez depuis vingt ans dans la région, comment avez-vous vu évoluer le paysage du spectacle vivant ?

 

Le Var c’est mon pays, c’est mon cœur, depuis plusieurs générations, mais c’est un public qui n’est pas très habitué aux Arts de rue, plus aux festivals de musique par exemple. Mais aujourd’hui ça s’ouvre, il y a plus de compagnies, plus de public, c’est sympa, ça crée une diversité.

 

Site internet Ratafia Théâtre