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Yann Arthus-Bertrand - Rendre compte de la beauté du monde. Yann Arthus-Bertrand - Rendre compte de la beauté du monde.
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Yann Arthus-Bertrand - Rendre compte de la beauté du monde.

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PHOTOGRAPHIE                              

Expositions jusqu’au 19 décembre au Liberté, scène
nationale de Toulon et jusqu’au 10 novembre à    
La Villa Tamaris à La Seyne sur Mer.           

Nous connaissons tous Yann Arthus-Bertrand pour ses photos aériennes et ses superbes documentaires sur l’environnement et l’humanisme. Il est à l’honneur dans notre département ce mois-ci, dans le Théma « Passion Bleue » du Liberté Scène Nationale et à la Villa Tamaris.

Quelles oeuvres présentez-vous dans l’exposition « Planète Océan » au Liberté Scène Nationale ?

Nous présentons des photos dans le hall. Les miennes et celles de Brian Skerry. Elles sont toutes liées au thème de l’océan. La sélection a été faite par les équipes du Liberté, en accord avec les miennes.

Qu’est-ce qui fait votre fascination pour les océans ?

J’ai plus une passion pour la nature, dont les océans font partie. Je suis spécialiste de la réflexion sur le monde. Côté océan, je ne fais pas de plongée sousmarine, donc je m’enlève beaucoup de choses. J’ai beaucoup photographié tout ce qui sort de l’eau : des îles, des bateaux… Je suis peintre de la marine également, j’ai donc été autorisé à photographier sur leurs bateaux. Je suis fasciné par les gens qui vivent sur l’eau, les marins, les pêcheurs... On sait aujourd’hui que l’on connait mieux la surface de la lune que le fond des océans. Malheureusement, ce sont aussi d’énormes poubelles ou l’on jette tout ce qui nous embête.

En tant qu’homme d’image, photographe et réalisateur, il vous parait indispensable de révéler l’état du monde ?

Tout journaliste normal se doit d’être militant dans sa zone d’influence. On doit faire avancer le monde. Je me sens plus journaliste qu’artiste. On a tous une responsabilité sur le monde de demain, que l’on ne doit pas laisser aux politiques.

Comment voyez-vous l’état du combat écologique aujourd’hui, celui que vous avez commencé avec votre Fondation Good Planet dès 2005 ?

Il est déjà perdu. L’écologie est une utopie. Comment lutter contre la croissance, dont l’on dépend tous ? Va-t-on y arriver ? En tant qu’homme, qu’est-ce qu’on est capable de changer ? Mais il n’est pas question de baisser les bras. Nous devons avoir une conscience amoureuse du monde comme le dit le pape, bien que je ne sois pas religieux. Que l’on parle des abeilles, de la biodiversité, des réfugiés, c’est le même combat. Quant à la fondation, c’est un lieu formidable avec de nombreuses installations différentes : une école de cuisine, un escape game sur le carbone, une ruche géante. On passe des films, on a des conférences : Matthieu Ricard vient d’ailleurs d’en donner une très intéressante. C’est très holistique, car les problèmes du monde sont infinis. Le temps est révolu où l’on ne pouvait parler que d’un seul problème, comme la mise en danger des oiseaux.

Comment est née l’envie de prendre ces photos vues du ciel ?

J’étais pilote de montgolfière, je baladais des touristes. Il est important pour moi de passer à travers le prisme du territoire. Aujourd’hui tout le monde a Google Earth, mais à cette époque-là, c’était nouveau. Je souhaitais rendre compte de la beauté de la nature et du monde.

Parlez-nous de l’exposition Legacy à la Villa Tamaris.

C’est une rétrospective de ma carrière, avec cent cinquante photos. Nous, les photographes, sommes des opportunistes. Bien sûr, il y a une démarche artistique, on essaie de comprendre ce que l’on photographie. Finalement, je n’ai pas photographié tant de sujets différents. En même temps que « La terre vue du ciel », je voulais photographier les français, et cette série je la continue, alors que « La terre vue du ciel », je suis allé au bout. Je n’ai plus envie de prendre l’hélicoptère, alors que travailler sur les gens continue de me passionner. J’ai essayé de travailler en profondeur, mais ça reste de la photo, comme un photographe de mariage. Ils font un travail très important, un travail de mémoire. Dans cinquante ans, on le regardera avec un autre oeil.

Sites internet : http://www.yannarthusbertrand.org/fr/ - https://www.chateauvallon-liberte.fr/evenement/planete-ocean/ - http://www.villatamaris.fr/exposition/yann-arthus-bertrand-legacy 

Page Facebook : Yann Arthus-Bertrand 

 


Discipline: Articles, Arts graphiques, Photographie, Événements



Catégories : Articles, Arts graphiques, Photographie, Événements

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Expositions jusqu’au 19 décembre au Liberté, scène
nationale de Toulon et jusqu’au 10 novembre à    
La Villa Tamaris à La Seyne sur Mer.           

Nous connaissons tous Yann Arthus-Bertrand pour ses photos aériennes et ses superbes documentaires sur l’environnement et l’humanisme. Il est à l’honneur dans notre département ce mois-ci, dans le Théma « Passion Bleue » du Liberté Scène Nationale et à la Villa Tamaris.

Quelles oeuvres présentez-vous dans l’exposition « Planète Océan » au Liberté Scène Nationale ?

Nous présentons des photos dans le hall. Les miennes et celles de Brian Skerry. Elles sont toutes liées au thème de l’océan. La sélection a été faite par les équipes du Liberté, en accord avec les miennes.

Qu’est-ce qui fait votre fascination pour les océans ?

J’ai plus une passion pour la nature, dont les océans font partie. Je suis spécialiste de la réflexion sur le monde. Côté océan, je ne fais pas de plongée sousmarine, donc je m’enlève beaucoup de choses. J’ai beaucoup photographié tout ce qui sort de l’eau : des îles, des bateaux… Je suis peintre de la marine également, j’ai donc été autorisé à photographier sur leurs bateaux. Je suis fasciné par les gens qui vivent sur l’eau, les marins, les pêcheurs... On sait aujourd’hui que l’on connait mieux la surface de la lune que le fond des océans. Malheureusement, ce sont aussi d’énormes poubelles ou l’on jette tout ce qui nous embête.

En tant qu’homme d’image, photographe et réalisateur, il vous parait indispensable de révéler l’état du monde ?

Tout journaliste normal se doit d’être militant dans sa zone d’influence. On doit faire avancer le monde. Je me sens plus journaliste qu’artiste. On a tous une responsabilité sur le monde de demain, que l’on ne doit pas laisser aux politiques.

Comment voyez-vous l’état du combat écologique aujourd’hui, celui que vous avez commencé avec votre Fondation Good Planet dès 2005 ?

Il est déjà perdu. L’écologie est une utopie. Comment lutter contre la croissance, dont l’on dépend tous ? Va-t-on y arriver ? En tant qu’homme, qu’est-ce qu’on est capable de changer ? Mais il n’est pas question de baisser les bras. Nous devons avoir une conscience amoureuse du monde comme le dit le pape, bien que je ne sois pas religieux. Que l’on parle des abeilles, de la biodiversité, des réfugiés, c’est le même combat. Quant à la fondation, c’est un lieu formidable avec de nombreuses installations différentes : une école de cuisine, un escape game sur le carbone, une ruche géante. On passe des films, on a des conférences : Matthieu Ricard vient d’ailleurs d’en donner une très intéressante. C’est très holistique, car les problèmes du monde sont infinis. Le temps est révolu où l’on ne pouvait parler que d’un seul problème, comme la mise en danger des oiseaux.

Comment est née l’envie de prendre ces photos vues du ciel ?

J’étais pilote de montgolfière, je baladais des touristes. Il est important pour moi de passer à travers le prisme du territoire. Aujourd’hui tout le monde a Google Earth, mais à cette époque-là, c’était nouveau. Je souhaitais rendre compte de la beauté de la nature et du monde.

Parlez-nous de l’exposition Legacy à la Villa Tamaris.

C’est une rétrospective de ma carrière, avec cent cinquante photos. Nous, les photographes, sommes des opportunistes. Bien sûr, il y a une démarche artistique, on essaie de comprendre ce que l’on photographie. Finalement, je n’ai pas photographié tant de sujets différents. En même temps que « La terre vue du ciel », je voulais photographier les français, et cette série je la continue, alors que « La terre vue du ciel », je suis allé au bout. Je n’ai plus envie de prendre l’hélicoptère, alors que travailler sur les gens continue de me passionner. J’ai essayé de travailler en profondeur, mais ça reste de la photo, comme un photographe de mariage. Ils font un travail très important, un travail de mémoire. Dans cinquante ans, on le regardera avec un autre oeil.

Sites internet : http://www.yannarthusbertrand.org/fr/ - https://www.chateauvallon-liberte.fr/evenement/planete-ocean/ - http://www.villatamaris.fr/exposition/yann-arthus-bertrand-legacy 

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